28/10/2012

Le marché et la fameuse "main invisible" !

La métaphore d’Adam Smith

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a déclaré, en substance, lundi 4 avril 2011, à Washington, que la récente crise financière plaidait pour plus d’intervention de l’Etat et moins de laisser-faire.

« Alors que la mondialisation des échanges est associée à la baisse des inégalités, la mondialisation financières les a accrues. (…) Il y a une sorte de mélange de chômage et d’inégalités sociales, qui peut entraîner des troubles sociaux. (…) J’aime dire que la main invisible ne doit pas devenir le poing invisible.»

Le concept de la « main invisible » repose sur les théories de l’économiste Adam Smith. Pour ce dernier, les actions des individus seraient rendues complémentaires par le marché et c’est ce qu’il appelle la « main invisible.»

adam-smith-1723-1790-le-marche-n-a-besoin-de-personne-pour-fonctionner_paysage619.jpgSelon Smith, les « lois » du marché, associées au caractère égoïste des agents économiques, conduiraient à l’harmonie sociale. La confrontation des intérêts individuels mène naturellement à la concurrence, et celle-ci amène les individus à produire ce dont la société a besoin. Une forte demande provoque l’envolée des prix. Elle amène les producteurs avides de profits à produire le bien recherché. L’égoïsme d’un individu seul est nuisible, mais la confrontation des égoïsmes conduit à l’intérêt général. Si un producteur tente d’abuser de sa position et fait monter les prix, des concurrents aussi avides de profit s’attaqueront au marché en vendant moins cher. La main invisible oriente donc le travail vers l’usage le plus utile à la société car c’est aussi celui qui est le plus rentable. Elle règle avec justesse les prix, les revenus et les quantités produites. L’économiste avancerait donc l’idée d’un marché « autorégulateur ». Toutefois, lorsque nous l’étudions dans le texte, nous rencontrons l’exigence d’une instance de régulation morale. Parce que le marché, par essence, n’est pas moral. Le fort écrase le petit et le rapide tue le lent. N’en déplaise à certains banquiers et néolibéraux, Adam Smith n’est finalement pas l’apôtre d’un capitalisme sauvage. Le principe du marché tel qu’il le décrit s’applique à l’économie artisanale de son époque. Aussi, il dénonce les industriels qui par les ententes et les monopoles tentent de contourner la loi à leur seul profit. Ce n’est donc pas l’État qui menace le plus l’économie de marché mais plutôt les "profiteurs amoraux". Il revient à l’autorité souveraine de s’assurer du respect des règles du marché.

09/10/2012

Chômage dans le canton de Vaud supérieur à la moyenne !

Malgré une légère diminution en septembre, le taux de chômage vaudois est supérieur à la moyenne nationale.

Il culmine à 4.5% contre 2,8% pour la moyenne suisse. Certes, nous sommes loin du taux allemand 6,8% ou du taux européen avec ses 11,40%.

Penguins.jpgMais nous devons quand-même nous poser la question. Comment se fait-il qu’un canton qui a usé et même abusé du régime spécial des exonérations fiscales en se « couchant » plus qu’à son tour devant les multinationales tous azimuts ait un tel taux de chômage comparé à ses pairs ? 

Alors que le plus difficile reste à venir. Des vagues de licenciements sont en préparation au sein de la place financière genevoise. Elles vont également affecter l’autre côté de la Versoix.

Notons que le gouvernement vaudois est - au même titre que Bâle, Jura et Genève - mis à l’index par le Bureau fédéral du contrôle des finances.

La question demeure ouverte…

 

07/10/2012

Le plan partiel d'affectation de la Longeraie à Morges

Des logements supplémentaires OUI... Mais avec pragmatisme et sens civique c'est mieux !

La présentation du plan partiel d’affectation (PPA) de la Longeraie à Morges, mardi 2 octobre dernier, relève les principes de base à observer pour optimiser les chances de succès d’arriver rapidement à l’implémentation de nouveaux logements. Dans le cas de Morges, la situation n’est pas satisfaisante, du moins, pour l’instant. Mais quels sont ces principes ?

1)      La forme : on doit répondre à une demande précise et urgente par une réponse adéquate, simple et rapide à mettre en place. La demande c’est des logements. La réponse devrait être des logements. photo[1].JPG

        Le PPA La Longeraire nous consacre 1,6 hectares de zone permaculture – nouvelle technique de production agraire qui consiste à diversifier les plantations dans le but de jouir d’une alimentation réciproque entre les espèces. Une grande faiblesse du PPA… personne n’a demandé de permaculture. Tout le monde demande des logements. A croire que les initiants cultivent le doux rêve que les futurs habitants resteront confinés dans leur quartier le week-end à cultiver leur consommation de légumes et n'iront pas à la Coop ni à la Migros distantent de 100 m et respectivement 200 m.

2)      La manière : elle n’est pas respectée et découle du fait qu’une minorité souhaite réaliser une « expérience » ou encore une vue de l’esprit (les Verts et architectes à l’imagination quelque peu trop féconde) au lieu de se concentrer sur l’essentiel… les logements. Les conséquences sont que pour remplir les objectifs fixés de densification on va ajouter des étages aux immeubles prévus pour arriver à des blocs de huit étages où il n’y en a jamais eu. Et comme la notion éducative qui veut que la liberté des uns finit ou celle des autres commence se perd, on place arbitrairement ces édifices de huit étages droit devant les immeubles actuels existants depuis une quarantaine d’années dont les plus hauts s'arrêtent à six étages.

3)      L’intégration : l’implémentation de nouveaux logements doit s’intégrer dans l’environnement actuel et non le contraire. Encore mieux, revaloriser une zone. Le terme d’intégration implique également intégrer les habitants actuels qui accueilleront les nouveaux tôt dans le processus de réflexion. L’harmonie et la préservation du bien commun sont à ce prix.

Partout ailleurs dans le canton, les autorités et autres architectes seraient bien inspirés d’appréhender ces trois principes : la forme, la manière et l’intégration.