09/04/2017

Terrorisme et violences politiques... Rien ne changera en 2017 !

Cracovie octobre 2016 359.JPG*Le 11 septembre 2001, le monde a subit l'électrochoc de l'horreur. Les attaques des deux tours jumelles à New York ont été une très douloureuse piqûre de rappel et de remise en question, en particulier pour l’Occident. Une sanglante invitation à revoir nos liens avec des régimes totalitaires et moyenâgeux tels que l'Arabie Saoudite ou encore le Qatar qui financent la haine et le dogme religieux. De revoir aussi notre géopolitique des hydrocarbures.
Pourtant, depuis rien n'a été fait. Aucun spécialiste ne voit le bout du tunnel de la violence politique. Pour le français Bernard Squarcini, ex-patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), on est sur un danger imminent qui va persister. Certes, le degré sécuritaire s'est élevé un peu partout. Il ne cessera de le faire. Son prix est astronomique pour l'économie et pour la collectivité.

Notons que la Suisse ne dispose toujours pas d'un plan de mobilisation éprouvé tel que Vigipirate. Et même ce dernier peinera à retenir les quelques 8250 individus radicalisés repérés dans l'Hexagone, selon Le Figaro.

L'incroyable est arrivé, le pire reste à venir. L'organisation criminelle Daech n'est pas encore éradiquée que l'on se demande avec effroi que vont devenir ces milliers de jeunes irakiens, syriens ou libyens sous le joug des écoles du terrorisme.
La problématique des violences politiques au nom d'un certain islam est complexe et diffuse. Elle ne peut s'appréhender que sur plusieurs plans, à la fois. Son combat doit être pluridisciplinaire. L’effort doit se produire tant dans le temps que dans l’espace. Cela doit devenir une réelle priorité nationale. Nous n'avons pas affaire à un combat pour une idéologie mais à des assassinats de masse crapuleux. Ils servent des intérêts particuliers. Terrible, ils ont, à présent, généré des métastases.

Notre monde occidental de consommateurs orientés et auto-référents a des pieds d’argile. On ne le dira jamais assez. Le terrorisme n’est autre qu’une industrie du crime. Trop en vivent confortablement. Les motivations de ses mandants sont toujours l'argent et le pouvoir.

Arrêtons d’être complices d’une politique internationale messianique qui juge unilatéralement quels sont les pouvoirs à soutenir ou non. Cette ingérence crasse est détestable. Elle est même insupportable quand elle vient à armer et à financer les groupes criminels les plus barbares. Par ailleurs, nous gagnerions en sérénité à sortir de l’économie sanglante du pétrole.

Sur le plan de l’éducation, il est grand temps de favoriser le débat et l’instruction publique. Inciter nos médias à faire autre chose que la fabrication d’une réalité. De décider à notre place de ce qui est blanc et de ce qui est noir. Alors que les choses sont le plus souvent grises.

*Texte proposé à la rubrique "Réflexions" du "24 heures", en décembre 2016

  Publié par Orbis Terrae, le 10 février 2017

 

07/04/2017

Le néo-libéralisme et Daech : des similitudes !

IMG_2350.JPG*Tant le courant de pensée néo-libéral que l'organisation criminelle islamiste s'appuient sur l'application totale d'une doctrine. C'est-à-dire, un fascisme.
Pour le premier, le marché est seul roi. Pour le second, c'est une religion purifiée et surtout revisitée. En soit, il y a un effet de nouveauté, recherché dans les deux cas.

Pour les prédicateurs de l'État Islamique (EI), on postule pour un nouveau califat supérieur à tout ce que l'on a connu. Au-dessus du défunt sultanat, au-dessus du clergé saoudien wahhabite et évidemment supérieur au clergé chiite et à toutes autres obédiences. Ce "new" califat irait jusqu'à soumettre Rome et à imposer l'islam au quatre coins du monde. Quant aux néolibéraux, "néo" en grec comme nouveau, ils piétinent à pieds joints toute la pensée libe?rale par la négation ; en plaçant à la tête du système le sacro-saint marché. Au-dessus de l'État, au-dessus de tout et bien entendu au-dessus du politique qui par essence-même a un prix et qui s'achète. Faut-il le rappeler ? Dans la pensée libérale, d'Aristote à Adam Smith en passant par Montesquieu, l'État demeure le seul garant du bien commun et du vivre ensemble. Avec le marché, il doit consister un équilibre et un système chapeauté par le Droit - avec un D majuscule - valable pour toutes et pour tous.

