05/07/2018

Los Lazos, risque écologique pour la Catalogne !

3118A63A-A950-4F1F-A14A-C72395BB9B62.pngQuand je rencontre Pedro*, à Barcelone, je suis loin d’imaginer que ces morceaux de plastique jaune qu’on appelle élégamment « Los Lazos » recouvrent l’équivalent de plusieurs hectares et qu’on articule le nombre de plusieurs dizaines de tonnes de plastique évacuées régulièrement par des citoyens volontaires. Va-t-on vers une catastrophe écologique ? On ne peut l’exclure. Le plastique jaune arrive à profusion dans l’autonomie, entre autres, par le biais de ces hyper centres chinois dans la zone industrielle de Badalona. Pourquoi ce jaune partout que cela soit sur le domaine privé ou publique ? Il est sensé rappeler l’existence de prisonniers dits « politiques » pour les uns et de droit commun pour les autres. Votre serviteur partage l’avis, tout comme les principales ONG activent dans les droits humains, que des gens qui se sont placés hors de la constitution et ont détournés les fonds publics à leurs fins ne sont pas des prisonniers politiques. Le souci est que ces tonnes de plastique se retrouvent près des cours d’eau quand ce n’est pas directement dans la mer. Leur profusion ne semble se tarir. Les containers des ports de Barcelone et de Tarragone offrent de quoi 94958BEC-B10E-43BC-9BA6-6840D93FC61C.pngplastifier toute la Catalogne en terre des damnés. Heureusement des groupes de citoyens se sont organisés pour lutter à la fois contre l’occupation de la voie publique par des symboles politiques et contre une pollution majeure annoncée. Ils sortent de nuit en suivant des procédures de sécurité bien établies. Pour nettoyer, sur leur temps libre et avec leurs deniers, l’espace publique, les abords des axes routiers et partout où il est possible d’aller, sans trop de danger. Si tout a commencé à partir d’octobre 2017, c’est à présent que ces groupes de citoyens sont organisés en unité de 12 à 40 personnes et par secteur. Les rayons d’action de ces héros de l’anti-pollution est de 40 à 50 kilomètres. Mais il n’est pas rare qu’ils parcourent jusqu’à 170 km, en une nuit, tellement il y a à nettoyer. Et pour Pedro de préciser qu’il y a aussi tout le travail fournit individuellement par les habitants. Les risques qu’encourent ces vaillants citoyens ne sont pas négligeables. Premièrement, il y a les réactions imprévisibles des séparatistes les plus radicalisés. Par exemple, les sulfureux 5E95908B-1CB0-4999-8EED-16ED91BF871D.pngComité de défense de la République (CDR) - structurés tels des paramilitaires - qui n’hésitent pas à menacer et même à frapper celles et ceux qui ne pensent pas comme eux. Plus sournois encore, il y a le risque d’être identifié par une patrouille de la police locale ou par les Mossos d’Esquadra dont de nombreux éléments sont de connivence avec les leaders indépendantistes. Dès cet instant, ce sont les conditions mêmes d’existence qui sont menacées. Et l’ajout de son nom sur la lugubre liste noire.

*Nom d’emprunt

Les commentaires sont fermés.