29/10/2017

Pourquoi George Soros finance-t-il les séparatistes catalans ?

IMG_5231.JPGIl n'y a pas une vérité mais des vérités. À l'heure de rétablir les faits, toutes les pistes méritent d'être explorées. En premier lieu et on ne le répétera jamais assez : ce n'est pas l'Espagne qui est divisée mais bien l'Autonomie catalane qui est déchirée. Parce que la Catalogne ne saurait déclarer unilatéralement l'indépendance sans aucune base légale lui permettant de le faire. Encore moins avec une population qui pour sa majorité est prise en otage. Elle n'a aucune intention de se séparer des autres autonomies espagnoles. Pourquoi je parle des autres autonomies ? Parce que l'Espagne ce n'est pas Madrid, ni un pouvoir centralisé mais un tout. Une fois de plus, nous constatons polarisation médiatique qui est tronquée sur un pseudo conflit entre Catalogne et Madrid. C'est un regrettable raccourci. Dans les faits, nous avons affaire à une minorité d'individus qui aboient particulièrement fort. Tantôt, ils sont manipulateurs tantôt ils sont manipulés. Corrompus comme corrupteurs, ils ont fait le choix de se placer dans l'illégalité. Forcer la main à tous les peuples d'Espagne. Surtout à la majorité catalane qui n'a comme préoccupation première d'avoir un travail, une existence sociale, dans la paix et à l'abri de toute manipulation politique. Avec pour socle cette précieuse richesse qu'est la double culture espagnole et catalane. Aux questions pourquoi les non séparatistes n'ont pas participé au référendum illégal et pourquoi les élus ont quitté l'hémicycle pour ne pas voter sur l'indépendance vendredi 27 octobre ? La réponse est évidente. Pour ne pas légitimer toute cette mascarade ces simulacres de démocratie destinés principalement aux médias étrangers. Ceux qui soutiennent les séparatistes affirment que la riche Catalogne est opprimée par l’Espagne. Depuis quand les riches sont-ils opprimés par les pauvres ? Ce préambule pour mettre en lumière deux dimensions à approfondir. La première est quels sont les liens entre les attentats terroristes du jeudi 17 août dernier à Barcelone et à Cambrils - attribués à l'État islamique (EI) - et le chaos actuel ? Il appert les points suivants : il est aujourd'hui difficilement compréhensible que la police catalane n'ait pas pu empêcher la tragédie tant les bévues et le niveau d'amateurisme des malfaiteurs apparaissent aujourd'hui flagrants, dixit le criminologue de renom Xavier Rauffer. J'y reviendrai dans un article ultérieur. Sur le plan de la communication des séparatistes, les retombées de ces attentats "islamistes" sont fructueux : "Nous Catalans victimes collatérales de la politique étrangère désastreuse de Madrid, l'oppresseur de toujours, nous nous sommes débrouillés seuls face à l'adversité." D'autres extrapoleront même que les islamistes, favorisés par les indépendantistes catalans, voient dans la décomposition de l'Espagne le fantasme du rétablissement de Al-Andalus. Les islamistes existent bel et bien. Ils colportent le wahhabisme. Ils en vivent pécuniairement très bien. Ce qui permet de faire le lien avec la seconde dimension. C'est celle révélée en août 2016 par le réputé et internationalement connu quotidien catalan "La Vanguardia" : le spéculateur et milliardaire George Soros a financé des manifestations anti-eurosceptiques et anti-xénophobie à Barcelone, depuis 2014. Plus intrigant, il est finance également des mouvements indépendantistes de Catalogne. Cela en devient ironique d'entendre les "independentistas" anti-racistes catalans alors qu'ils le sont jusqu'à l'os justifier leur séparation d'avec l'Espagne avec l'argument qu'ils constituent une "ethnie" distincte au regard du soutien de leur mécène pour l'immigration massive et le multiculturalisme. C'est avec sa fondation "Open Society" que George Soros a soutenu la dernière vague migratoire en direction de l'Europe, notamment vers l'Allemagne. Selon des documents internes au "La Vanguardia", il a par le biais de ses ONG versé :
