09/03/2019

Le journalisme romand à l’épreuve de la crise catalane... l’exemple avec « La Méduse » !

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*Le traitement médiatique en Suisse romande de la crise catalane a été globalement partisan. 

Plusieurs explications à cela : manque de moyens financiers pour se rendre sur place faire du journalisme d’investigation; rédacteurs et journalistes sous influence de l’appareil séparatiste catalan criminel; pages de publicités payées; manque de rigueur journalistique ou encore vue de l’esprit de quelques-uns pour le romantisme. Dans tous les cas, l’ignorance paraît flagrante.
Un premier exemple ici avec le journal en ligne suisse « La Méduse ».

Pour moi, cela peut être une page qui se tourne et pourtant le combat continue. Parce que l’autonomie catalane n’est pas encore sortie d’affaire. Le péril d’une nouvelle guerre en Europe n’est de loin pas écarté. C’est très étonné par l’attitude du rédacteur et journaliste émérite Christian Campiche, ami dont je déplore le romantisme gauche bobo confortable et au combien imprudent sur la question catalane, fondateur du journal en ligne suisse « La Méduse » que je me suis engagé pour la justice et la liberté en Catalogne. À la recherche d’une vérité bien plus proche de la réalité que la version servie, des mois durant, par les médias suisses romands. Force est de reconnaître leur insuffisance sur la question catalane. On nous a d’abord décrit un Barça - Madrid, tel un Clasico de foot. Avant de nous présenter Carles Puigdemont, Marta Rovira, Ana Gabriel et consort comme des apôtres de la liberté opprimés par une Espagne maudite. Démocratie moderne qui accueille nombre de nos retraités et est une destination touristique préférée pour nous les Suisses. Bonjour la schizophrénie !

A2C1861B-6154-4DDE-80FF-4AEACC5ADA1C.jpegEnsuite, on nous a ressorti l’épouvantail du dictateur Franco - pourtant mort et enterré, il y a quarante ans. On nous a aussi fait croire que la Catalogne parlait à l’unisson. Nous avons dû attendre septembre 2018 pour que le journaliste François Musseau évoque, dans les lignes du quotidien « Le Temps » qu’il y avait aussi des Catalans opposés au séparatisme... à la bonne heure ! C’est peut-être utile de penser à eux... Dans les faits, ils représentent les deux tiers de la population catalane. Il ne faut surtout pas leur parler de sédition avec l’Espagne. Comme nous Vaudois, Genevois, Bernois ou Zurichois, nous nous sentons aussi bien suisses, eux se sentent aussi bien espagnols que catalans. Est-ce si difficile pour nos journalistes à comprendre ? Il est vrai qu’il est relativement aisé de devenir journaliste RP - inscrits au Registre professionnel - à contrario de l’Espagne où trois années de faculté universitaire sont généralement requises. Pour en revenir au journal en ligne suisse « La Méduse » de mon ami Christian Campiche, le délire a commencé à l’hiver 2017-2018 quand un certain François Gilabert, sorti de nulle part, y a publié sa « chronique catalane. » Un texte orienté, indigeste et même injurieux pour tous ceux qui subissent la fracture catalane.

DB0D2542-0E25-4D6D-B813-C21F4434C836.jpegFort le café a été quand Campiche m’a intimé de ne plus m’exprimer dans son journal sur la question catalane. À cette époque, j’étais contributeur bénévole d’articles - principalement, sur les violences politiques. Le rédacteur voulant prendre position en faveur des puchistes et visiblement il ne supportait pas la controverse. Dans un premier temps, sonné par cette remontrance injustifiée et très irrespectueuse qu’il me confirma dans un e-mail en voulant me mettre les points sur les i, selon ses dires, je me suis incliné. Toutefois, le 1er février 2018, je me rendais au Parlement européen, à Bruxelles, pour m’entretenir sur la situation catalane avec quatre députés issus de diverses nationalités, dont un catalan et espagnol. Et le 2 mai suivant je m’envolais pour Barcelone où j’étais reçu par le professeur et philosophe catalan Francisco Caja, auteur des deux tomes « La raza catalana ». Il m’expliqua de long en large le plan - el plano - du bandit Jordi Pujol. Dont le résultat tragique est la fracture sociale actuelle. De ces éléments - interviews et photos - le journaliste Campiche n’en a pas voulu. Il a toujours essuyé d’un revers de main toutes les informations récoltées sur le terrain que je lui proposais à titre gracieux. Mon intention étant de nuancer quelque peu le positionnement malheureux de « La Méduse » au profit des délinquants. Apporter une lumière face aux allégations éhontées produite par ce « Gilabert. » Par la suite, Campiche a régulièrement été mis en copie des  diverses investigations et dénonciations de mon association luttant contre le nationalisme et le suprémacisme concernant les méfaits de l’appareil séparatiste catalan.

