24/04/2018

Faut-il subventionner la presse ?

8AAFC795-232C-42A2-8141-97FDB367A50D.jpeg*La question est revenue cette semaine, suite aux nouvelles manœuvres de rachats de médias par d’autres. La réponse est bien entendu non. À contrario de l’agriculture - secteur stratégique par excellence - et de l’autonomie de notre pays à nourrir sa population en cas de crise, la presse est un produit de consommation comme un autre. Qui doit entreprendre et vivre ses remises en question et ses restructurations. Comme l’ensemble des activités économiques, par ailleurs. La subventionner avec les deniers publics directement ou indirectement ce serait abuser du contribuable mais aussi assoir certains de nos rédacteurs en chef et journalistes dans un oreiller de paresse. À se scléroser et pour certains à continuer à ne pas vouloir entendre. Ne pas vouloir entendre que comme faiseurs d’opinions ils doivent être à l’écoute et au service du lecteur et non le contraire. Que des journalistes moralistes ou qui s’autorisent à penser ce que la masse devrait penser on en veut pas. Que des placeurs de produit ou des rédacteurs en chef en quête de vedettariat encore moins. De la presse qui noircit du papier sur de la polémique, du scoop, en communiquant des émotions au lieu d’informer... très peu pour nous. Quand aux cris d’alarme du principal syndicat des médias qu’est Syndicom sur l’atteinte à la diversité de la presse qui serait le préalable à une information riche, utile et objective... que ni ni. Dix journaux qui utilisent les mêmes sources, qui font du copier / coller et qui pour rester dans la meute traitent de la même actualité et avec les mêmes angles offrent moins que deux seuls journaux qui font du vrai travail d’investigation et qui ne se sont pas éloignés de la Charte de Munich - pierre angulaire du journalisme - à savoir la recherche de la vérité !

*Publié le 20 avril 2018 dans « Les Libéraux. »

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