30/11/2021

Renault : la Mégane survivra mais en mode électrique

4AC697E6-C43C-4C6A-A7B9-CD4E1F566C90.jpegL’entreprise Renault a 122 ans. Il s’agit du quatrième constructeur automobile mondial. L’Alliance conclue jadis avec la japonais Nissan ne porte pas ses fruits. Renaultpeine déjà à générer des marges suffisantes et Nissan ne lui apporte que des pertes. Le groupe a été chahuté par deux années de flottement dans sa gouvernance. La Covid-19 n’a fait que d’exacerber des difficultés déjà existantes avant la crise. Depuis 10 mois, le groupe s’est repris en mains. D’une stratégie de masse à très faibles marges et focalisée sur l’Asie, Renault va réduire sa production maismonter en gammes. La classique Mégane va survivre mais en mode électrique. La Renault Alpine reste présente en Formule 1. Avec toute la visibilité que cela comporte d’avoir une écurie. Les sites de productions sont revisités et quelques 15'000 employés vont être requalifiés. Le plus significatif est l’arrivée à la tête de la société de Luca de Meo. Il a déjà contribué à redresser Fiat. On lui doit la remise à jour de la légendaire Fiat 500. Ce fut un succès. Il compte faire de même avec la Renault 5. Vingt-quatre nouveaux modèles vont sortir d’ici 2025. L’objectif est l’électrisation de tout le parc d’ici 2030. Luca de Meo est également adepte de l’économie circulaire et considère que « L’âme des constructeurs automobiles est dans les racines. » Surtout, il a compris que la voiture s’est foncièrement transformée. La connectivité est devenue incontournable. La voiture ne sera plus une carrosserie équipée d’électronique mais une boîte high tech sur des roues… et encore. Pour cela des partenariats sont conclus avec Atel ; Dassault Systèmes et d’autres. Spécialiste. On y ajoute le recrutement, il y à cinq mois, de Luc Juliacomme directeur scientifique. Julia vient de la Silicon Valley, en Californie, où il a créé l’application SIRI et de Samsung.Le redressement ou plutôt la réorientation de la marque au losange est à suivre.

02/11/2021

Forsee Power, les batteries pour bus et trains entrent en bourse…

12826274-9E59-4568-9D62-2AA9B9316829.jpegSpécialiste des solutions de stockage de l’énergie haute puissance destinée à équiper bus, trains, véhicules de chantier ou bateaux, la société française Forsee Power s'introduit en Bourse le 5 novembre. Le prix de souscription est compris entre 7.25 et 9.80 euros. Le canadien Ballard Power Systems, leader mondial des piles à combustibles, prendra à cette occasion jusqu'à 10% du capital.
La tendance lourde de renoncer aux énergies fossiles accélère l'électrification de l'industrie et des transports. La demande de batteries augmente de façon exponentielle. Le cabinet Grand View Research estime ce marché à plus de 100 milliards de dollars précisément, avec une croissance moyenne annuelle de 14% d'ici à 2027. Forsee Power se positionne en expert des solutions de stockage pour l'électromobilité. Sa particularité est de ne pas être présente sur des marchés de
masse, comme celui des véhicules particuliers, ni sur des marchés de niche tels que l'aérospatial ou la défense.
L'entreprise est leader européen sur le marché des bus. Dix constructeurs mondiaux sont déjà ses clients. Elle est également incontournable sur le ferroviaire, avec son partenaire Alstom - pour l'hybridation du TER - et sur le marché des véhicules non routiers et véhicules spéciaux (camions miniers, pelleteuses, engins de construction et agricoles) et sur le segment des véhicules légers, notamment les scooters électriques qui représentent en Asie un marché colossal.
Fondée en 2011, la firme bénéficie de l’expérience de ses dirigeants parmi lesquels on retrouve son fondateur Christophe Gurtner issu de Alcatel- Alsthom. Entre 2015 et 2020, la société a généré une croissance annuelle moyenne de ses revenus de 44%, et anticipe 71 millions d'euros pour l'exercice en cours. L'équilibre au niveau de l'Ebitda est prévu pour 2023. En outre, l’entrée en bourse de OVH Cloud fut un succès mais celles de l’équipementier sportif ON Holding et de Hydrogène De France ont démontré que le mieux était de ne pas se précipiter sur l’IPO (Initial Public Offering). Observer l’évolution de l’entreprise dans un marché boursier secoué par une subite flambée inflationniste qui invite à séparer le bon grain de l’ivraie.