919580EF-761E-4434-A702-6079F34A4F4B.jpegJ’ai appris, par la suite, que notre journalidte côtoyait l’Assemblée nationale catalane (ANC). Cet organe de propagande idéologique basé, pour la Suisse, à Zürich depuis 2012. Cette structure qui n’a plus rien de culturel a pénétré nos médias. Sur le plan factuel, « La Méduse » a publié, entre septembre - période de la tentative de coup d’état en Catalogne - et le jour où j’écris ces lignes : une trentaine d’articles contre la jeune démocratie espagnole, pays ami, partenaire économique et politique de la Suisse. Pour combien d’articles critiques à l’endroit de l’appareil séparatiste catalan ? Aucun, nada... zéro ! Dans les nombreuses «chroniques catalanes » du triste Gilabert comme dans les éditos de Campiche où ce dernier glorifie le pseudo « journaliste » et délinquant Carles Puigdemont - on sait que son C.-V. comporte des ambiguïtés - comme dans ses rubriques « La Méduse a lu » ou encore « Tribune libre »  il n’y a pas un mot au sujet de la majorité catalane silencieuse. Pas un !!!! Pourtant, on parle de la majorité sociale. 

20E7CE09-4014-4F48-8A3F-8E2B588796F1.jpegCe sont 5,4 millions d’habitants contre 2 millions d’indépendantistes. Ça compte. Manifestement, pas pour le boss de « La Méduse ». Sait-il au moins que cette grave crise sociale ayant provoqué divorces, pertes d’emplois, maladies, exils et familles déchirées pour des années oppose, dans les faits, des Catalans à d’autres Catalans ? Et non la Catalogne à l’Espagne. Même dans sa rubrique « Pixels » on voit une concentration d’esteladas - la bannière non officielle dont l’étoile blanche est inspirée de la révolution cubaine. Christian Campiche sait-il que ce drapeau ne représente pas la Catalogne mais seulement le projet indépendantiste ? Que le drapeau officiel dans l’autonomie catalane, depuis 1979, est la senyera ? Quatre bandes horizontales de couleur rouge sur fond or, les anciennes couleurs du blason de la maison de Barcelone, puis blason de Catalogne - qui n’a jamais été un pays - et ensuite de la Couronne d’Aragon. Je le rappelle : près d’une trentaine d’articles ont été publiés par « La Méduse » sur la question qui nous occupe truffés d’affirmations fallacieuses, de contre vérités et d’incohérences.

A875861E-C324-4225-A960-16AF1F5DD47A.jpegPas un mot sur la police politique entretenue par l’appareil séparatiste, pas un mot sur les Comités de défense de la République (CDR) inspirés eux aussi de la révolution cubaine et dont la mission est de terroriser voire de battre les habitants opposés à la sédition, pas un mot sur la contamination quotidienne aux lazos plastiques jaunes qui pollue la Catalogne, pas un mot sur la discrimination linguistique, pas un mot sur la plus vaste affaire de corruption que l’Espagne ait connue et qui est l’œuvre des indépendantistes catalans - le clan Jordi Pujol et la règle des 3%, pas un mot sur la violation de la Constitution, du statut de l’autonomie, du non respect de la majorité qualifiée des deux tiers et de l’éviction de toute opposition les 6 et 7 septembre 2017. Sur ce plan, expliquons au journaliste qui pourtant donne des cours de journalisme en Suisse que la Constitution espagnole de 1978 fut largement inspirée de la nôtre et celle de l’Allemagne fédérale. Contacté par écrit récemment, il m’a confirmé ne pas avoir reçu un seul centime de la part de l’ANC. Pour ma part, je m’autorise le bénéfice du doute. Il n’hésite pas à promouvoir les chroniques Gilabert dans un autre média. Pour ne pas le nommer « Bon pour la tête ». Propagandiste, communicant ou encore porte-parole ? 

