05/09/2020

Elne, territoire perdu pour la république !

elne,macron,nicolas garcia,séparatisme,territoire perdu,manipulation,carles puigdemontLa nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Le maire d’Elne, Nicolas Garcia Benaiges, récemment élu pour six ans, entend célébrer, sur le dos de ses administrés la Diada, jeudi 10 septembre 2020, dès 18:30, dans les Jardins de la Maternité suisse. Au programme, apéritif offert pour tout le monde. Elne, cette cité des Pyrénées-Orientales de 9000 âmes n’en est pas à son coup d’essai. C’est là que les urnes et les bulletins de vote du faux référendum catalan du 1er octobre 2017 ont été cachés. Tentative de coup d’État, débutée les 6 et 7 septembre 2017, à Barcelone, au sein du Parlement catalan, quand la Constitution espagnole, le Statut de l’autonomie, la loi électorale et l’opposition ont été neutralisés par la minorité indépendantiste. Une entreprise criminelle de grande amplitude au cours de laquelle deux habitants sur trois ont manqué de peu de se retrouver étrangers et spoliés dans leur propre pays. L’annonce pour ce jeudi 10 septembre qui a été relayée par la Casa Perpinyà et le quotidien régional à l’accent pro séparatiste «L’Indépendant » n’a pas manqué de soulever un tollé au sein des Illibériens - les gens d’Elne. Parce que la Cité au riche passé - jadis, accueillant les troupes d’Hannibal et 37 éléphants, tantôt ville du Royaume d’Aragon - ne cesse de surprendre.
elne,macron,nicolas garcia,séparatisme,territoire perdu,manipulation,carles puigdemontDe plus en plus, elle ressemble à un territoire perdu pour la République. Derrière la Casa Perpinyà, on retrouve l’empreinte de la Generalitat sécessionniste de l’autonomie catalane, en Espagne. Celle qui conduit une politique totalitaire et suprémaciste d’exclusion. C’est aussi elle qui arrose toute la région de Perpignan. Du club de rugby USAP - Union sportive arlequins perpignanais - à quelques faiseurs d’opinions locaux, en passant, par les annonces dans la presse locale, la Generalitat qui est incapable de répondre aux attentes éducatives, sociales et médicales de Catalogne, arrose et arrose cette partie des Pyrénées-Orientales qui est devenue la base arrière de l’indépendantisme. Du reste, elle ne le cache pas. La réalisation d’une république indépendante passe avant la maîtrise de la COVID - 19. Territoire, sans le sou, excentré et loin des priorités de l’Elysée, l’Occitanie est livrée au clientélisme. C’est un sanctuaire. La débrouille et les combines en marge de la loi sont légion. Ce qui ne manque pas d’interpeller les habitants d’Elne est que la Diada est une affaire catalane qui depuis belle lurette n’est plus la fête de tous les catalans mais seulement celle des séparatistes. Ces derniers n’ont jamais représenté la majorité sociale. Pas plus qu’Elne n’ait été une seule fois catalane. Plus grave, les sécessionnistes ont pollué l’essence même du riche héritage culturel catalan. Par la falsification de l’histoire, l’endoctrinement sur les bancs d’école et de multiples discriminations à l’endroit de toutes celles et de tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Pour preuve, le drapeau l’Estelada, la bannière aux bandes horizontales sang et or avec l’étoile républicaine blanche sur fond bleu n’a jamais représenté la Catalogne mais seulement le mouvement sécessionniste. Nicolas Garcia, le maire d’Elne, reçoit et ovationne son ami le putschiste et fugitif Carles Puigdemont. Celui-ci, du reste, est attendu à l’agape organisée dans les Jardins de la Maternité. Quel duo bien particulier. Garcia le communiste avec Puigdemont l’héritier politique de la lignée bourgeoise catalaniste corrompue et corruptrice des Artur Mas, Jordi Pujol et Consorts.
AA485056-E89A-43F9-8137-41E7EFC7D781.jpegBref, la coupe est pleine. Il est temps de sonner la fin de la récréation. C’est ce que compte faire un mouvement citoyen du nom de « Elne 2026, Nouvelle force !» Dans son courrier du 27 août dernier, adressé au maire, son président Gilles Glin, signe un manifeste de deux pages. Il rappelle que ce qui divise réduit, ce qui unit grandit. Il invite Nicolas Garcia à approfondir sa culture politique et lui rappelle que la catanalité mérite d’être mieux comprise dans une République française qui reste Une et Indivisible. Que l’Espagne est une démocratie moderne reconnue par l’ensemble du collège des Nations et qu’il a été élu pour être le maire d’Elne et non le larbin d’une fraction limitée et partisane. Il insiste également sur la portée hautement symbolique de la maternité d’Elne qui fut gérée par Croix-Rouge suisse, entre 1939 et 1944. Dans laquelle sont nés de nombreux enfants de femmes déportées ou exilées à cause de la Retirada ou de la Seconde Guerre mondiale. Et au groupe France de l’association suisse apolitique « Catalunya peuple d’Espagne » qui combat le suprémacisme en Europe, et qui est bien présent à Elne, d’ajouter qu’avec la maternité suisse on évoque une dimension autrement plus tragique que les soucis égoïstes de Carles Puigdemont. 