23/10/2021

Mediapart, orientation de l’information et censure arbitraire

A231DB2D-D470-4156-B143-B3EB02D1C439.jpegEn premier lieu, cela devient un luxe journalistique que de pouvoir s’exprimer sur un sujet pour lequel on dispose d’un minimum de connaissances. Force est de constater que ce n’est pas le cas pour une majorité de journalistes qui aujourd’hui noircissent du papier sans quitter leur bureau. Ils font du copier / coller. Ils s’autocensurent pour rester dans les clous de la pensée dominante. À la rigueur, ils passent un à deux appels téléphoniques - grand maximum - pour se donner bonne conscience. Ces mêmes « journaleux » - il n’y a pas d’autres termes pour les qualifier. Ce sont les mêmes qui quémandent continuellement les aides publiques - c’est-à-dire nos impôts - pour relater une information bien trop souvent lisse; polémique ou vide de sens. Certes, ils vont jusqu’à « enrichir » leur papier d’une citation ou d’une référence. Histoire de présenter une copie un temps soit peu différente du collègue concurrent. On nous livre alors trop souvent un mensonge. Un morceau de vérité seulement et c’est le pire des mensonges. Comme disait l’autre. Citons Jacob Cat : « Si vite que coure le mensonge la vérité un jour le rejoint. »

 
Ce préambule pour parler de choses expérimentées personnellement : la censure arbitraire du média en ligne Mediapart. J’irai même plus loin. Mediapart pratique du «journalisme » qui peut être orienté. Mediapart pratique du « journalisme politique ». Mediapart pratique du « journalisme d’opinion » et Mediapart contribue à la pensée unique voire à renforcer le courant mondialiste. 
 
Aussi, quand le 22 octobre 2021, sous la rubrique « Santé - Enquête », Pascale Pascariello publie dans les colonnes de Mediapart son article intitulé « IUH de Marseille : les ravages d’une expérimentation sauvage contre la tuberculose », rien que son premier paragraphe nous met en alerte : « La crise du Covid a révélé comment le professeur Didier Raoult pouvait s’affranchir des règles de méthodologie scientifique et d’éthique, en prescrivant comme traitement l’hydroxychloroquine, dont l’inefficacité a depuis été prouvée. »
 
C’est que Mediapart croit avoir des comptes à régler avec le professeur Didier Raoult. Hors, Pascale Pascariello n’est ni médecin; ni scientifique et encore moins professeure. Quand elle affirme que l’inefficacité du traitement à l’hydroxychloroquine a été prouvée, Pascariello nous livre un mensonge qui va par ailleurs discréditer l’ensemble de son texte. C’est regrettable. L’information qu’elle prétend délivrer sur les agissements de Didier Raoult pourrait être utile. Seulement voilà, il n’existe pour l’heure aucun consensus scientifique sur l’efficacité ou la non efficacité de l’hydroxychloroquine. Et la baisse de la charge virale obtenue avec cette molécule administrée à temps a probablement sauvé plus d’une vie. Les témoignages dans ce domaine ne manquent pas. Pascale Pascariello se livre alors au jugement de valeur, à l’instar de Mediapart. On retrouve dans la ligne éditoriale du site d’informations français l’ombre d’Edwy Plenel qui semble se masturber à brandir la menace de l’extrême-droite là où elle n’existe pas. Mais Edwy Plenel c’est aussi un passé à la fois brillant et sulfureux. Militant trotskiste dans les années 1970, il est d'abord journaliste à Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Plus tard, il entre au service Éducation du Matin de Paris, puis au journal Le Monde en 1980. Ses révélations sur les affaires de la présidence de François Mitterrand en font une figure du journalisme indépendant et critique. En 2004, il doit toutefois en démissionner. Éclaboussé qu’il est par la publication du livre d’investigation  « La Face cachée du Monde » publié en 2003 par les journalistes Pierre Péan et Philippe Cohen et critiquant le fonctionnement du journal français Le Monde, plus particulièrement celui de sa direction tripartite de l'époque, composée de Jean-Marie ColombaniEdwy Plenel et Alain Minc.
 
Edwy Plenel demeure un journaliste d’opinion. Le pouvoir de compter parmi les faiseurs d’opinion l’importe  plus que le journalisme comme il devrait se faire pour garantir l’existence d’un quatrième pouvoir digne de ce nom, selon la charte de déontologie de Münich. Plus que l’information factuelle c’est le pouvoir d’influence qui l’intéresse. 
 
