10/11/2017

Le deuil...

IMG_5960.JPGQuand le deuil survient dans votre famille vous avez à gérer plusieurs émotions. Du moins, vous le pensez. Vous êtes submergé. La douleur vous frappe. La tristesse vous envahit. En premier lieu, vous réalisez que c'est une partie de vous qui vient de partir. Ce sont des souvenirs qui se mettent à danser dans votre tête, comme dans votre coeur. Surtout, vous réalisez combien c'est une tranche de vie qui vous appartient. Combien le plus profond de votre être est ébranlé. Vous êtes nu. À ce titre, vous vous surprenez à être heurté par une quantité de questions et de réflexions. Certaines peuvent être inavouables. Vous constatez aussi qu'il n'y a pas de manuel. Il peut encore demeurer le diktat coutumier ou populaire sur ce qui est bien et sur ce qui est mal. Mais c'est votre affaire. C'est votre deuil. Et les autres n'ont pas vécu ce que vous avez vécu de bien ou de mal avec le défunt. C'est là que vous saisissez aussi qu'on est tous égaux devant la mort. C'est bien le seul point d'égalité parfaite qui ponctue la condition humaine. Alors que beaucoup trop courent toute leur existence à la recherche de l'égalité la plus parfaite en provoquant heurts et querelles sans réaliser que celle-ci arrivera indéniablement tôt ou tard. Le deuil est probablement le domaine qu'il faut bien se garder de réglementer, d'idéaliser, d'observer, de juger ou même de vouloir maîtriser voire de tenter de contrôler. C'est un nouveau chemin qui vient de s'ouvrir. C'est un saut dans l'inconnu. Ce sont aussi des liens comme des attaches qui disparaissent. C'est autant une libération qu'un vide qui vous envahissent. Ils sont intemporels. Il n'y a pas de normatif qui tienne devant la réalité de la mort. Il n'y a ni espace ni temps établis pour traverser le deuil. C'est intime. C'est personnel. C'est puissant comme cruel. Le libre arbitre demeure. Comment et avec quoi la remplir cette nouvelle vie. C'est une épreuve de plus qui s'ajoute à votre trajectoire. C'est libératoire comme c'est un renouveau. Le cours normal des choses s'impose. Vous venez de gagner quelques marches de plus sur l'échelle de la vie. C'est aussi un rappel. L'échelle en question a une fin.

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