20/04/2017

Le journalisme est lui-seul responsable de son destin!

IMG_9835.PNGAlors que ces élections cantonales vaudoises 2017 sont couvertes, par l'ensemble des médias romands, avec un déficit criant de déontologie, j'ai pris sur moi de rappeler qu'il existe une Charte qui fait référence en la matière. Il est encore temps pour certaines Rédactions de la redécouvrir... au risque de disparaître.

*À l’heure où on évoque l’avenir des médias et de la presse écrite en particulier, il est urgent de rappeler qu’il existe des règles pour le journaliste. Elles en font un très beau métier quand il est exercé avec professionnalisme et éthique. La Charte de déontologie de Munich – appelée aussi Déclaration des devoirs et des droits des journalistes – en fixe les contours. Elle a été signée en 1971, à Munich, par les représentants de l’ensemble des fédérations et des syndicats de journalistes européens. Elle s’appuie en grande partie sur la Charte des devoirs professionnels des journalistes français écrite en 1918 et a été remaniée en 1938. Le document qui est devenu une référence internationale, énonce les dix devoirs et les cinq droits du journaliste. On notera la mission première qui est la recherche de la vérité. Le respect de la vie privée, le secret professionnel et la protection des sources d’informations y sont inscrits. Pas seulement, on attend aussi du journaliste qu’il s’interdise le plagiat, la calomnie, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information. En période électorale comme c’est aujourd’hui le cas à la fois dans l’Hexagone voisin et dans le Pays de Vaud, on sera particulièrement attentif au devoir No 9 : « Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. » Autant dire que si la branche poursuit sa dispersion dans le « publireportage bricolé », l’organisation de forums pour annonceurs et le vedettariat elle risque de se transformer, au détour des réseaux sociaux gratuits tels que Facebook, en « réseaux non sociaux mais payants » avec une trajectoire certes brillante mais courte.

*Texte destiné et publié jeudi 20 avril 2017 par le "LausanneCités".