14/04/2019

Dirigents suisses compromis par l’appareil séparatiste catalan !

84984F7A-C46E-491D-AB0E-79E67C307845.jpegCouplées aux informations parues dans la presse tant en Suisse qu’en Espagne, les révélations du rapport du Tribunal de Cuentas No 1.319 concernant l’argent investi pour des actions extérieures à la communauté autonome de Catalogne, pour les années 2011 - 2017, va, à n’en pas douter, faire l’effet d’une bombe.
On y découvre la montée en puissance de Diplocat en Suisse. Le Consell de Diplomàcia Pública de Catalunya, au cours de l’exercice sous revue, non seulement pilote le « Groupe d’amitié parlementaire helvético-catalan » mais intervient également dans la rédaction des interventions des parlementaires suisses. Entre autres, le lobbyiste installé à la Casa de les Punxes, à Barcelone, fondé le 20 novembre 2012, finance le séjour aux côtés de Puigdemont, les 19 au 21 avril 2017, de quatre parlementaires helvétiques. Il s’agit des conseillers nationaux Mathias Reynard, Yannick Buttet, Lisa Mazzone et Viola Ahmerd. Le coût de l’opération est de 4157 euros. Montant certes non pas excessif, si ce n’est qu’il est question des impôts de tous les catalans. C’est-à-dire aussi des deniers de la majorité sociale qui n’est pas indépendantiste. On ne le répétera jamais assez hors des frontières de Catalogne. Hors de ces quatre parlementaires qui rechignent de s’entretenir avec les partis politiques catalans constitutionnalistes, durant leur voyage tout frais payés par le contribuable, Viola Ahmerd est Conseillère fédérale depuis le premier janvier 2019.

1960F0DB-C750-4F04-A26B-0483E318A1E8.jpegQuant aux trois autres ils poursuivent leurs pressions au sein du gouvernement suisse tout au long de l’année 2017. Notamment avec une interpellation le 7 juin 2017 « Laisse-t-on pourrir la situation catalane ? ». Une fois de plus, l’existence de la majorité sociale de l’autonomie est niée. C’est celle qui se sent autant espagnole que catalane. Pour les élus suisses mentionnés dans cet article, elle n’existe pas. Pire le 27 septembre 2017, on retrouve les politiques Mathias Reynard, Yannick Buttet et Lisa Mazzone au nombre des onze signataires d’une lettre ouverte au gouvernement espagnol. Alors que l’autonomie catalane vient d’être victime d’une tentative de coup d’État fomentée par l’appareil séparatiste, respectivement les 6 et 7 septembre, les élus suisses invoquent les valeurs démocratiques suisses pour fustiger les autorités de Madrid. Ces politiques, vraisemblablement schizophrènes, oublient que dans le pays des montres et de l’argent du corrompu et corrupteur Jordi Pujol on a pas le droit non plus de violer le statut d’une autonomie, ni d’une loi électorale, ni des sentences des tribunaux et encore moins de la constitution nationale. Celle-ci étant la garante du vivre ensemble.

AE0C88F4-56F1-43E8-BC45-DB0700F06624.jpegAutre fait inquiétant est que parmi les sept ministres helvétiques qui conduisent aujourd’hui le destin de la nation de Heidy on trouve, en plus de Viola Ahmerd, le conseiller fédéral Ignazio Cassis lui-même membre de la nébuleuse du « Groupe d’amitié parlementaires helvético-catalan. » On y trouve également la suisse et catalane Béatrice Riand, domiciliée à Sion, dans le canton du Valais, qui ne cache pas son soutien actif aux séparatistes. Est-ce que le fait que Diplocat pilote deux ministres suisses sur sept explique le laxisme vis-à-vis des actions de manipulation de masses et de déstabilisations perpétrées depuis le territoire helvétique à l’encontre de la jeune démocratie espagnole ?

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