09/08/2013

Merci Philippe Gardaz !

15464.jpgDans le cadre de la lutte contre les technocrates au service de la haute finance, ces individus qui s’appliquent – en passant par la compromission des politiques, via les lobbys – à rendre tout négociable et tout marchandise, il est utile de rappeler régulièrement quelques axes de bataille. Rappelons-le, ces « financiers de casino » ont, entre autres, mis la Grèce à genou. Ils spéculent sur la dette des Etats souverains d’Europe et certains de leurs représentants telles quelques grandes banques sont régulièrement impliquées dans des escroqueries et autres scandales financiers qu’aucune Autorité ne semble déplorer.

 

Pourtant, des femmes et des hommes – je les nommerai les Justes – conduisent la lutte contre ce « féodalisme financier » abject qui constitue aujourd’hui le plus grand périple pour notre système libéral. Il me tient ainsi à cœur de citer l’avocat lausannois et docteur en droit Philippe Gardaz qui, entre autres, m’a soutenu lors de la publication d’un article dénonciateur de la loi suisse antilibérale et anticoncurrentielle « too big to fail ». Le texte protège – avec la bénédiction de notre Parlement – UBS et CS Group de la faillite, avec les deniers de la Confédération. C’est-à-dire notre argent.

 

L’Express – L’impartial, mercredi 22 juin 2011

 

« L’expérience de l’UBS l’a confirmé : il a fallu, en violation du principe fondamental de l’égalité de traitement, foncer à coup de milliards pour éviter le drame. L’opération était vraiment déplaisante, car la quasi-banqueroute venait du désir de vouloir à tout prix jouer dans la cour des grands du marché bancaire américain, sans compter les agissements de quelques commis coquins et mal encadrés. La mégalomanie est aussi une maladie suisse, plutôt zurichoise. On le savait depuis la débâcle de Swissair »

 

« Des banques trop grandes qui comportent, de par leur taille, un risque important pour les finances publiques, c’est-à-dire finalement pour le citoyen contribuable »

 

« Il reste au client-contribuable à découvrir qu’il n’est pas marié avec sa banque. Il peut la quitter, tout tranquillement, progressivement, sans mouvement de masse pour rallier un ou des établissements de taille normale »

 

La Liberté, le 23 février 2013

 

« Des mesures étatiques limitant leur taille seraient incompatibles avec la liberté du commerce et de l’industrie. Mais le marché, c’est-à-dire les clients, peuvent corriger cette situation en ramenant ces deux banques à des dimensions telles qu’une faillite devienne envisageable, comme pour toute société commerciale, sans être catastrophique pour tout le pays »

 

La Liberté, le 21 mai 2013

 

« On objectera qu’en réalité, les personnes susceptibles d’assurer la direction d’une importante multinationale sont très peu nombreuses et que cette rareté justifie des salaires extrêmement élevés. L’exemple symptomatique d’UBS permet d’en douter. Au cours de la dernière décennie, ce ne sont pas moins de cinq directeurs généraux (Ospel, Wuffli, Rohner, Grübel et Ermoti), tous présumés capables, qui l’ont dirigée. A défaut d’être convaincants, les cadres de haut niveau semblent donc nombreux. Et même Daniel Vasella a pu être remplacé à la tête de Novartis »

 

Merci Philippe et à bientôt…

 

 

 

Commentaires

Monsieur Meylan A chacun sa Saint-Barthélemy`!rire
Au sujet des technocrates cependant je suis du même avis que celui décrit dans votre texte,cependant les miens ceux contre qui je lutte sont ces pédants personnages qui du haut de leur perchoir édictent des ordres sans l'aval du peuple ,le prenant lui et sa santé en otage et qui pour la plupart ignore le sens même dont ils aiment abuser à l'année croyant que le bon peuple n'a pas encore compris leur propre degré de corruption celui-là même mélangeant savamment peurs et inventions ressorties de l'époque antérieure à celle du Christ juste pour faire croire aux citoyens qu'ils paieront moins d'impots.
Comme si le bon peuple ne voyait pas clair surtout ceux qui ne sont pas véhiculés qui eux vivent à l'heure terrestre et non celle décrétée par les ordinateurs dont le seul but est de manipuler les humains et surtout de détruire à petit feu toute espérance même celle d'avoir envie de découvrir par soi ce que cachent de nombreux mots qui trop souvent utilisés devraient mettre la puce à l'oreille.Vieux truc scout qui en sauva beaucoup
toute belle journée soleil pour vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 10/08/2013

La mégalomanie ne se trouve pas qu'à Zurich, elle existe aussi en Suisse romande !

Où avez-lu que personne n'était irremplaçable ?

Écrit par : Miss ennuyante !!! | 10/08/2013

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