26/09/2015

L'Islam n'a pas la paternité de la terreur ni du crime organisé

terrorisme-strategie-internationale-l-economiste-maghrebin-680x340.png*Les leaders auto-proclamés de ce que les médias appellent pompeusement l’Etat islamique – Deach, en arabe – ont pour point commun certain un passage derrière les barreaux. Eh oui, ce sont des repris de justice. En aucun cas, nous avons à faire à une guerre de religion et encore moins à un «djihad». Rappelons que pour l’Islam, le grand djihad est le chemin que l’on entreprend dans l’introspection vers l’acceptation et l’amour. Il est particulièrement recommandé. Alors que le petit djihad est belliqueux. Ce dernier appelle à prendre les armes contre les envahisseurs sur les terres de l’Islam. Dans le cas du groupe «l’Etat islamique» on en est loin. Ce sont des criminels de droit commun et des jeunes provenant d’Occident en mal de vivre qui séquestrent, violent, extorquent, pillent et assassinent des populations civiles en grande partie musulmanes. On peut même dire que c’est l’absence de religion et de foi qui conduit aux mises en scène d’assassinats les plus abjectes.

Une fois de plus, le banditisme s’est emparé d’une zone de non droit – les Zones grises – en l’occurrence à cheval sur la Syrie et l’Irak. Des régions dans lesquelles le crime organisé conduit ses activités illicites quasi librement. D’autres régions du globe souffrent scénario similaire ou l’ont vécu. On pense notamment à l’Albanie, à la Somalie, à quelques îles indonésiennes, à la corne de l’Afrique ou encore à la Tchétchénie. Dans les cas qui nous occupent, ces zones grises se sont créées suite à des guerres civiles ou à de malheureuses interventions occidentales pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons. C’est le cas pour la Syrie et l’Irak. Comme pour le groupe séparatiste basque ETA – voir «Guerre totale en Espagne» reportage pour la Revue militaire suisse (RMS) de votre serviteur, en 2001 – ou pour une multitude d’autres mouvances de la terreur, entretenir un climat infra-guerrier permet l’extorsion de fonds, l’attaque de banques, les vols en tout genre et la perception de «l’impôt révolutionnaire». De cette manne d’argent, de gros bonnets vivent grassement en stationnant leurs 4×4 derrière leurs très confortables propriétés foncières. Il n’est pas difficile d’imaginer que ces bandits – il n’y a pas d’autre terme – n’ont aucune intention à se réorienter et vont jusqu’à leur éradication perpétrer leurs crimes si rentables.

Pour autant, les analystes qui pointent les financements externes et les intérêts criminels avec des Etats souverains ont raison. On pense, en particulier, au Qatar, à l’Arabie Saoudite ou encore à l’ISI – Services secrets pakistanais. Souvent, des intérêts stratégiques – voire particuliers – ont été portés avec le concours du crime organisé.

On se rappelle du couple «militaro-industriel américain – mafia», du débarquement allié en Sicile qui bénéficia de l’appui de Cosa Nostra, de la connivence entre l’armée colombienne avec les barons de la cocaïne dans sa lutte contre le mouvement révolutionnaire des FARC ou encore de l’implication de la CIA et de l’ISI dans la culture du pavot en Afghanistan pour financer la débâcle de l’Armée rouge.

Revenons sous nos latitudes. La lutte contre cette odieuse criminalité est aussi et surtout une guerre de la communication. Et il est incroyable que les médias utilisent des qualificatifs bien trop flatteurs tels que «djihadiste» pour des bandits. Il serait utile, également, de ne plus utiliser les termes se rapportant à l’Islam. Si des zones de non droit surgissaient en Occident, «protestants», «catholiques» ou «évangélistes» avec moins d’historique et de culture démocratiques ne se comporteraient pas mieux. Une fois de plus nous sommes confrontés à des agissements criminels. Ce n’est ni une guerre ni une lutte de libération. Et on citera Hafid Ouardiri, ancien porte-parole de la mosquée de Genève, il y a dix ans: «Il ne faut plus permettre à ces criminels de prétendre agir au nom de l’islam. Nous sommes pris en otage par des gens de l’ombre. Car, malheureusement, certains médias font presque systématiquement l’amalgame. Cela porte préjudice à toute la communauté musulmane qui n’aspire qu’à vivre en paix.»

*Article publié le 5 février 2015 sur www.politeia.ch

L'auteur, officier de renseignements au sein des Forces aériennes, a écrit "USS Quincy", 2004 et "Londres, le 7 juillet...", en 2005

 

Commentaires

"Et il est incroyable que les médias utilisent des qualificatifs bien trop flatteurs tels que «djihadiste» pour des bandits."

Pourquoi ne pas lire la biographie de mahomet écrite par Ibn Hicham?

http://www.coranix.net/biblio/hicham.htm


Ensuite, essayez de retrouver dans le coran les passages affirmant aux croyants, entendez par là les mahométans, que mahomet est le parfait modèle que tout musulman doit chercher à imiter.

Et tout, subitement, s'éclairera dans votre tête.

Un épisode de la vie dissolue de mahomet:

http://www.exmusulman.org/genocide-bani-qurayza.html


Alors, ne venez pas nous dire que le comportement des soldats de l'état islamique n'a rien à voir avec l'islam.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 26/09/2015

@Monsieur Meylan en effet les Templier savaient avec grand art exercer la terreur pour qui ne voulait pas devenir Catholique alors qu'aujourd'hui des jeunes ayant mandat en politique reviennent avec ardeur et font claironner des paroles remplies de terreurs à l'égard du citoyen consommateurs
Du genre il faut utiliser les commerces de proximité ce que nous avons toujours fait ,idem pour nos grands parents avant que la Migros ne s'installa dans nos contrées
Ces mêmes jeunes qui eux vont faire leurs achats sur France ou qui commandent par Internet condamnant de plus en plus des petits commerçants à mettre la clé sous le paillasson
De qui se moque t'on à Berne
La plupart de ces jeunes verts ou écolos ne savent pas ce que c'est que de vivre sans carte de crédit.Qui dit saine économie apprend déjà à gérer son argent avant de le dépenser
C'est ce qui sauva les anciennes générations qui au niveau comptable apprenait déjà à la primaire à gérer leur porte -monnaie
Alors si l'Islam est source de terreurs nombre de jeunes et en Suisse ont compris comment mieux exploiter des peurs irréelles style Giec pour dicter leur loi aux plus anciens
Ces chantages en politiques auréolés de peurs irréelles sont de plus en plus sordides surtout quand on sait qu'elles sont la majorité du temps un test pour permettre le lancement d'un nouveau produit ou nouvelle technologie sur le marché et ce toujours au détriment de ce qui avait déjà été Homologué donc prouvé sans danger sur la santé des consommateus

Écrit par : lovejoie | 27/09/2015

Le problème avec l'islam est le Coran considéré comme écrit par Dieu. Aucun Imam va donc mettre en cause la lapidation et autre barbarie, parce que écrit dans le Coran. Et les bandes de psychopathes islamistes peuvent ainsi justifier la terreur.
La respectabilité des autres religions pour l'islam viendra avec une interprétation actuelle des écrits du Coran. Mais personne ne semble en avoir le courage, malgré le fait que les musulmans sont les premières victimes des barbaries.
En attendant, l'islam ne s'apparentera pas à une religion de paix, même après la disparition de ces psychopathes d'islamistes.

Bien sur que l'islam n'a pas la paternité de la terreur, mais la multitude d'interprétation du Coran permet à quelques islamistes de se donner des excuses pour apporter la terreur.

Écrit par : Glob | 27/09/2015

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