30/12/2014

VIVRE A UN PRIX !

photo (19).JPGDans notre pays, champion du savoir-faire patrimonial, nous administrons notre existence de la naissance à la mort. Déjà enfant, nous sommes assurés, par nos parents ou par la collectivité pour quasiment tout.

Au point qu'on nous prévoit très précocement des frais dentaires importants. A peine entré dans la vie active, on nous parle déjà de planification de la retraite et d'épargne prévoyance. Nous sommes parés à tout. Le placement en EMS et même la préparation des funérailles sont rapidement servies au menu financier comme second plat. Notre peur première est chaque année la même... Celle de perdre son emploi. Pourtant, le baromètre du Crédit Suisse l'a encore récemment démontré le chômage n'a pas dépassé, en moyenne nationale, la barre des 3% depuis seize ans ! Nous prévoyons tout et nous n'oublions rien.

Sauf peut-être une chose... Celle de VIVRE. Et vivre cela a un prix. Comme pour le nourrisson qui arrive au monde dans la douleur - cris et larmes, être vivant c'est se faire un peu violence. C'est se remuer. Oser l'inconnu et prendre le risque de perdre. Ce n'est en tout cas pas l'inactivité. C'est avoir des rêves. C'est aussi s'exposer à récolter déceptions et frustrations. C'est accepter que nous ne sommes pas parfaits et que les autres ne peuvent pas l'être non plus. C'est entreprendre chaque jour comme si c'était le dernier... Parce que c'est peut-être le dernier. C'est ne pas accepter les situations qui ne sont pas satisfaisantes. Ne pas oublier que le temps est l'élément dont nous disposons le moins. Vivre c'est aussi accepter qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Vivre c'est aussi faire le mieux possible avec ses moyens et son cœur. C'est accepter l'imprévu et même accueillir le changement. Vivre c'est aussi savoir pardonner nos offenses... Reconnaître que rarement le mal est fait intentionnellement. Vivre c'est ne pas hésiter à reconnaître nos erreurs et à ne pas nier ni à minimiser le mal qu'on a pu faire à l'autre. Ainsi, tout le monde en sortira grandi. Vivre ce n'est pas facile. Il faut oser. Le courage c'est comme la liberté ça coûte... Mais le sentiment d'exister et d'être vivant est à ce prix. Alors avant de planifier la suite, osons VIVRE cette année 2015.  

Commentaires

Est-il faut d'estimer qu'avant même d'être nés (examens pas indispensables, en réalité, non ceux en rapport avec le bien-être de la mère et de l'enfant)
on nous désapproprie de nous-mêmes?

A quand une évidente indispensable et incontournable (sinon pires ravages à venir, à prévoir et envisager) prise de conscience nous signalant la nécessité d'une réappropriation de nous-mêmes par et pour... en faveur de l'être humain que nous sommes:

Savoir, Oser dire "non"! tant individuellement que collectivement?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/12/2014

Monsieur Meylan la phrase du nourrisson qui vient au monde en pleurant précède les mots suivants et l'on quitte la terre en riant
Surtout quand on sait les nombreuses photos qui paraitront dans certains livrres d'histoire montrant des personnes âgés courbées et courant par grand froid pour trouver containers afin non plus d'y jeter leurs sacs poubelles mais pour s'y cramponner
les enfants de demain regardant ces photos enregistrées par caméra regarderont leurs parents et diront et vous alors qui êtes sans cesse entrain de nous faire la morale ou qui courez pour rien ,que faisiez vous pour aider nos grands parents ? rire
Hé oui il faut comme vous dites oser bouger ou se bouger et heureusement que nos anciens ont su nous montrer l'exemple
Mes meilleurs vœux de bonne conservation pour 2015

Écrit par : lovsmeralda | 30/12/2014

@Monsieur Meylan en effet vivre a un prix surtout dans le monde d'aujourd'hui ou textos et e-mails resteront le plus souvent sans réponse
Mais c'est un prix que les plus jeunes de demain auront à assumer et seuls
Car eux aussi comme d'autres ados se révolteront et demanderont des comptes à leurs parents.
La roue a toujours tourné et elle tournera encore
De nombreuses qualités ont disparus et elles aussi ont un prix comme la chaleur humaine remplacée par l'arrogance et les nombreux interdits indignes d'un pays qui lutte pour les droits humains
Vous dites il faut oser vivre ,vous auriez pu ajouter, mais en transgressant très rapidement tous les ordres socialistes bientôt pires que les ordres bibliques qui ont baigné notre enfance

Écrit par : lovsmeralda | 31/12/2014

Vivre a un prix!... Très bien!¨

Mais il est des prix qui sont par trop élevés pour que chacun puisse payer. Si vous n'aviez plus les moyens de vous payer votre voiture, vous vous en sépareriez.
mais pour ceux qui n'ont plus les moyens de se payer une vraie vie parce que le prix en est trop élevé et que personne ne veut d'eux, vous conseilleriez donc de quitté la vie ?
Pour le conseiller financier avec MBA que vous êtes, le conseil est facile à donner et à suivre. Plus facile que pour une femme, maman de plusieurs enfants, seule à les élevés et travaillant pour un "libéral" qui paye son labeur de quelques fifrelins tansis que lui-même s'en met plein les fouilles.

Ce qu'a dit Georges Orwell dans sa fable "la Ferme des Animaux", une satire contre le stalinisme: «Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d'autres.» reste également valable dans votre système libéral, même lorsque celui-ci se cache sous le déguisement de l'humanisme.

...Et dans le système actuel, même la mort a un prix!

Écrit par : Père Siffleur | 01/01/2015

Lovsmeralda et Père Siffleur et Myriam ont raison. Une petite descente sur le terrain ne serait pas inutile.

Il y a quelques années, l'un de nos présidents dans son discours, je ne sais plus lequel, demandait aux personnes en souffrance de garder la tête hors de l'eau avec confiance... il ne savait même pas que ces personnes se noyaient déjà.

Ne faites pas la même chose. Soyez différent. Allez voir, expérimenter et rendez compte de ce que vous avez vu, ressenti dans vos tripes.

Sinon, vous deviendez comme eux.

Écrit par : Le Tigre | 05/01/2015

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