13/01/2014

Les remerciements de Monsieur le Sénateur Minder

Thomas Minder.pngL'auteur de l'initiative contre les rémunérations abusives (initiative Minder) a été élu politicien de l'année 2013. (Voir la vidéo)

Lors de la remise des "SwissAward", samedi 11 janvier 2014, Thomas Minder a reçu son prix et a remercié chaleureusement, entre autres, François Meylan et toute son équipe pour le travail colossal fournit en Suisse romande pour faire passer son initiative populaire.

Rappelons-nous que celle-ci a triomphé dimanche 3 mars 2013 avec un taux de 68%.

                                     Le texte visionnaire et garant de l'esprit libéral prohibe les rémunérations dites abusives telles que 32160_318370968267127_997871378_n.jpgles "parachutes dorés"et les bonus de bienvenue à l'endroit des sociétés suisses cotées à la bourse.

On évite ainsi la spoliation de la substance de nos entreprises et on préserve les intérêts des actionnaires que nous sommes tous par le biais des institutions de prévoyance.

Merci Tom

http://www.srf.ch/player/tv/popupvideoplayer?id=0a43f00d-...


http://www.srf.ch/unterhaltung/events-shows/swissaward/swissaward-die-gewinner-im-ueberblick

05/01/2014

La liberté en politique

1.pngEn préambule, le problème de la liberté est que lorsqu’elle existe, personne ne la remarque. Elle paraît aller de soi. Pourtant, la liberté n’a jamais été un cadeau mais une conquête. La plus importante des luttes.

Le bien le plus précieux que l’humain comme l’animal puissent désirer.

Pour Philippe Paoly il est question de la première valeur à défendre.

Le droit de vote qui pour la majorité de la population est devenu une liberté souffre d’un désintérêt grandissant s’accompagnant d’un taux de participation aux urnes de plus en plus faible. Ceci pour répondre aux arguments qui vont suivre et qui à la question : « Que vous inspire la notion de liberté en politique ? », la majorité des sondés – ils sont cités plus bas dans le texte et ils sont chaleureusement remerciés pour leur concours - ont répondu focalisé sur la probité et l’honnêteté intellectuelle attendue de la part du politicien. C’est connu, c’est toujours la faute de l’autre et on ne lui pardonne pas aussi facilement qu’à soi-même.

Pourtant, la liberté est une affaire d’adultes qui concerne autant l’élu que l’électeur. Particulièrement en ces temps où beaucoup se comportent de façon puérile. La liberté exige effort, passion, courage et engagement.

La liberté cela veut dire assumer les conséquences de ses choix. Cela devient difficile dans une société occidentale qui se meurt dans le pseudo confort d’une sécurité apparente et d’une dégradation de la volonté de défense en raison de l’état d’esprit de consumériste, assisté et manipulé.

Un haut degré de liberté génère aussi de nombreuses prises de décisions. C’est fatigant. Parexpression.jpg essence, le pouvoir a le plus souvent épargné au peuple l’effort de la décision même si sans liberté – risque comme chance – rien n’évolue, rien ne s’améliore. Le modernisme, les Lumières, la science, leurs partisans étaient dans l’autre camp et s’appelaient Giordano ou Galilée.

Pour Alexandre Mariéthoz, il faut sans cesse questionner les dogmes établis et, en conséquence, nager à contre-courant.

Avis partagé par Bertrand Jayet : « L’abstraction de toute ligne partisane pour privilégier ce qu’il y a de plus performant pour l’individu, la collectivité. »

D’autre part, la liberté peut aussi être dévoyée quand la transparence manque ou que le degré d’information est insuffisant pour que le citoyen puisse faire son choix en bonne et due forme. En Suisse, il y a carence. Tant que le financement des partis politiques – faiseurs d’opinions par excellence – ne sera pas transparent. Mais également tant que nos parlementaires ne communiqueront pas publiquement l’identité de leurs accrédités – le plus souvent des lobbies – lors des prises de position dans les campagnes de votations.