E5FCD853-28E1-4A9F-95E5-A2A7CCE2CC5C.jpegToujours dans le contexte des vues sécessionnistes sur l’Occitane française que les plus radicaux nomment la Catalogne Nord, le professeur Nicolas Klein, auteur et spécialiste de l’Espagne, interviewé par votre serviteur, s’est exprimé en ces termes : « Il existe plusieurs courants à ce sujet parmi les séparatistes catalans. La plupart revendiquent l’intégration à d’hypothétiques « pays catalans » - invention récente qui repose sur une base historique plus que douteuse - de la Communauté de Valence, des îles Baléares, de quelques zones du Nord de la région de Murcie, de la « Frange du Ponant » soit l’Est d’Aragon et des Pyrénées-Orientales. C’est l’opinion la plus répandue et celle qui est officiellement défendue par les responsables indépendantistes. Les plus radicaux des indépendantistes vont jusqu’à réclamer l’annexion des régions bien plus larges dans une sorte de confédération occitane qui irait d’Elche (dans le Sud de la Communauté de Valence) à Limoges et de Bordeaux à Marseille.(...) En réalité, sans même parler du fait que toutes ces thèses politiques sont fumeuses (pour ne pas dire délirantes), elles révèlent que les séparatistes catalans, qui accusent l’Espagne d’avoir fait preuve d’impérialisme à l’égard de leur région en « l’annexant » au début du XVIII siècle, ont recours à cet impérialisme qu’ils dénoncent. Mais la cohérence n’a jamais été leur fort... » 
Monsieur le Maire d’Elne devrait s’inspirer du Président Emmanuel Macron qui a pris récemment position sur les séparatismes : « On doit lutter contre le séparatisme parce que, quand la République ne tient pas ses promesses, d’autres essaient de la remplacer.(...) Il n’y aura jamais de la place en France pour ceux qui, souvent au nom de Dieu, parfois avec l’aide d’une puissance étrangère, entendent imposer la loi d’un groupe. Non, la République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste.»

27/08/2020

Lluis Companys et ses nombreux crimes...

F3D5EA10-17C7-402D-9550-66E7F8A9B2EA.jpeg*Le 6 juin 2020, une délégation de Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), mouvement d’extrême gauche tristement rendu célèbre durant les tueries des années trente dans l’autonomie catalane, en Espagne, fut reçue en audience privée au Vatican par Sa Sainteté le Pape François. Sans en informer l’ambassade d’Espagne à Rome, cette délégation de la municipalité de Manresa à prétexté le 500ème anniversaire de San Ignacio de Loyola dans cette commune de 76’000 âmes, située au nord de Barcelone, à prédominance séparatiste pour provoquer l’entretien. Comme le rapporte la journaliste María Jesús Cañizares du média Crónica Global. Insolite n’est-elle pas cette démarche qui s’inscrit dans une stratégie de long terme sur les chemins de la sécession des pseudos pays catalans. Ceux-ci s’étendraient - selon les plans fantasmagoriques de l’ERC - de la Communauté de Valence à Perpignan, en englobant le sud d’Aragon, toute la Catalogne et l’ensemble des îles Baléares. Hors pour la petite histoire si Majorque, Valence et bien entendu Aragon furent jadis des Royaumes, il n’en est rien pour la Catalogne qui n’a jamais formé une entité administrative et politique en tant que telle.


