11/02/2014

La faillite des élites politiques !

sans-titres.pngLe scrutin sur la fin de l’immigration de masse de ce dimanche est plus une faillite des élites politiques qu’une victoire du parti agrarien.

Au risque de choquer, la réaction de notre population est à saluer.

En osant secouer la tête et dire NON à l'immigration de masse, elle s'est substituée à un échelon de conduite politique embué dans la paperasse est de plus en plus réactif au lieu d'être proactif.

Le peuple a décidé de reprendre son destin en mains.

Dans un monde en perpétuels chamboulements, avec une multitude de crises économiques, de conflits armés et de catastrophes naturelles d’une intensité croissante, il n’y avait pourtant rien d'extravagant de souhaiter reprendre en mains la maîtrise de sa démographie. D’autres pays tels que le Canada, les Etats-Unis, l’Australie ou encore l’Autriche le font depuis longtemps sans choquer qui que ce soit.  

Depuis quinze ans, la première crainte de notre population est le chômage. Même si celui-ci n’a pas dépassé le taux de 4%, sur la même période.

Du moins, officiellement puisque nous l’avons vu récemment avec les statistiques sur le chômage des jeunes… l’interprétation et la minimisation sont choses aisées, à des fins politiques.

Et que font nos élites bien pensantes ? De gauche comme de droite c’est la même chose.

Elles favorisent les exemptions fiscales d’entreprises étrangères avec son lot d’expatriés. Elles négligent le concept de priorité nationale (exemple avec les frontaliers dans les administrations publiques). Elles ne réagissent pas quand une grande banque licencie 650 emplois dans notre pays tout en doublant le montant des bonus dont la plus grande partie sera à la faveur d’une poignée de hauts cadres. Pour la plupart de nationalités étrangères ou basés à l’étranger.

On y ajoute les nombreuses attaques contre notre place financières survenues l'an dernier comme la LEX USA et FATCA. Le compte est bon.

Dimanche 9 février 2014, nous avons plus vécu la faillite d’une élite politique déconnectée de sa population que l'expression d'un sentiment réellement xénophobe. Il suffisait d’écouter la mère de famille, le chauffeur du bus scolaire ou encore de tendre l’oreille dans les transports et les établissements publics pour réaliser que la tendance devenait lourde en faveur de l’initiative de l’UDC.

A force de piloter le pays sans vision, sans stratégie et avec des administrateurs des plus consensuels mais aussi des plus lisses on provoque une réaction incontrôlable de la base.  

C’est l'enseignement à retenir.

 

08/02/2014

Pour qui roulent nos parlementaires ?

1656020_413832402084629_875562349_t.pngEn rendant son rapport, courant novembre 2013, le GRECO – Groupe d’Etats contre la corruption du Conseil de l’Europe – épingle notre pays. Celui-ci se trouve ainsi dans le groupe des pays non conformes. Le GRECO a même lancé une procédure contre le manque de transparence dans le financement des partis, des votations et des élections. Si ce verdict est gênant pour la Suisse et sa tradition de démocratie directe, cela devient dangereux pour le fonctionnement de notre système libéral. Il postule que la libre entreprise soit au bénéfice du même niveau d’informations pour tous. Ce postulat est appuyé par la Loi contre la concurrence déloyale (LCD).

C’est pour cela que nous devons nous mobiliser pour exiger la transparence requise en matière de financement des partis politiques. C’est aussi valable pour ce qui concerne les conflits d’intérêts.

C’est plus pour défendre un libéralisme créateur de richesse dans l’égalité des chances que pour suivre Transparency qui qualifiait la Suisse à ce propos de « pays en voie de développement avec de grandes possibilités d’amélioration. »

Rappelons que la transparence est un préalable à la liberté d’entreprendre et à la liberté de contracter.