Pour Pierre Frossard, la liberté populaire – voire démocratique – est une richesse difficile à assumer. La corruption et l’influence demeurant des fléaux.

L’élu doit, selon Fabrice Lambelet, penser et choisir en fonction de l’intérêt général et non pas d’intérêts particuliers. Opinion partagée par Sylvie Trudu.

Et Anne Berguerand d’ajouter : « Ma liberté en politique doit être détachée de mon bien être personnel ! »

Olivier Fehr, quant à lui, appelle de ses vœux que les politiciens se rendent compte qu’il est de leur devoir de protéger et de défendre notre liberté contre la dictature de l’économie qui devient de plus en plus totalitaire est pose un danger pour la démocratie et la liberté.

La liberté appelle à nommer un chat un chat pour les plus courageux.                Pour Gisèle Torche, l’élu ne devrait pas « endimancher » les mots, les propos, les interventions avant de les sortir de la gorge. Parler avec franchise, œuvrer pour le bien de la collectivité et non pour des convenances personnelles ou pour la gloriole. Le politicien qui assume toute sa liberté d’expression et de comportement, ne doit avoir aucune chance de faire une carrière dans la diplomatie…

Josée-Christine Lavanchy-Trépey nuance et rappelle que la liberté c’est aussi de voter le plus souvent comme les siens, parce qu’ils sont aussi sa famille. Et faire une exception quand on n’est pas d’accord de renvoyer les futures divorcées à la maison, comme la récente initiative sur les familles de son parti politique.

Il est vrai que c’est souvent le groupe - l’appartenance à un parti politique – qui donne les ailes de la liberté à l’individu qui ne les gagnerait que très difficilement, à quelques exceptions, si il partait seul.

La société civile a besoin de combattants de la liberté. A l’heure de la mondialisation qui malgré ses nombreux effets bénéfiques conduisent les Etats – sensés assurer nos libertés fondamentales – à devenir les valets d’un capital prédateur tout puissant.

L’engagement citoyen devrait être à la fois une liberté et un devoir.

Changer de « chemise » selon les combats à mener efficacement en gardant l’esprit d’équipenew-york-plongeante-statue-liberte-big.jpg éclectique, mais garder la même veste – ses valeurs immuables de démocratie participative dans l’indépendance interdépendante, ajoute Pilar Ackerman.

La liberté doit être garantie par l’Institution – l’Etat garant du bien commun – qui est constamment attaqué par les néo libéraux qui s’appuient sur le dogme du moins d’Etat possible. Ces derniers prônent la liberté totale du commerce et des droits individuels avec le risque de retourner dans la jungle. Où le lent se fait tuer par le rapide et le gros mange le petit. Ne l’oublions pas, la liberté des uns se terminent où celle des autres commencent. Pour illustrer, la liberté de se promener au bord du lac avec un chien réputé dangereux va à l’encontre de celle d’un enfant qui se promène au même endroit.

 

2.pngD’où la nécessité d’établir des lois et des règlements. Un Etat fort – fort et svelte et non gras et inopérant – doit les faire appliquer. Toujours paradoxalement, ce ne sont pas les courants politiques aux relents sécuritaires qui garantissent le mieux nos libertés individuelles. Au contraire, nous l’avons constaté en Suisse où c’est la droite de la droite – exploitant la méfiance et la peur de l’étranger – qui s’est opposée à une législation nationale sur les armes à feu, sur les chiens dangereux, sur l’alerte enlèvement ou encore à une restrictions des véhicules 4x4. Le danger et la peur en politique, on le sait, sont plus faciles à exploiter quand ils viennent de l’étranger.

La liberté fait peur. C’est une fenêtre ouverte de laquelle on pourrait tomber ou par laquelle quelqu’un pourrait entrer.

Finalement, c’est lors de son célèbre discours à l’Université de Stanford, en 2005 – on le trouve sur Youtube – que Steve Jobs résume peut-être le mieux ce qui devrait alimenter la liberté en politique :

 

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas laimagesCAHOG10I.jpg vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laisser pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. D’une façon ou d’une autre, ils savent déjà ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire. »