- 27 049 dollars au Consell de Diplomàcia Pública de Catalunya (Conseil de diplomatie publique de Catalogne) ; organisme créé par la Généralité de Catalogne avec divers partenaires privés ;
- 24 973 dollars au Centre d’Informació i Documentació Internacionals a Barcelona (CIDOB — Centre d’information et de documentation internationale de Barcelone), un think tank indépendantiste. Le CIDOB joue le rôle de pré-ministère des Affaires étrangères pour la Généralité de Catalogne. Ces montants demeurent modestes pour Soros et sa force de frappe de 25 milliards de dollars. On est libre de penser qu'il y a d'autres versements non documentés par le quotidien catalan. Ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Le financier âgé de 87 ans qui aime se présenter comme un chef d'État sans État, habitué du WEF de Davos, voit dans une Catalogne en proie au chaos mais indépendante l'opportunité d'y établir enfin son ministère. Il n'en est pas à son premier coup. On retrouve l'ombre du spéculateur en Serbie (2000) avec Groupe Résistance (OTPOR) et la chute de Slobodan Milosevic; en Géorgie (2003) et la Révolution des roses dirigée par le groupe Kmara (Assez !) ; en Ukraine (2004) et la Révolution orange avec l’intervention de « L’International Renaissance Fondation » (IRF); au Kirghizistan (2005) avec l’ombre de la « Coalition pour la démocratie et la société civile » (CDCS); la crise migratoire vers l’Europe, les émeutes fomentées par sa filiale « MoveOn » contre l’investiture de Donald Trump.
Avec la Catalogne, il nourrit aussi d'autres aspirations. À savoir la fragilisation de l'Union européenne (UE) - zone potentielle de marchés nouveaux et spéculations à condition qu'il y ait le moins d'État possible - par le biais de la déstabilisation de l'Espagne. Le déclenchement d'un krach boursier qu'il attend depuis l'investiture de Trump pour laquelle il a perdu un milliard de dollars à spéculer contre. Soros fait principalement ses fortunes sur les débâcles financières. C'est un vautour. Quand celles-ci se font attendre il aide à les provoquer. Il ne s'en cache pas. Il ne s’embarrasse pas de considérations morales non plus. Faire de l’argent en spéculant – pour lui, on spécule toujours contre quelqu’un – est un jeu. La vie est un jeu. Pour jouer, il exploite les failles du système. Si ce n’est pas lui qui le fait, un autre le fera. Barcelone et Madrid ont creusé une brèche béante, les années durant. Il est temps de l'exploiter. À présent que les marchés boursiers sont au plus haut faisons-les s'écrouler et empochons nos paris à la baisse. Voilà comment lui est ses acolytes raisonnent. Tête de réseau, il prend plaisir dans les coulisses du pouvoir mondialiste et néolibéral en déployant sa capacité de nuisance. Par ailleurs, il poursuit son "œuvre" inspirée par son Maître à penser le philosophe autrichien Karl Raimund Popper : "Comme il est impossible de prédire le cours de l'histoire, il faut progresser petit à petit par essai voire par erreur, d'où une conception fragmentaire des sciences sociales dans laquelle rien n'est joué d'avance. Au lieu de prévoir un plan d'ensemble pour réorganiser la société, il s'agit, au contraire, de procéder par petites touches, afin de pouvoir comprendre l'effet de telle ou telle mesure, et d'en corriger les inévitables conséquences inattendues."
Pour résumer, comment - en se prenant pour Dieu - bafouer allègrement sur l'autel d'un néolibéralisme sauvage, prédateur sans foi et ni loi le concept de l'État-nation et se jouer des peuples. Il n'est pas seul dans ce cas. La crise catalane n'est qu'une étape et une expérience de plus pour lui et ses comparses. Nous voilà prévenus !