22D9B226-EFB5-47D4-A8F7-4632B5998054.jpegLors de cette rencontre les activistes de Manresa ont plaidé pour les auteurs de la tentative de coup d’État des 6, 7 septembre et du 1er octobre 2017 dans l’autonomie catalane, aujourd’hui emprisonnés. Mais on ne saurait douter qu’ils ont également appuyé la volonté de béatification de l’ancien président de la Generalitat de Catalogne le défunt Lluis Companys. L’historien, écrivain et journaliste César Vidal a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, entre autres : depuis 2010, un groupe d’ecclésiastiques catalans qui ont pignon sur rue au Vatican tentent de faire béatifier l’avocat, journaliste et politique Companys. Prétextant qu’il fut fusillé par le dictateur espagnol Franco en 1940 durant son mandat de président de la Generalitat alors qu’il avait été démocratiquement élu. Les sécessionnistes ajoutent que Lluis Companys s’est systématiquement positionné aux côtés des plus démunis. « Le fait que Companys exilié en France occupée et capturé par la Gestapo, fut jugé et exécuté par la dictature franquiste ajoute un romantisme qui séduit nombre de bien pensants dans nos démocraties occidentales » précise Patricia Gonzalez, responsable pour la Communauté de Valence, de l’association suisse apolitique «Catalunya peuple d’Espagne » qui lutte contre la résurgence du suprémacisme dans l’autonomie catalane. Dans celle-ci, les avenues, les monuments et autres édifices baptisés au nom de Companys foisonnent : le Stade olympique de Barcelone; le Monument à la Rambla President Lluís Companys à Tarragone; l’Institut Públic Lluís Companys à Ripollet; la Carrer de Lluís Companys à Granollers ; la Carrer de Lluís Companys à Salou etc et etc. On peut poursuivre ainsi sur des pages. Ce sont des centaines et des centaines de lieux qui portent le nom de l’assassin. Et oui, dans les faits, Lluís Companys, foncièrement anti clergé, fut l’un des plus grands assassins qu’a compté l’Espagne et en particulier la Catalogne.

4A93BB1B-DAFA-41FB-9C2F-0F236C7DED7F.jpegOn déplore, sous son administration non moins de 9000 victimes. De ses opposants politiques, au malheureux maire qui célébra Noël à de nombreux ecclésiastiques en passant par ses anciens alliés, ils furent nombreux à être passés par les armes. D’autres furent déportés - on doit à Lluís Companys - les premiers camps de déportation en Europe, avant ceux des Nazis. Au nombre de centaines furent les nones à être violées, torturées et exécutées, sans aucune forme de procès. On a même retrouvé 400 sentences de mort signées de sa main. La liste de toutes ses victimes existe et est à présent publique. On doit au professeur et sociologue Javier Barraycoa, auteur du livre « Les (des)controlados de Companys » un travail de recherches inestimable. Ne serait-ce que pour honorer la mémoire des trop nombreuses victimes du psychopathe Companys. Le sociologue Barraycoa produit de ses nombreux travaux l’image précise du monstre :«Versatile, opportuniste sans conviction propre, à l’ambition démesurée, narcissiste, pervers sans foi, en proie à des crises d’angoisse et à des pleurs incontrôlés, en prise à des crises de colère durant lesquelles il allait jusqu’à arracher sa chemise. Il a non seulement permis mais a aussi encouragé plusieurs milliers d’exécutions sommaires, sans aucune garantie du droit. » Pour sa part, Nicolas Klein, auteur, professeur, spécialiste de l’Espagne et préparateur aux hautes études, précise dans l’une de mes interviews : « Lluís Companys (1882-1940), fondateur de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), l’un des principaux partis sécessionnistes catalans actuels, est une icône révérée par l’ensemble du séparatisme. Il a pourtant beaucoup de sang sur les mains, notamment en tant que président de la Generalitat de Catalogne (1934 - 1940). Son exécution par le régime franquiste ne doit pas masquer les responsabilités immenses qu’il a dans la mise en place de camps de concentration, dans la mise à mort sommaire de ses opposants et de nombreux ecclésiastiques.(...) En ce sens, la conception de la politique par Companys n’avait rien de démocratique (il parlait lui-même de démocratie expéditive, ce qui en dit long sur le personnage). Il n’est donc pas surprenant qu’il soit admiré par ses descendants idéologiques... »
Alors qu’en Suisse on débaptise des lieux portant le nom d’illustres politiques comme Louis Agassiz ou encore David de Pury en raison d’un passé à caractéristique raciste, dans l’autonomie catalane les sécessionnistes (en moyenne 47 % des suffrages) s’évertuent à faire l’apologie d’un monstre. Jusqu’à tout tenter pour le béatifier. À défaut de trouver une quelconque justification historique, scientifique ou raciale, tel est le prix de la construction du mythe sécessionniste. À méditer.
Nous sommes en 2020 et en Europe occidentale !