L'EI et le néolibéralisme font siens des zones de non droit. Pour l'organisation criminelle, les zones grises d'Irak, de Syrie et de Libye ont constitué son espace de déploiement et opérationnel. Pour les néolibéraux, exploiter les flous ou les manquements juridiques des États pour ne pas ou très peu payer d'impôts est une activité de prédilection. De même que tenter de privatiser des services jusqu'alors proposés par l'État. On parle, dans les cas d'espèce, des traités transnationaux TISA et TAFTA. Pour eux, le monde est une marchandise.

Bien entendu, tant pour l'EI que pour les néolibéraux - tous deux surfant avec une aisance déconcertante sur les agrégats de la mondialisation, des flux migratoires et de la financiarisation - leur dogme respectif n'est qu'alibi pour leur soif de pouvoir insatiable. L'application fascisante de la "loi" du marché et d'un "islam" littéral et des plus moyenâgeux ne servant en fin de compte qu'à asseoir la domination de quelques uns sur le plus grand nombre.

Autres similitudes: l'art de manier les moyens de communication et un marketing des plus efficaces. Pour ces deux courants, l'un criminel et l'autre sauvage, j'appuie et je persiste, le discours, l'humain est réduit à l'état d'objet, avant que de disparaître en poussière. Nous avons bel et bien affaire à des formes de fascisme, spécifiques à notre ère.
Les deux sont à circonscrire avec la connaissance, la recherche de la vérité et avec le discours. Réveillons-nous !

*Texte publié dans Orbis Terrae, www.orbisterrae.ch

05/04/2017

Le chômage chez les jeunes... une réalité vaudoise !

IMG_6218.PNGLe chômage chez les jeune est une réalité bien vaudoise !*

A un mois du premier tour des élections cantonales – tactique électoraliste oblige, le bilan financier du canton a été publié et commenté. Le « miracle vaudois » continue d’opérer. Comme le commentait la presse du chef-lieu. Le canton continue de bénéficier d’une démographie vigoureuse. Laquelle reflète une croissance économique supérieure à la moyenne nationale. Certes, de quoi se réjouir. Néanmoins, il y a un mais ! Ce Pays de Vaud si riche, si bien loti et si bien administré traine un taux de chômage de plus de 5% chez ses jeunes. Hors, c’est à l’observation de l’échelon le plus faible que l’on mesure avec justesse la santé d’une nation et non à son « élite. » Un canton aussi prospère que le nôtre ne devrait laisser personne sur le carreau. Le prix pour la société est très élevé pour récupérer un jeune en décrochage professionnel. Voire en rupture. Pourtant, les collectivités tout comme les grandes entreprises ne manquent pas. On pourrait aisément intégrer nos jeunes… tous nos jeunes, de la sortie de leur scolarité obligatoire ou de leurs études. Le coût d’un apprenti ne représente souvent qu’une fraction de la rémunération d’un top-manager. Sur ce dossier de l’intégration pour toutes et pour tous dans le monde du travail – on n’apprend plus un seul métier pour la vie, autant s’y mettre tôt – le politique serait bien avisé de trouver des solutions sur trois axes. Le premier étant l’accompagnement des 18 – 25 ans pour se loger, se soigner qui sont des préalables à la recherche efficace d’un emploi. Une sorte de « garantie jeunes » à la vaudoise. Un tel dispositif est fortement encouragé au sein de l’Union européenne. Il fonctionne sur la base d’allocations de recherche. Une incitation concrète au décrochement d’une place d’apprentissage ou d’un emploi. Le second étant une coordination cantonale reposant à la fois sur les collectivités et sur les entreprises. Pour absorber les jeunes demandeurs d’emploi. Quitte à les encadrer. La responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son environnement passe également par là. On ne le répétera jamais assez. Il n’y pas de réussite individuelle durable. L’essence même du libéralisme telle que décrite par Aristote, Socrate, Adam Smith ou encore Montesquieu perdure par le biais de l’humanisme et de la responsabilité sociale. A mon point de vue, on aurait pu demander un effort important aux entreprises arrivées dans le canton dans le cadre de l’arrêté fédéral urgent Bonny. C’est le passé. Le troisième axe de travail demeure et demeurera l’école. La transformer pour aider les enfants à prendre le pouvoir sur leur vie. Comme l’énonce, avec talent, l’auteur et entrepreneur Jacques Attali : l’école ne prépare pas à devenir soi. Elle conditionne pour dupliquer un système existant. Hors, dans un monde en perpétuelles mutations cela ne peut pas marcher. Aussi, l’accompagnement de notre jeunesse, l’implication forte de nos collectivités comme du monde de l’entreprise et la refonte des schémas solaires de l’apprentissage intellectuel comme émotionnel devraient permettre d’atteindre cet objectif. Il est concret et mesurable. Arriver à zéro chômage chez les jeunes Vaudois.

*Les Indépendants Vaudois, Liste 7, arrondissement de Lausanne