10/02/2017

Quand la rubrique "Réflexions" du 24 heures tombe bien bas !


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Avez-vous suivi la rubrique "Réflexions" du quotidien 24 heures depuis le début de l'année ?

Une rubrique qui pourtant peut être si riche par la diversité des plumes qui pourraient s'y exprimer. Ses tribunes, placées aux premières pages du 1er quotidien romand sont très prisées, avec photo et présentation de l'intervenant à l'appui. 

Eh bien non ! Il nous a été imposé un spectacle des plus pitoyables. Une démonstration - comme si cela était encore nécessaire - que la presse romande n'a même plus besoin du rouleau compresseur numérique pour sombrer. La rubrique qui nous occupe a été littéralement prise en otage sur l'autel des votations fédérales. Plus particulièrement, on nous a imposé jour après jour un échange de tirs croisés entre les partisans de la RIE III et ses opposants. Avec une longueur d'avance accordée pour ne pas dire "prostituée" aux premiers. La mise en scène du ministre argentier vaudois débordant grossièrement sur son devoir de réserve et un Christophe Reymond, directeur du Centre patronal, plus néolibéral que jamais, qui a eu le droit à deux tribunes pour venir "flinguer" publiquement les élus des villes et de l'État qui ne pensaient pas comme lui, et ce sur deux objets de vote distincts. Avec vous Monsieur le Rédacteur en chef, le culot n'a plus de limite. Tout animé que vous êtes de carressser les gens qui ont momentanément du pouvoir dans le sens du poil. De peur, peut-être, de vous trouver sur un siège éjectable.

Mais attention ! Le clou de la médiocrité fut planté quand il a été offert - pour ne pas dire bradé - une tribune à Hani Ramadan. Ce dernier qui, il y a peu, justifiait encore la lapidation. Le directeur d'un centre religieux genevois financé par le salafisme a livré sa science sur la naturalisation de la troisième génération... rien que ça !

Pour rappel, le démagogue vient d'être interdit à deux reprises dans l'Hexagone voisin pour appel à la haine. 

Triste spectacle nous a ainsi été livré par la "feuille de Lausanne", au moment même où disparaissait l'Hebdo.

Arrêtons de parler de la diversité de la presse !

Quand on voit ce que certains en font...