*Article publié dans « Réseau International » sous le titre de « Lluis Companys ou l’apologie du monstre ! »

en date du 26 août 2020

 

 

21/04/2020

Jusqu’où la Suisse peut-elle accepter la propagande des indépendantistes catalans sur son territoire ?

E266CB07-A012-427E-A680-7269608BC680.jpegTexte que j’ai publié, une première fois, en date du 8 avril 2018, dans L’1Dex*

*Magazine en ligne fondé en 2011 par l’avocat et notaire Stéphane Riand à la faveur de son épouse Béatrice Riand, suisse, espagnole et catalane, militante pro séparatiste, pour soutenir la cause sécessionniste.

Liminaire de L’1Dex : Ceux qui suivent L’1Dex depuis le 1er mai 2011 savent la position qui a été suivie sur la question du processus de l’indépendance de la Catalogne : les Catalans ont le droit de décider par eux-mêmes. Le lecteur à la fibre catalane s’interrogera : pourquoi publier ce texte ? La réponse est simple : le débat appartient à l’essence de la démocratie. Alors, amis de la Catalogne, lisez aussi François Meylan, vous saurez ce que vous partagez avec lui, et vous saurez ce qui vous sépare de certains aspects de cette position. Bonne lecture à vous ! A François Meylan, nous dirions ceci : nous attendons avec impatience son analyse personnelle sur le rôle des médias espagnols en Espagne pour informer les Espagnols d’Espagne !

Nous avons tous été marqués par l’emploi de la force par la police espagnole lors du référendum anti constitutionnel et illégal du dimanche 1er octobre 2017, en Catalogne. Les images de matraques contre des bulletins de vote ont fait le tour du monde. L’engagement de la Guardia Civil – la gendarmerie espagnole qui rappelle encore aujourd’hui les années sombres du franquisme – n’était probablement pas judicieux non plus. La posture légaliste de Madrid a, encore aujourd’hui, de la peine à passer tant dans les milieux intellectuels que politiques européens. Et dans notre pays en particulier. Il suffit de comptabiliser le nombre d’articles publiés par nos médias avec le président déchu Carles Puigdemont ou encore avec l’anarchiste Anna Gabriel qui a trouvé refuge à Genève par rapport à la rareté des papiers publiés au profit de la majorité catalane dite silencieuse mais qui manifeste régulièrement et pacifiquement dans les rues de Barcelone. Notons que cette même majorité a voté à hauteur de 52% pour des formations politiques opposées à l’indépendance de l’autonomie, lors des élections officielles du 21 décembre dernier. Ce traitement médiatique partial qui couve sous nos latitudes trouve son point d’exergue le 21 mars 2017, toujours dans la Cité de Calvin, quand Carles Puigdemont est convié en grande pompe à la soirée de clôture Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains. C’est-à-dire que quelques milieux associatifs genevois ont, semble-t-il, estimé que Carles Puigdemont, ses acolytes et leurs électeurs souffrent une oppression à la hauteur des femmes victimes « d’accidents de cuisine », en Inde, ou encore des victimes d’exactions en Syrie. Des questions s’imposent. Pas à pas, la lumière se fait. Que s’est-il véritablement passé le 1er octobre 2017, dans les rues catalanes ? L’Espagne est-elle encore considérée comme une démocratie moderne européenne et est-elle encore un partenaire fiable et crédible pour notre pays ? Cas échéant, est-il bienveillant de la part de nos autorités de laisser ce conflit intérieur à un Etat souverain, démocratique et ami être récupéré sur notre territoire ? Les indépendantistes catalans sont-ils foncièrement pacifistes ? Pour répondre à ces interrogations pour lesquelles nombre d’acteurs en Suisse paraissent avoir répondu, sans même y réfléchir, je me suis rendu à Barcelone, jeudi 7 décembre 2017. J’y ai rencontré autant de gens en faveur de l’indépendance que de gens opposés à celle-ci. Il en est de même pour les drapeaux et couleurs pendues en balcons et fenêtre de la ville de Gaudi. Intéressants sont les témoignages recueillis auprès de commerçants qui m’ont expliqué que