La doctrine fondamentale du libéralisme telle qu’établie par l’Irlandais Adam Smith n’est valable et applicable que si toute l’information nécessaire à tous les acteurs du marché est suffisamment accessible.

Pourtant, l’enjeu économique particulier agit, lors des votes populaires ainsi :

-       Premièrement, on déforme une question concrète en un débat de fond ;

-       Deuxièmement, on isole et on dénigre les opposants ;

-       Troisièmement, on maintient l’information au public lacunaire.

Il est de notoriété publique aujourd’hui que des multinationales se sont empressées d’ouvrir leur porte-monnaie à la faveur de quelques partis bourgeois à la veille de la campagne de désinformation – finalement perdue et à grands frais – face à l’initiative contre les rémunérations abusives (initiative du sénateur Thomas Minder).

Pour autant, cela suffit-il pour expliquer que nombre de nos élus, engagés aux côtés de l’organisation faîtière economiesuisse ne maîtrisaient ni le texte de l’initiative et encore moins le contre-projet ?

Qui peut alors influencer nos parlementaires ? Rappelons-le qu’au même titre que les médias et les Directions des partis politiques on parle de faiseurs d’opinions importants.

1545915_568095053284840_1567756323_n.jpgLa réponse est peut-être du côté de la Loi du 13 décembre 2002 sur l’Assemblée fédérale (Loi sur le Parlement, LParl).

Son article 69 intitulé « Droit de disposer des locaux et accès au Palais du Parlement ».

Le texte dit, en substance, que : tout député peut faire établir une carte d’accès pour deux personnes qui désirent, pour une durés déterminée, accéder aux parties non publiques du Palais du Parlement. Le nom et les fonctions de ces personnes font l’objet d’une inscription dans un registre accessible au public.

C’est la bénédiction pour les lobbyistes.

La liste est également accessible au public par le biais du site admin.ch et on effectuant quelques clics. Elle est même mise à jour tous les mois.

Sur celle du 10 décembre 2013, on y apprend, entre autres, que la conseillère nationale genevoise UDC Céline Amaudruz a accrédité Raphaël Tschanz de l’UBS. En quelque sorte, en élisant Céline Amaudruz, on fait entrer la grande banque au sein de notre Assemblée fédérale.

Restons en terre vaudoise où le conseiller national PLR Fathi Derder a accrédité Cristina Gaggini, responsable romande d’economiesuisse. De son côté, l’UDC André Bugnon a accrédité Martin Kuonen du Centre Patronal et Jean-Claude Chabloz, inscrit comme invité. Dans un autre registre, le PDC Jacques Neirynck a accrédité Michel Egger d’Alliance Sud et… son fils Julien Neirynck.

Question lobbyistes, l’UDC Guy Parmelin, avec Thomas Cueni d’Interpharma est pas mal non plus.

Dans les partis de gauche, la tendance est de faire plein usage du droit à deux accréditations par parlementaire. Toutefois, n y trouvera plutôt des ONG telles que Greenpeace, Amnesty International ou encore le WWF Suisse.

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que ces accrédités doivent être connus du8194_557878644306481_1124780236_n.jpg grand public. En particulier, les gens d’economiesuisse – organisation qui dicte sa politique économique au Conseil fédéral – accréditée près d’une dizaine de fois. La même chose quand des Crédit Suisse, Novartis et consort interviennent directement dans les débats parlementaires.

Avec ce souci de transparence et de rendre l’information plus fluide, le parti indépendant et humaniste « Morges Libre » vient de lancer une pétition sur le plan fédéral qui demande à ce que nos élus fassent apparaître publiquement – dans la presse et les médias - leur(s) accrédité(s) quand ils font campagne lors des votations fédérales.

C’est un pas de plus dans la bonne direction… celle de plus transparence sur le fonctionnement de nos institutions. Pourquoi pas, pour relancer une énième fois la question du financement des partis politiques.

Commandez le formulaire de la pétition : morgeslibre@gmail.com

 

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