20/06/2014

Les lobbies financiers auront notre peau.

images2.jpgJeudi 16 octobre 2008, la Confédération et la Banque Nationale Suisse (BNS), c’est-à-dire nous tous, sauvions l’UBS d’une faillite retentissante. Entre temps, la BNS a pu, grâce au rebond de l’immobilier résidentiel américain, dénouer son exposition dans le « Stabfund » - fonds pour actifs toxiques de la grande banque. Par un salutaire coup de chance couplé d’une prouesse. Pour rappel, la BNS avait augmenté le risque de son bilan de 35 milliards de francs. Soit 1/5ème de la taille de son bilan. C’était une opération de sauvetage à haut risque. Du jamais vu.

 

Le tout s’est fait sans aucune perte – du moins officiellement – pour les deux banques… UBS comme pour la BNS.

 

Cette dernière n’est pour autant pas sortie d’affaire. Elle risque d’être fortement mise à contributionimages3.jpg lors de l’éclatement de la bulle sur l’immobilier domestique. Par ailleurs, elle sera prochainement testée par les marchés financiers sur la solidité de son plancher de change EUR/CHF à 1.20.

 

images4.jpgComme la banque centrale américaine (FED) et la Banque Centrale Européenne (BCE), la BNS qui n’a pas su alléger ses réserves de change durant la dernière accalmie dans la zone euro – il lui manquera de la munition – va devoir faire face à d’autres dangers qui arrivent tel un immense iceberg sur le Titanic. Aux déficits abyssaux étatsunisiens ajoutons l’aberration d’une monnaie unique sans Etat. Soit une solide convergence économique, sociale et fiscale. Les politiques préférant laisser le pilotage de l’euro à des « technocrates spéculateurs » issus de Goldmann Sachs, entre autres.

 

L’impressionnante croissance de la « base monétaire » est passée de 7% du produit intérieur brut mondial (PIB), en 1995, à 26 % en 2013 !  

 

Nous entrons à plein pieds en territoire inconnu et ce pour le principal profit d’une poignée de spéculateurs.

Les bilans des banques centrales trinquent et la « guerre monétaire » fait rage. images1.jpg

 

Il est plus que jamais temps de sortir de l’idéologie néolibérale et monétariste. Mais voilà… la puissance des lobbies financiers l’emportent sur des dirigeants faibles et influençables.