24/10/2017

L'attentat de Malte à la voiture piégée porte atteinte à la liberté de la presse ici en Europe !

IMG_4904.JPG*Lundi après-midi 16 octobre 2017, à Malte, l’attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à la journaliste Daphne Caruana Galizia est révélateur à plus d’un titre.

En premier lieu, l’importance des charges explosives placées sous le véhicule que conduisait la journaliste démontrent que l’objectif était double. Premièrement, ne laisser aucune chance à sa conductrice. Ensuite, en faire un exemple. C’est un acte d’intimidation destiné à l’ensemble des médias de l’île comme au journalisme d’investigation en Europe occidentale. C’est un précédent. Ce n’est pas anodin.

Malte, membre de l’Union européenne (UE) depuis 2004, est, entre autres, connue pour l’opacité de ses ressorts économiques. Les revenus de l’archipel sont principalement générés par son pavillon de complaisance et par le biais de plus de 60000 entités offshore. Par exemple, on y trouve les sièges de toutes les sociétés de jeux de hasard. On attribue également à cette petite république de moins de 440000 âmes des activités illicites. En mai dernier, le quotidien italien “L’Espresso” désignait ce nouveau “Panama” de la Méditerranée comme haut lieu de blanchiment de l’argent de la drogue.

Exacerbée par les limites des médias traditionnels, Daphne Caruana Galizia, conservatrice et femme de droite, avait ouvert son blog “Running Commentary” en 2008. Elle y a dénoncé notamment l’implication dans le scandale des “Panama Papers” de politiciens au plus haut niveau du gouvernement et plus récemment une affaire de blanchiment au profit d’entreprises criminelles situées en Azerbaïdjan. Des ennemis, elle en avait tant dans les rangs du pouvoir – les travaillistes, centre gauche – que dans l’opposition – les nationalistes, centre droite.

Tragiquement, tout était réuni pour que cette mort annoncée se produise. La corruption est monnaie courante à La Valette comme dans l’ensemble de l’archipel. Et tout le monde s’y connaît. On y lave le linge sale en famille. Celle que l’on qualifiait de “Wikileaks à elle toute seule” était l’empêcheuse de tourner rond. La journaliste et mère de famille de 53 ans était régulièrement menacée. Elle ne cachait ni sa peur ni la nature des intimidations qui l’affectaient. Comme le rappelle Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes : “Elle faisait l’objet de menaces de mort. Celles-ci avaient été portées à la connaissance du Conseil de l’Europe, en février dernier. D’autre part, elle subissait un harcèlement judiciaire permanent.”

Les politiques comme les privés de l’archipel s’étaient ligués contre elle. Faute de protection, son “exécution” n’était plus qu’une question de temps. Que le doigt appuyant sur la gâchette vienne de La Valette, d’Azerbaïdjan ou d’ailleurs ne change rien à cette réalité brûlante: le journalisme d’investigation est devenu indésirable. À présent, il sera difficile de fermer les yeux sur la "Malta Nostra."

*Publié le 24 octobre 2017 dans "La Méduse."

18/10/2017

La Côte d'Almeria en Espagne est toujours affectée par le plutonium !

IMG_3777.JPG**Reportage exclusif – Palomares, ce plutonium qui active une mémoire que l’on ne saurait perdre

on 17 OCTOBRE 2017 in ENVIRONNEMENT - FRANCOIS MEYLAN

Lundi 17 janvier 1966, l’un des plus graves accidents nucléaires de tous les temps s’est produit à Palomares, en Espagne.

*PAR FRANÇOIS MEYLAN, retour de Palomares

Pendant trois jours, j’ai parcouru de long en large cette station balnéaire andalouse. Interrogeant les habitants et photographiant les lieux pour comprendre. Que reste-t-il de cette tragique et incroyable histoire, plus de cinquante ans après? En ce jour fatidique, à 9400 mètres au-dessus de la Méditerranée et des côtes espagnoles, un Boeing B-52 du Strategic Air Command entre en collision avec son avion ravitailleur un KC-135 Stratotanker. Les deux avions explosent, tuant huit membres d’équipage. Les autres doivent la vie à leur parachute.

