30/04/2017

Elections cantonales vaudoises 2017 - Communiqué

17309260_630694100388682_3314772567629525174_n.jpgL'avenir appartient à ceux qui le préparent.

Les Indépendants Vaudois, en proposant la candidature de François Meylan au Grand Conseil vaudois, ont souhaité à tracer la voie qui mènera au renouvellement du monde politique vaudois. Les Indépendants Vaudois, dans la perspective des élections nationales de 2019, appellent leurs concitoyens à venir les rejoindre.

En effet, à cette occasion, nous présenteront des candidats à la fois aux Etats et au Conseil national.

 

Lausanne, le 30 avril 2017

Bernard Antoine Rouffaer, co-fondateur

François Meylan, co-fondateur et candidat, Liste No 7, Lausanne

24/04/2017

Attentats sur les Champs Élysees... À quand les bonnes questions ?

IMG_0044.JPGAttentats sur les Champs Elysées, les bonnes questions à poser !

Le soir-même de la tuerie des Champs Elysées qui a coûté la vie au policier Xavier Jugelé, âgé de 37 ans, et à son agresseur, les avis sont unanimes : l’élection présidentielle va se dérouler sous une menace terroriste de très haute intensité. Une fois la nouvelle tombée et l’émotion absorbée, les questions légitimes demeurent. Qui sont ces terroristes ? Quel est leur objectif stratégique ? A qui profite le crime ? En effet, on nous dit que l’organisation criminelle que l’on nomme Etat Islamique (EI) menace... Mais qui finance ces bandits ? Qui a permis leur déploiement ? Et, dans quel but ? Force est de constater que ces questions on se les posait déjà l’an dernier. Et, il y a deux ans aussi. Il y a trois ans également et ainsi de suite. Rappelons que depuis mars 2012, neuf policiers et militaires français sont déjà tombés dans le même contexte. Dans le cas précis, il est à déplorer que l’assassin avait déjà été arrêté le 23 février, avant d’être relaxé. Puisque ces questions demeurent toujours sans réponse, malgré l’augmentation du nombre des victimes, ne faudrait-il pas examiner le phénomène sous un autre angle ? Les médias endossent une responsabilité bien réelle dans le statu quo de la compréhension actuelle de la violence politique. Depuis le 11 septembre 2001, ils ne cessent de traiter l’information de manière binaire, au premier degré. Ils font le lit de deux fantasmes clé. Le premier étant celui d’une guerre des civilisations. Le second étant celui de l’instauration d’un nouveau califat mondial. De Al-Qaïda à Daech, on ne sort pas de cette croyance stérile. On tourne en rond. On ne sort pas non plus d’une information qui baigne dans le sensationnalisme et le simplisme. Alors que la recherche de la vérité devrait déjà écarter l’hypothèse farfelue de l’instauration d’un califat. L’immense majorité de l’Oumma – la communauté des musulmans – a comme préoccupation : l’emploi, le pouvoir d’achat et répondre aux besoins de sa famille, dans la dignité. Le moindre que l’on puisse dire est que ces attentats éludent à chaque fois et pour quelques temps les vrais problèmes existentiels. L’autre élément à écarter et celui d’imaginer que quelques électrons libres, au lieu de s’adonner à une partie de bowling ou encore d'aller au cinéma, décident spontanément d’aller faire un carnage sur une terrasse de bistrot, dans une salle de spectacle ou encore dans une rame de métro. Ces attaques nécessitent, à chaque fois, des armes, des caches, des planques des véhicules, de la planification et de l’argent… d’où complot. Nous sommes confrontés à de la criminalité organisée. Elle doit être traitée comme telle. Celle-ci a des mandants, des mandataires et elle profite à quelques-uns. Sinon, elle ne se déroulerait pas. Personne n’a envie de perdre du temps, de l’énergie, de l’argent en même la vie pour rien. Et comme le rappelle très bien le philosophe Luc Ferry : aujourd’hui, on ne meurt plus pour la religion. Pour la plupart, elle ne fait plus partie du sacré. Il n’y a qu’à constater le très faible degré voire même l’absence d'une réelle culture religieuse chez les assassins. Par contre, l’instauration d’un climat infra guerrier permet l’enrichissement illégitime comme la prise du pouvoir.
Posons-nous les bonnes questions !

20/04/2017

Le journalisme est lui-seul responsable de son destin!

IMG_9835.PNGAlors que ces élections cantonales vaudoises 2017 sont couvertes, par l'ensemble des médias romands, avec un déficit criant de déontologie, j'ai pris sur moi de rappeler qu'il existe une Charte qui fait référence en la matière. Il est encore temps pour certaines Rédactions de la redécouvrir... au risque de disparaître.

*À l’heure où on évoque l’avenir des médias et de la presse écrite en particulier, il est urgent de rappeler qu’il existe des règles pour le journaliste. Elles en font un très beau métier quand il est exercé avec professionnalisme et éthique. La Charte de déontologie de Munich – appelée aussi Déclaration des devoirs et des droits des journalistes – en fixe les contours. Elle a été signée en 1971, à Munich, par les représentants de l’ensemble des fédérations et des syndicats de journalistes européens. Elle s’appuie en grande partie sur la Charte des devoirs professionnels des journalistes français écrite en 1918 et a été remaniée en 1938. Le document qui est devenu une référence internationale, énonce les dix devoirs et les cinq droits du journaliste. On notera la mission première qui est la recherche de la vérité. Le respect de la vie privée, le secret professionnel et la protection des sources d’informations y sont inscrits. Pas seulement, on attend aussi du journaliste qu’il s’interdise le plagiat, la calomnie, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information. En période électorale comme c’est aujourd’hui le cas à la fois dans l’Hexagone voisin et dans le Pays de Vaud, on sera particulièrement attentif au devoir No 9 : « Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. » Autant dire que si la branche poursuit sa dispersion dans le « publireportage bricolé », l’organisation de forums pour annonceurs et le vedettariat elle risque de se transformer, au détour des réseaux sociaux gratuits tels que Facebook, en « réseaux non sociaux mais payants » avec une trajectoire certes brillante mais courte.

*Texte destiné et publié jeudi 20 avril 2017 par le "LausanneCités".