04/09/2014

Le terrorisme est avant toute chose une industrie du crime

photo (13).JPGCette semaine, on nous a annoncé que c’était au tour du journaliste Steven Sotloff d’avoir été sauvagement assassiné. Et les médias d’ajouter que le bourreau est un jihadiste de l’état islamique. On nous précise même les détails immondes de l’assassinat. C’est un assassinat et non une exécution. Appelons un chat… un chat. Nous sommes en présence d’assassins qui ne représentent en rien une pensée religieuse et encore moins un noble combat. En filmant cet acte de barbarie, les assassins réalisent leur juteux business. Puisque le sensationnel et l’émotionnel font monter les enchères. Et le prochain journaliste dans cette région à cheval entre la Syrie et l’Irak va s’arracher au prix d’or. Il est certain que ce ne sont pas les mêmes qui ont enlevé Steven Sotloff près d’Alep en Syrie en 2013 et ceux qui ont mis en scène cette mise à mort abjecte.

Entre les premiers et les derniers, la victime a probablement changé de mains à plusieurs reprises. Dans toute la chaîne, la seule motivation des ravisseurs et assassins n’étant que pécuniaire. L’islam n’a rien à voir avec cette horreur. Et les responsables ne sont en rien des jihadistes ni l'état islamique un Etat puisque reconnu par personne. La qualification de « jihadiste » est bien trop flatteuse pour les assassins à qui nous avons affaire. Elle est usurpée. L’islam est une religion de paix et d’évolution dans le chemin de Dieu. On ne saurait l’associer à de sinistres projets meurtriers.

Les journalistes seraient bien avisés de changer drastiquement leur vocabulaire quand ils relatent ces meurtres. Ils ne font que faire monter les tarifs et ainsi les marges de cette industrie criminelle. La lutte contre le terrorisme est aussi une guerre des mots. Evaluer correctement le courant de la violence politique ou mafieuse dans l’habit de l’islamisme dans l’idée de le dévaluer. Il faut disqualifier le phénomène. Lui enlever lumière et écho.

Parce qu’une situation de terrorisme ou infra-guerrière permet de « légitimer » une quantité de méfaits et de crimes qui vont du racket – le prélèvement de l’impôt révolutionnaire, des vols de véhicules, des attaques à mains armées, des trafics en tout genre, des enlèvements et des assassinats. Dans ce microcosme du crime organisé, les pontes quant à eux prennent leurs juteuses commissions, roulent en 4/4 et vivent dans de luxueuses propriétés dans la banlieue de Karachi, au Qatar ou encore à Londres.

Nous sommes bien éloignés de tout acte de foi ou d’une pseudo « guerre sainte ». Nous parlons de criminalité et même de crime contre l’humanité et contre la dignité humaine sur l’autel de profits financiers particuliers.

 

Commentaires

Monsieur Meylan l'article révèle quelques vérités mais qui font sourire malgré tout quand on voit le nombre d'hommes qui en Suisse ,ailleurs ne connaissant pas leur courage,veulent tout changer ,éradiquer la maffia ,voire crucifier leur voisin pour un tout petit rien et que pas un n'ose bouger de sa chaise pour alerter la police ou que pas un ne réagi quand les écolos obligent à des idées stupides et qui sont maintenant reconnues par tous les citoyens victimes de leur profond mépris et égoisme
Pensez vous vraiment que ceux fustigés et à juste prix dans l'article ne savent pas ce qui se passe chez nous et comment cela se passe ?
Si l'occident suit attentivement les faits internationaux eux suivent attentivement ce qui se passe en Suisse et doivent sans doute sourire de toutes ces envolées guerrières
Ce que je fais en pensant à cette époque ou seule une femme comme Jeanne d'Arc aura contraint un pays entier à se bouger le train
Toute belle fin de journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 05/09/2014

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