Des quatre bombes H de type Mk 28 – chacune ayant 70 fois la puissance de celle larguée sur Hiroshima – que le bombardier parti de Caroline du Nord transportait, deux dont les parachutes ne se déploient pas, s’écrasent près du village de Palomares. Leurs explosifs conventionnels explosent et dispersent plus de quatre kilos de plutonium sur 250 hectares. La troisième n’est quasiment pas endommagée. La quatrième s’abîme en mer. Elle est récupérée intacte après deux mois et demi de recherches, grâce à un pêcheur espagnol qui la localise. Un habitant de Cuevas del Almanzora qui avait onze ans lors des faits m’explique comment soudainement les fenêtres de son école ont été soufflées par une explosion incroyable. Il s’en souvient comme si c’était hier. Tout le monde était dans la rue pour voir les deux épaves tomber du ciel comme deux feuilles de papier consumées. Cuevas se trouve à onze kilomètres de Palomares.

Mes interrogations sont alors: à qui les bombes étaient-elles destinées? Quel est encore le niveau de radioactivité sur la zone? Comment gère l’administration américaine les conséquences de cet accident aujourd’hui? Comment la population locale vit-elle avec ce passé de victime de l’atome? Pour répondre à la première question, il faut revenir à l’opération “Chrome Dome.” Un programme militaire de l’United States Air Force pendant la “Guerre froide” initié par le président américain Lyndon Johnson. Il impliquait des bombardiers Boeing B-52 chargés d’armes thermonucléaires, assignés à des objectifs en ex-URSS en cas de déclenchement d’un conflit. Jusqu’à une douzaine d’appareils étaient en vol en permanence, chargés de missions de plus de vingt heures au-dessus du cercle Arctique et de la Méditerranée. Démarrée initialement en 1958 sous le nom de couverture de Head Start puis Round Robin, l’opération “Dome Chrome” a commencé en 1962 et pris fin le 22 janvier 1968, à la suite d’un autre accident à proximité de la base aérienne américaine de Thulé, sur le territoire danois du Groenland. Là aussi, contamination de l’environnement et victimes humaines furent minimisées tant par les autorités danoises que par Washington.

La dangerosité de “Chrome Dome” et l’inconscience des dirigeants occidentaux de l’époque ont de quoi interpeller encore aujourd’hui. Comment avoir permis que de tels arsenaux de destructions massives volent au-dessus de nos têtes 24 heures sur 24 ? Cela a duré plus de dix ans! Autre interrogation: il y a-t-il aujourd’hui encore d’autres opérations d’une telle potentialité de destruction que l’on nous cacherait? Quant au niveau de radioactivité actuel, il est officieusement admis être plus important qu’ailleurs en Espagne. Des promoteurs immobiliers poussés par la frénésie spéculative de 2008 en savent quelque chose, qui virent cette partie de la côte d’Almeria déclarée zone inconstructible en raison d’un taux d’américium – un métal classé radioélément dangereux – très largement supérieur au maximum autorisé.

Je me rends sur le lieu de l’une des deux explosions présumées. L’accès y est interdit par le CIEMAT (Centro de Investigaciones Energéticas, Medioambientales y Tecnológicas). Ce qui n’empêche pas de vastes exploitations maraîchères – les pastèques y sont, par ailleurs, goûteuses – ainsi que le cimetière de Palomares de se juxtaposer à la zone interdite. À croire que la radioactivité s’arrête à une clôture de taillis! Notons que cette même agence – qui continue à nier les liens de cause à effet avec les cancers de la région – estimait en 2016 qu’il subsistait l’équivalent d’un demi-kilo de plutonium disséminé sur soixante hectares, soit 50000 mètres carrés de terres contaminées.

