23/08/2016

Il est minuit moins cinq pour rappeler ce que c'est le libéralisme !

IMG_5620.JPGEn premier lieu, le néo libéralisme est un réel poison pour l'économie. Mais qu'est-ce que l'économie ?

Ou plutôt qu'est-ce que la croissance économique qui est censée apporter emplois et prospérité ?

C'est le résultat de la combinaison entre la stabilité juridique et les initiatives individuelles. On dit bien stabilité juridique. Hors cette stabilité salutaire ne peut être garantie que par le droit avec D majuscule. Le Droit valable pour tous. Les néo libéraux et malheureusement une certaine "droite" de notre pays qui réfléchit plus dans le dogme et le spectre de l'inculture ne cessent de taper sur l'Etat. Il est grand temps de revisiter la pensée libérale. Non pas qu'elle ait besoin d'être critiquée voire vilipendée mais au contraire d'être remise au goût du jour. Notre système libéral est le moins mauvais que l'humanité ait connu. Justement tant qu'il demeure humaniste. Pourtant, le ver est dans le fruit. Ce n'est pas même la "gauche toute" voire "la gauche caviar" ou plus communément la "gauche bobo" qui mettent à mal notre système. Celui-ci tombe bien malade sous les actions de sape de la doctrine néo libérale. Néo comme nouveau en grec certes mais avec plus grand chose de libéral.
Simplement et en quelques mots, rappelons ce qu'est le libéralisme. Il y a plusieurs courants de pensée. Les adeptes britanniques de la pensée libérale classique sont pour le moins possible d'interventions de l'État dans l'économie. On y trouve le très célèbre économiste et philosophe écossais Adam Smith dont les néo libéraux ne retiennent - par paresse ou pire par mauvaise foi - que le concept de la fameuse main invisible.
Ensuite, l'école autrichienne postule pour un subtile équilibre entre la marché et l'État. Ils en arrivent même être en désaccord avec les adeptes de l'enseignement britannique et ne voient pas pourquoi l'État devrait se garder d'intervenir à chaque fois qu'il s'agit du bien commun. Comme l'évoque si bien l'énarque Jacques Attali, un gouvernement libéral et responsable a le courage de prendre des décisions qui seront bonnes pour les générations suivantes. A contrario, les néo libéraux sont dénués de notions morales quand ils abordent le marché. Plus préoccupant, ils ne sont pas seulement utilitaristes mais sont aussi schizophrènes par rapport à l'État. Il est à déplorer, entre autres, la crise de la dette et les problèmes environnementaux. Leur vue est à court terme. Leur vision est égoïste. De leur logique de prédation est absente toute considération sociale.

Pourtant, étudier les phénomènes économiques n'implique pas que les autres phénomènes n'existent pas. Pas plus que choisir d'étudier les insectes n'implique que l'on nie l'existence des autres espèces. Là aussi, les libéraux de l'école autrichienne soutiennent eux également qu'il est impossible de distinguer une sphère "économique" d'une sphère "sociale".

Rappelons deux principes fondamentaux :

Il n'y a pas d'économie durable sans un régulateur... l'Etat.

Quand la démocratie ne répond plus aux besoins du plus grand nombre, la dictature revient.

Commentaires

Très bon billet.
Cela me fait plaisir de voir cette dénonciation du néolibéralisme qui semble, dans les partis de droites, prendre le pas sur le libéralisme.
Ce néolibéralisme a fait assez de dégâts.

Puisse une certaine droite vous lire, et revenir à un libéralisme humain que certain n'auraient jamais du quitter, et je pense à une partie du PLR.

Le PLR devrait affirmer fort leur soutien à un libéralisme humain, parce qu'avec eux, on est dans le flou.

L'UDC qui est de courant néolibéral, devrait être le seul parti vu comme néolibéral. Il faut que la vision économique entre l'UDC et le PLR soit clair, néolibéral pour les uns et libéral pour les autres.

Écrit par : motus | 23/08/2016

...J'en profiterai pour ajouter qu'il n'y a pas de libéralisme sans frontière pour le défendre.

Cordialement, S. Montabert

Écrit par : Stéphane Montabert | 23/08/2016

Ne pas se mélanger les libéralismes

Le néo-libéralisme n’est que cela:

«A contrario, les néo libéraux sont dénués de notions morales quand ils abordent le marché. Plus préoccupant, ils ne sont pas seulement utilitaristes mais sont aussi schizophrènes par rapport à l'État. Il est à déplorer, entre autres, la crise de la dette et les problèmes environnementaux. Leur vue est à court terme. Leur vision est égoïste.»

J’ajouterais: la fuite en avant, l’immigration incontrôlée pour exacerber la concurrence sur le marché du travail, les délocalisation à outrance pour augmenter massivement les marges de profit, etc. etc.

C’est tout le contraire de la pensée UDC et des conservateurs. D’ailleurs, si ce courant rencontre l’adhésion d’un très large électorat, c’est parce qu'il n'est pas celui des prédateurs.
Il y a certainement des néo-conservateurs chez les UDC, mais ils sont nettement majoritaires au PLR et dans les milieux économiques.

Désigner la « certaine droite» que vous évoquez, comme néo-conservatrice, n’est que de la pure désinformation. C’est-à-dire: se tromper volontairement de mots pour brouiller les opinions.

Écrit par : Jean Troillet | 24/08/2016

" Il n'y a pas d'économie durable sans un régulateur... l'Etat. "

Etrange qu'un libéral désire que l'état régule l'économie?

Comme dans votre billet précédent. Vous utiliser ce terme de néolibéralisme qui est un vieux poncif des anti-libéraux et qui date déjà du 19ème siècle. Adam Smith était traité de néolibéral par ses ennemis anti-libéraux.

http://www.wikiberal.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme

" une certaine "droite" de notre pays qui réfléchit plus dans le dogme et le spectre de l'inculture ne cessent de taper sur l'Etat."

Mais il est légitime de s'en prendre sans cesse à l'état. C'est l'état qui confisque les droits des individus, C'est l'état qui confisque les libertés individuelles, c'est l'état qui confisque les fruit du travail des travailleurs. Et cela va de plus en plus dans le mauvais sens que dans le bon sens. On ne parle que d'interdiction, d'obligations, de nouveaux impôts, de nouvelles taxes, de réglementations.

" Ensuite, l'école autrichienne postule pour un subtile équilibre entre la marché et l'État. "

L'école autrichienne rejette tout intervention de l'état dans l'économie. Ce sont pour la plupart des minarchistes qui acceptent de l'état que ses fonctions régaliennes.

" un gouvernement libéral et responsable a le courage de prendre des décisions qui seront bonnes pour les générations suivantes. "

Depuis quand un gouvernement libéral est censé penser à la place des individus et de prendre à sa place les décisions de son avenir et de ceux de ses descendances? Jacques Attali raisonne en bon socialiste. Les individus savent mieux que n'importe quel dirigeants et fonctionnaires de l'état de ce qui est bon pour eux. les générations suivantes seront tout aussi mature pour prendre les bonnes décisions pour eux sans l'aide de l'état.

D.J

Écrit par : D.J | 24/08/2016

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