09/05/2018

Auschwitz - Birkenau discuté en classe...

2E5BFD86-08F3-4BCA-8D9A-C6CEF8A1DCF0.jpegQuelle bonne idée a eue le prof d’histoire Vincent Barbey d’inviter dans sa classe de l’ECG Henry-Dunant, à Genève, un intervenant s’étant plusieurs fois déplacé à Auschwitz - Birkenau... votre serviteur. En guise de clôture de l’une des matières qu’il enseigne en histoire contemporaine. Ce fut l’occasion d’expliquer à une classe de jeunes adultes intéressés et participatifs le fonctionnement des sinistres camps de la mort. De rappeler certains enseignements. L’échange fut riche. En plus d’être le vaisseau amiral de l’holocauste, Auschwitz - Birkenau incarne l’anéantissement de l’autre. De celui qu’on jalouse. Les nazis considéraient certes les Polonais comme une sous-race, ils désignaient les Juifs comme un danger pour leur lignée. En réalité, c’est leur propre absence d’intériorité qui les menaçait. Il fallait alors effacer de la surface de la terre celui qui nous renvoyait à notre petitesse. On commence par le viol de A0F83CAC-5D07-4C8C-B78E-47C9187A46BF.jpegson âme pour finir avec sa suppression physique. De la phase concentrationnaire à l’étape d’extermination, ce fut une organisation criminelle. Les nazis sur ordre de Himmler avaient interdiction de filmer et de photographier. Ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. Peu avant la libération des camps par l’armée rouge, l’ordre a été donné de dynamiter les chambres à gaz comme les fours crématoires. Effacer les traces de l’abomination. J’ai rappelé que ce fut pour beaucoup une fructueuse affaire commerciale. Du pillage des trop nombreuses victimes à l’esclavagisme au profit de l’industrie allemande mais aussi étrangère. L’évolution dans le temps comme dans l’espace est également soulignée. Comment cette bourgade polonaise du nom Oswięcim devient Auschwitz pour, dans un premier temps, mater les intellectuels et l’élite polonais. Devenir ensuite Birkenau l’industrie du crime. Comment ne pas générer un conflit. On sait comment débute l’antagonisme mais jamais quand et dans quelles dimensions il 1E3D14AE-8810-4EBD-A76A-CC38B18088F3.jpegprendra fin. L’occasion aussi de recommander la lecture des classiques que sont « Si c’est un homme » de Primo Levi et « Le journal d’Anne Frank. » De conclure que tout projet basé sur des perceptions raciales devient funeste. Septante ans plus tard, qu’en reste-t-il ? On a tous quelque chose d’Auschwitz-Bitekenau. Un grand merci à ce prof audacieux et à ces élèves sur qui reposent tant d’espoirs.

  1. François Meylan, Genève

Publié sur « Les Libéraux »

Commentaires

"l’anéantissement de l’autre. De celui qu’on jalouse." Quelle erreur d'analyse...
Je ne vois aucune jalousie aujourd'hui dans ma détestation profonde de l'islam et des musulmans. Pas un millipoil. Mais une exaspération profonde face à une société qui nous envahit au mépris du droit, de nos valeurs et de tout ce qui fonde notre vie. Vraisemblablement, les Allemands devaient ressentir quelque chose comme ça envers les Juifs. Jalousie ? C'est bien la dernière des explications.

Écrit par : Géo | 09/05/2018

Bonjour Monsieur Meylan n'oubliez pas les handicapés gazés dès 1923
Et ceci en Autriche
Je rejoins le commentaire de Géo si les camps ont existé c'étai juste pour que la nation Allemande puisse rester supérieure aux autres
La folie des grandeurs n'a aucunement besoin de jalousie pour exister
On en a un bon exemple avec Trump
Bonne journée

Écrit par : lovejoie | 11/05/2018

Les commentaires sont fermés.