Interrogés, les bordiers m’expliquent qu’ici rien ne prouve que le taux de cancers soit plus important qu’ailleurs. Notons qu’en 1971, cinq ans après la catastrophe, seuls cent villageois (6 % de la population d’alors) furent examinés. Vingt-neuf tests de contamination positifs furent écartés car jugés «statistiquement insignifiants». En 1975, la Defense Nuclear Agency (DNA) mentionnait dans un rapport: «Palomares demeure l’un des quelques sites dans le monde servant de laboratoire expérimental, probablement le seul offrant un regard sur une zone agricole.» Interviewé par le “Courrier international” du 21 février 2011, suite à la visite d’une délégation américaine venue mesurer l’innocuité de la zone, le maire de la localité, Juan José Pérez, exprime le raz-le-bol de ses habitants : “Palomares est stigmatisé, socialement et économiquement.” En janvier 2016, le média “Sputnik France” relaie les données du département d’État américain, révélées par Wikileaks. Celles-ci indiquent que la seule surveillance du site contaminé de Palomares coûte 300000 dollars par an! Washington a dépensé des millions pour traiter des conséquences de cet accident nucléaire.

En 2015, les États-Unis et l’Espagne ont décidé de poursuivre leur collaboration dans cette affaire. Le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel García-Margallo ont signé un accord le 19 octobre 2016 grâce auquel les États-Unis s’engagent à prélever quelque 50000 mères cubes de terres contaminées et à les expédier sur sol américain par voie maritime. Pour autant, l’accord n’est pas contraignant et ne stipule aucun délai. On sait seulement que durant la première phase de décontamination, 1400 tonnes d’éléments terreux ont été expédiés vers le centre de retraitement de Savannah River Site à Aiken en Caroline du Sud. Des plants de tomates ont été enterrés ou brûlés. Madrid n’ayant pas édicté de mesures en cas d’accident nucléaire, les protagonistes appliquent les recommandations utilisées par le centre d’essais du Nevada concernant le plutonium et les autres substances radioactives.

Des pressions de toutes sortes pourraient resurgir dans un futur proche. De l’autre côté de l’Atlantique, le cas est déclassifié. Le public a accès aux archives. Des 1600 soldats américains engagés pour nettoyer les lieux de la catastrophe, beaucoup ont été atteints de cancer. Ils parlent. Ils saisissent la justice et demandent des comptes. Pourtant ils étaient protégés par des tenues spéciales et des masques de protection. A contrario des habitants ou encore des 126 Guardia Civil mobilisés pour la même opération. En juin 2016, le journaliste du quotidien “El Mundo” Leyre Iglesias questionne un survivant, le Guardia Civil José Ortiz Hernández. Malade, ce dernier évoque ses collègues décédés de cancer. Ils étaient tous occupés, entre 1972 et 1974, au même poste de surveillance de Llano de Blanquizares, entre Palomares et sa voisine Villaricos. “Nous n’avions ni instructions en la matière ni détecteur de radiation.”

Cette sombre histoire de plus à charge de la dictature franquiste, ne serait-ce que par son opacité et le déni face au risque encouru pas les habitants de la côte d’Almeria, demeure jalousement classifiée par les autorités espagnoles. Quant aux gens de la région, ils veulent tourner la page. Le manque à gagner dans le foncier est considérable. Le tourisme a également souffert. Propos recueillis: “Que l’on vienne dorénavant à Palomares pour ses plages!… Une fois toute la terre contaminée enlevée, on édifiera un musée avec un parc thématique sur les énergies du futur!…”

J’ai parcouru lesdites plages. Elles sont belles et étendues. Sauvages, préservées des ravages de la spéculation immobilière et du béton. Elles sont fréquentées, entre autres, par les mobilhomes et les naturistes. Par endroit, les lieux sont mêmes magiques. Dommage que le plutonium active une mémoire que l’on ne saurait perdre.


*A Palomares, sur le lieu de l’une des deux explosions présumées, l’accès est interdit. Photo Meylan, 15 octobre 2017

**Publié dans "La Méduse", le 17 octobre 2017