5909EF82-0932-4D7C-9A9A-9D90BCEE2BEF.jpegAlors, comment expliquer une telle « nullité » journalistique lors du traitement de l’antagonisme catalan ? Il m’a répondu qu’il est seulement question d’un journal d’opinions et qu’il n’avait pas d’obl de vérité. Cela voudrait dire qu’il peut s’assoir sur la Charte de déontologie du journaliste de 1971, établie à Münich, qui donne comme mission première la recherche de la vérité. Nous voilà prévenu ! Le journal suisse « La Méduse » qui a plus de quinze ans, aujourd’hui, et pour lequel j’ai encore de la sympathie n’est « qu’un » journal d’opinions. Dans lequel on peut écrire tout et n’importe quoi. A ce rythme, il ne tardera pas de se faire la voix d’un régime totalitaire !

Notre démocratie est condamnée sans un vrai journalisme d’investigation.

*Éléments repris dans le journal « elCatalan »

https://www.elcatalan.es/nos-enfrentamos-a-una-guerra-de-comunicacion-sin-precedentes-f-meylan-denuncia-la-manipulacion-secesionista-en-el-exterior

15/04/2017

Transparence inachevée aux Chambres fédérales

*Il faut améliorer l’information du public sur les liens entre élus et groupes d’intérêts

iStock_000005218304XSmall[1].jpgAu lendemain du refus, en votation référendaire, de la loi sur la réforme de l’imposition des entreprises III (RIE III), le soufflé semble déjà retombé. On sent, dans la population, une fatigue générale. Une attitude qui correspond peut-être à la saison, à moins qu’elle marque simplement le passage à autre chose, comme une envie de tourner la page.

Force est de constater que la campagne RIE III aura été d’une intensité incroyable, inquiétante même. Non seulement en raison des montants colossaux engagés par le camp du oui ou de la virulence des débats. Le droit à l’image a même été bafoué. Des personnalités politiques qui s’étaient clairement affichées en faveur du non ont vu leurs portraits photo dévoyés. Cette campagne a été menée au rythme des pressions et des menaces. Une fois de plus, on a joué sur les peurs. Pas sur n’importe lesquelles, mais avant tout sur celle qui revient le plus souvent en tête dans les baromètres des préoccupations de la population: la peur de perdre son emploi.

Les ingrédients de cette campagne finalement mise en échec ne sont pas sans rappeler ceux employés pour combattre l’initiative populaire contre les rémunérations abusives, dite initiative Minder du nom de son auteur, à l’hiver 2013. Nous retrouvons les mêmes adversaires. A savoir, d’un côté, les protagonistes d’un néolibéralisme visant l’affaiblissement de l’Etat par la continuelle réduction de ses moyens et, en face, une mobilisation de la société civile et une action des autorités en faveur de l’intérêt général et de la cohésion sociale.

A l’époque, j’avais activement provoqué et organisé la campagne, en Suisse romande, en faveur de l’initiative Minder. Ce qui m’a valu d’être très défavorablement surpris par mon ancienne formation politique, le parti démocrate-chrétien (PDC). J’ai découvert que ce parti, connu pour accorder une attention prioritaire à la famille et à la classe moyenne, avait choisi de faire corps et âme avec le leadership néolibéral. Et de tenter de faire échouer un texte pourtant plein de sens, luttant contre les abus salariaux d’une poignée de «capitaines mercenaires» et contre la spoliation de nos grandes entreprises cotées en bourse. En regroupant les informations obtenues, en tant que secrétaire politique de la section vaudoise, j’ai alors compris que le dicton «qui paie, commande» vaut également pour le débat démocratique. Le PDC, comme d’autres formations bourgeoises, avait reçu de l’argent des sociétés visées particulièrement par l’initiative Minder.