s’opposer ouvertement à l’indépendance étaient pour eux contre-productifs, commercialement parlant. En date du 25 janvier 2018, j’ai écrit à notre Conseil fédéral, au Palais fédéral ouest, à Berne. Mon courrier interpelle sur l’activisme sur notre territoire de l’Assemblée nationale catalane (ANC), sise à Zurich, et Omnium Cultural – appelé en Catalogne, le gouvernement de l’ombre. J’interroge également sur la pertinence de la manifestation sur la voie publique à Lausanne, le 23 septembre 2017, par le premier lobbyiste nommé. Quelques jours plus tard, je recevais de la Chancellerie fédérale (ChF) un accusé de réception. Fin février, j’interpellais l’Office fédéral de la police, par le biais de leur site Internet. Celui-ci m’a répondu que mon interpellation était du ressort des autorités cantonales. L’Office ne s’occupant que de banditisme. Le 1er février 2018, je me suis rendu au Parlement européen à Bruxelles. Je m’y suis entretenu avec les eurodéputés Jean-Marie Cavada et Thierry Cornillet (France), Frank Engel (Luxembourg), Enrique Calvet Chambon, espagnol et catalan unioniste et Gérard Deprez(Belgique). Il en ressort, principalement, que l’antagonisme catalan demeure un problème interne à l’Espagne et que son gouvernement central sis à Madrid est le seul interlocuteur valable pour les 28 membres – bientôt 27 – de l’Union européenne (UE). Les leaders indépendantistes catalans ne sauraient revendiquer les valeurs de la construction européenne qui s’établissent sur la solidarité, par l’entremise des fonds de cohésion, et non l’égoïsme fiscal. L’union est le maître mot  et non la division. Par ailleurs, pour les eurodéputés Gérard Deprez et Jean-Marie Cavada, une tentative de déstabilisation de l’UE venant de l’étranger n’est pas à exclure. Et pour Jean-Marie Cavada d’ajouter : « Il semble que certains indépendantistes n’aient pas refusé l’aide de puissances étrangères, sous des formes diverses. On parle de matériel électoral sécessionniste imprimé dans un pays voisin de la Catalogne, on parle de réseaux d’influence venus de l’Est, certains avancent même un coup de main financier reçu de pays qui n’ont pas intérêt à l’homogénéité de l’union européenne : tout cela reste maintenant à prouver et si c’était le cas, il faudrait porter ces informations sur la sur la place publique. »

Concernant la mise en scène du fatidique 1er octobre 2017, il est indéniable qu’il ait eu des dérapages policiers. Il est vrai aussi que les forces de l’ordre ont été provoquées plus d’une fois et qu’elles comptabilisent également blessés et multiples dégâts sur véhicules. Hélios Privat le décrit avec ses termes, dans son blog sur Huffingtonpost : Ce que l’Espagne devrait faire pour sortir de la crise catalane. Certes, les indépendantistes ont gagné cette guerre des images. C’était manifestement leur objectif. Consolider leur communication sur leur posture de victimes, à tort ou à raison. Adrien Sénécat du quotidien « Le Monde » explique dans l’édition du 2 octobre 2017 les images trompeuses. C’est-à-dire, comment des images sans lien avec les évènements du 1er octobre ont été recyclées : « Violences policières en Catalogne : attention aux images trompeuses. » Quant au pseudo pacifisme de la mouvance indépendantiste catalane, elle ne semble n’être que de façade. L’économiste Laura Quijano témoigne de la stigmatisation vécue sur son blog sur Huffingtonpost: « Ma vie en Catalogne, comment l’indignation a remplacé l’illusion. » De leurs côtés, les reporters de France 2, dans l’émission « Envoyé spécial », relèvent comment les indépendantistes exercent la stigmatisation et toutes sortes de pressions psychologiques à l’endroit de leurs voisins qui refusent d’abonder dans leur sens. Que cela soit au sujet de l’enseignement scolaire ou lors des débats TV. Pour sa part, John Laughland, directeur des Etudes à l’Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris, rappelle comment Omnium Cultural, déjà mentionné, inonde les réseaux sociaux de vidéos expliquant que le peuple catalan doit être sauvé de l’oppresseur Espagnol. Le tout étant comparé aux conflits en Ukraine comme dans les Balkans. Le climat est devenu détestable. Des familles unionistes doivent changer d’écoles et même de quartier. Mes conclusions : nos autorités devraient être prudentes face au risque d’internationalisation du conflit catalan. Ne pas permettre d’activisme politique sur cette question depuis notre territoire. Pour l’heure, aucun coup de feu n’a encore été tiré en Catalogne. Quand ce sera le cas, il sera trop tard. Ne soyons pas complices.