Ce qui peut expliquer la censure arbitraire pratiquée au sein du Club Mediapart. Faire une rapide analyse sur un moteur de recherches permet d’apprendre que les plaintes à ce sujet fusent. En corollaire, la suffisance d’Edwy Plenel est régulièrement soulignée. Celui qui ne daigne pas même répondre aux doléances des abonnés et lecteurs de son média. 
 
Mais quant-est-il de la censure pratiquée au sein du Club Mediapart ? 
 
En premier lieu, l’idée du club est géniale. C’est la vache à lait pour l’un des seuls médias profitables de l’hexagone. Les abonnés paient pour pouvoir s’exprimer. C’est fort et il fallait y penser. La traditionnelle rubrique « courrier des lecteurs » est passée aux oubliettes des médias déficitaires. Maintenant, le quidam doit payer pour publier son point de vue. Son argumentation qui est régulièrement de qualité enrichit et augmente l’audience de Mediapart. Quand le contenu ne convient pas à la ligne éditoriale dont l’ADN a été principalement enfanté par Edwy Penel, la censure algorithmique est immédiate. Sans explication aucune. Je l’ai dit en préambule : cela devient un luxe journalistique que de pouvoir s’exprimer sur un sujet pour lequel on dispose d’un minimum de connaissances.  Aussi votre serviteur a éprouvé cette façon de faire autocratique et anti journalistique de Mediapart. En parlant des décès avec un lien supposé aux vaccins Covid-19 qui sont rapportés tant par l’autorité française l’ANSM que par Swissmedic; en parlant des activités d’achats d’influences et de propagande du lobbyiste séparatiste catalan Diplocat ou encore en évoquant la maire française Marie Costa d’Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées Orientales, qui clame haut et fort que son président est le fugitif catalan Carles Puigdemont et qui se pavane dans les écoles de la république avec comme masque sanitaire la tristement célèbre et mortifère Estelada. 
 
Une autre forme de censure pratiquée par Mediapart et de reléguer au maximum les textes dont le point de vue ne lui convient pas le plus loin possible dans son moteur de recherches. Ce qui lui confère « l’honorabilité » d’octroyer la liberté d’opinion tout en la muselant dans les faits. Quelle n’est alors pas la surprise de trouver sur un thème politique donné des écrits aux contenus fallacieux voire même de nature raciste et suprémaciste répertoriés de manière bien plus avantageuse que de l’information factuelle et confirmée par l’expérience du terrain. 
 
Ainsi fonctionne la machine à cash-flows qu’est Mediapart. 
 
Pour ne pas en rester là, votre serviteur a donné la possibilité à la Rédaction de Mediapart de répondre sur le constat relaté dans cet article. Cela est resté lettre morte : 
 
Bonjour, 
 
Je prépare un article qui sera publié dans un autre média sur la procédure de censure chez Madiapart. En particulier sur le fonctionnement du Club Mediapart. 
 
En cas de non réponse de votre part, il sera fait mention que vous n’avez pas souhaité répondre. 
 
Voici les questions : 
 
1) Qu’est-ce qui déclenche une procédure de censure (une dépublication) ? Plainte ? Veille interne ? 
 
2) Quand le Club Mediapart procède à la censure c’est un algorithme qui est activé ne laissant aucune possibilité à l’auteur de l’écrit censuré de défendre son texte ni de savoir pourquoi il a été dépublié. Aussi, le Club Mediapart agit de manière très arbitraire. Songez-vous à améliorer cet état qui génère arbitraire; opacité; atteinte à la liberté d’opinion; frustrations et sentiments d’injustice; 
 
3) Comment sont référencés les billets de blog ? Par exemple, sur la thématique catalane il faut avancer à la 25ème page de référencement pour trouver enfin un texte critique à l’encontre de l’appareil séparatiste catalan. Ce qui peut laisser croire que la Rédaction de Mediapart « déclasse » les opinions contraires à ce qu’elle estime être sa vérité. On ne parle même plus de la Charte de déontologie de Münich qui est piétinée à plus d’un titre. 
 
Dans l’attente de vous lire, je vous remercie par avance pour le soin que vous consacrerez à répondre à ces trois questions. 
 
Bien entendu, vos éléments de réponse seront fidèlement reproduits dans mon article. Il en est de même pour ce que vous voudriez complémenter. 
 
Avec mes meilleurs et très respectueux messages.
 
François Meylan 
 
« Un mensonge peut tout détruire. La vérité ne fait mal qu’un instant. » Danielle Steel