A l’été 2016, usant de mon droit personnel, j’ai déposé une pétition munie de 134 signatures, demandant davantage de transparence de la part de nos élus aux Chambres fédérales. Ces derniers devraient renseigner sur leurs liens avec des représentants des groupes d’intérêts. Répertoriée sous le numéro 16.2013, ma pétition suivra la procédure parlementaire d’usage. Le secrétariat des Commissions des affaires juridiques a pris soin de me prévenir: cela prendra du temps.

Avouer ses accrédités

La demande est aussi concrète que précise: lors des campagnes en vue de votations fédérales, organisées au maximum quatre fois par an, les élus aux Chambres fédérales devraient communiquer, lors de toute prise de position publique, l’identité des personnes auxquelles ils ont remis une carte d’accès au Palais fédéral.

Il faut savoir que chaque parlementaire a le droit d’accréditer une à deux personnes de son choix, pour toute la durée de son mandat de quatre ans. Ces gens, souvent des lobbyistes, ont accès à toutes les parties non publiques du Palais du Parlement – hormis bien sûr les salles des Conseils.

Les élus de droite choisissent volontiers les représentants de grands groupes d’influence ou de cabinets de conseils – servant notamment de paravent à des industries aux odeurs de nicotine ou encore de poudre. A gauche, les personnes proches des ONG tendent à dominer. Mais pas seulement: on voit aussi des parlementaires de toute obédience faire bénéficier du très utile statut d’accrédité leur(s) collaborateurs personnel(s) bien sûr, voire des invités, amis ou parfois membres de leur famille.

On observe, notamment, que la conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC/GE) a accrédité le très actif lobbyiste Patrick Eperon, secrétaire de la Fédération patronale vaudoise chargé de la coordination des campagnes politiques, ainsi que Manuel Trunz, cadre d’UBS SA. Autant dire que, sans le savoir, les électeurs de la Genevoise ont fait rentrer la plus grande banque suisse sous la Coupole, où elle bénéficie par ailleurs de l’accréditation par un élu alémanique, et non des moindres puisqu’il s’agit de Martin Landolt (PBD/GL), président national de la formation issue de l’UDC. Autre multinationale à ne pas être en reste, Swisscom est l’une des accréditées du parlementaire Bernhard Guhl (PBD/AG). Pour sa part, l’ancien journaliste Fathi Derder (PLR/VD) a accrédité Cristina Gaggini, la directrice romande de l’imposante faîtière Economiesuisse et celle qui l’avait précédée dans cette fonction, l’influente Chantal Balet Emery, désormais représentante du milieu des avocats et notaires.

Comme on le sait trop peu, les listes des accrédités auprès des membres du Conseil national et du Conseil des Etats, remises à jour chaque mois, sont consultables sur la Toile. Tout comme le Registre des intérêts tant pour le Conseil national que pour le Conseil des Etats, que tout parlementaire doit remplir ou mettre à jour à chaque (ré)élection. Encore faut-il le savoir et surtout s’y référer.

Une transparence relative

Certes, nos institutions fonctionnent d’une manière relativement transparente. Et cela grâce à la loi fédérale sur le principe de transparence dans l’administration, entrée en vigueur en 2006, qui s’applique également aux services du Parlement; et grâce aussi bien sûr aux développements d’Internet. Une somme considérable d’informations est désormais accessible au public. Toutefois, il faut bien faire la distinction entre la consultation facultative des informations mises à la disposition du peuple et une publication automatique de ces mêmes informations, chaque fois que cela s’avère utile et pertinent.

Exemple: il est demandé aux cigarettiers de faire plus que de valider la dangerosité de leurs produits pour la santé des consommateurs et de leur entourage. Le risque encouru doit également figurer sur chaque paquet vendu. L’effet n’est pas le même.

C’est justement le but recherché par ma pétition: que toute l’information nécessaire à l’élaboration de son choix atteigne effectivement l’électeur. Que celui-ci puisse comprendre où se situe réellement l’élu qui émet une recommandation de vote et apprendre le cas échéant par qui cette dernière est inspirée. Les connivences éventuelles, comme les conflits d’intérêt, doivent apparaître aux citoyens, afin qu’ils puissent se prononcer en connaissance de cause. A défaut de transparence, les opinions deviennent achetables et la démocratie une sorte de marchandise au plus offrant.  

Les défis présents, comme ceux qui attendent les générations futures, sont de taille. Et comme l’énonce l’auteur et consultant politique français Jacques Attali, au Club de la presse, sur Europe 1: «Le jour où la démocratie ne répondra plus aux besoins primordiaux tels qu’un emploi et la sécurité, les générations suivantes s’en débarrasseront.» Ou encore: «Si les marchés n’intègrent pas le long terme, la démocratie sera remplacée par la dictature.»

*Article écrit pour et publié par "Domaine public", le 19 février 2017

https://www.domainepublic.ch/articles/31040

23/08/2016

Il est minuit moins cinq pour rappeler ce que c'est le libéralisme !

IMG_5620.JPGEn premier lieu, le néo libéralisme est un réel poison pour l'économie. Mais qu'est-ce que l'économie ?

Ou plutôt qu'est-ce que la croissance économique qui est censée apporter emplois et prospérité ?

C'est le résultat de la combinaison entre la stabilité juridique et les initiatives individuelles. On dit bien stabilité juridique. Hors cette stabilité salutaire ne peut être garantie que par le droit avec D majuscule. Le Droit valable pour tous. Les néo libéraux et malheureusement une certaine "droite" de notre pays qui réfléchit plus dans le dogme et le spectre de l'inculture ne cessent de taper sur l'Etat. Il est grand temps de revisiter la pensée libérale. Non pas qu'elle ait besoin d'être critiquée voire vilipendée mais au contraire d'être remise au goût du jour. Notre système libéral est le moins mauvais que l'humanité ait connu. Justement tant qu'il demeure humaniste. Pourtant, le ver est dans le fruit. Ce n'est pas même la "gauche toute" voire "la gauche caviar" ou plus communément la "gauche bobo" qui mettent à mal notre système. Celui-ci tombe bien malade sous les actions de sape de la doctrine néo libérale. Néo comme nouveau en grec certes mais avec plus grand chose de libéral.
Simplement et en quelques mots, rappelons ce qu'est le libéralisme. Il y a plusieurs courants de pensée. Les adeptes britanniques de la pensée libérale classique sont pour le moins possible d'interventions de l'État dans l'économie. On y trouve le très célèbre économiste et philosophe écossais Adam Smith dont les néo libéraux ne retiennent - par paresse ou pire par mauvaise foi - que le concept de la fameuse main invisible.
Ensuite, l'école autrichienne postule pour un subtile équilibre entre la marché et l'État. Ils en arrivent même être en désaccord avec les adeptes de l'enseignement britannique et ne voient pas pourquoi l'État devrait se garder d'intervenir à chaque fois qu'il s'agit du bien commun. Comme l'évoque si bien l'énarque Jacques Attali, un gouvernement libéral et responsable a le courage de prendre des décisions qui seront bonnes pour les générations suivantes. A contrario, les néo libéraux sont dénués de notions morales quand ils abordent le marché. Plus préoccupant, ils ne sont pas seulement utilitaristes mais sont aussi schizophrènes par rapport à l'État. Il est à déplorer, entre autres, la crise de la dette et les problèmes environnementaux. Leur vue est à court terme. Leur vision est égoïste. De leur logique de prédation est absente toute considération sociale.

Pourtant, étudier les phénomènes économiques n'implique pas que les autres phénomènes n'existent pas. Pas plus que choisir d'étudier les insectes n'implique que l'on nie l'existence des autres espèces. Là aussi, les libéraux de l'école autrichienne soutiennent eux également qu'il est impossible de distinguer une sphère "économique" d'une sphère "sociale".

Rappelons deux principes fondamentaux :

Il n'y a pas d'économie durable sans un régulateur... l'Etat.

Quand la démocratie ne répond plus aux besoins du plus grand nombre, la dictature revient.