12/06/2019

Quand la conseillère à la présidence de la Generalitat séparatiste débarque à Lausanne ce n’est pas pour du tourisme...

E645CD1D-B56F-4E69-8C33-E1E037AE865B.jpegMardi 4 juin 2019, quand la conseillère de la présidence de Quim Torra débarque du vol EasyJet Barcelone - Genève de 17:00 - 1835, ce n’est pas pour admirer le jet d’eau. Mais bien dans le cadre de l’exécution de la feuille de route de Generalite séparatiste 2019-2022 qui consolide les infrastructures et réseaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’autonomie pour la naissance d’une république catalane d’ici 2030.
Ce plan décrit, entre autres, comment il s’agit d’animer les ressortissants de l’autonomie catalane à l’étranger. Cela concerne les étudiants, les émigrés mais aussi les associations culturels. Dans cette constellation, la conseillère Meritxell Budó est venue s’entretenir avec l’influent cercle catalan de Lausanne - Genève. Celui-ci célébrant, cette année, son cinquantenaire. On sait qu’il est complètement à la merci des séparatistes. Ces derniers y invitent des conférenciers, la fugitive Marta Rovira ou encore des journalistes du milieu. Telle que cette référence du journalisme suisse que l’on ne nommera pas qui a publié plus de trente textes pro séparatistes, dans son journal en ligne, sans laisser une seule fois la parole à la majorité sociale catalane non indépendantiste. Mais revenant à l’équipe dirigeante du nébuleux cercle catalan de la rue de Genève 91, à Lausanne. C’est manifestement eux également qui ont réservé et organisé une partie substantielle du 33ème Salon du livre à Genève, du 1er mai au 5 mai derniers. On se rappelle encore comment leur invitée la propagandiste - journaliste spécialisée en communication et relation internationale - Mireia Domènech i Bonet avait fustigé l’Espagne comme État sous influence franquiste ou encore qualifié le parti politique Ciudadanos (Cs) d’extrême droite, tout comme la formation Vox. Là aussi, on s’était étonné de ne voir aucune réplique de l’autorité espagnole.

271F1EB8-B4EE-480C-B726-7E3C56CFE509.jpegLa question se pose alors avec quel argent ? Le centre catalan ne roule pas sur l’or. Il a même dû fermer une partie du mois de décembre 2017. En raison de l’application de l’article 155 dans l’autonomie catalane. Du contrôle des finances de la Generalitat. Les robinets étant fermés. C’est là qu’intervient le faux ambassadeur Manuel Manonelles. Officiellement installé dans la représentation Government of Catalonia, à la rue de la Cité 1, à Genève. Sur place, nous constatons qu’il n’y ait que très peu. Qu’aucune permanence n’y est assurée et qu’il faut laisser nos coordonnées à la réceptionniste du business center « Multiburo » qui abrite cette fausse ambassade. Dans l’espoir d’être contacté par le faux diplomate au revenu annuel de 85000 euros. Les chilles sont confirmés par le très utile rapport du Tribunal de Cuentas. Ce document de 716 pages répertorie les coûts financiers des activités extérieures de la Generalitat entre 2011 et 2017. Et encore tout n’y est pas.

804E2634-5656-4F36-ACD8-680BBE0FB017.jpegOn l’apprenait récemment par voie de presse qu’il était reproché à l’appareil séparatiste d’avoir égaré plus de 7000 pièces comptables. Pour sa part, Manonelles, comme ses autres collègues, dispose d’un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est la précieuse courroie de transmission entre le régime Torra et ses activités de propagande extérieures. Nos recherches permettent de relever les traces de telles officines à Paris, dans les Balkans et dans les pays scandinaves mais également en Allemagne, à Bruxelles, en Autriche, en Italie et aux États-Unis. On estime la présence de ces fausses ambassades catalanes dans une quarantaine de pays. Ce sont des centaines de millions d’euros qui ont ainsi été détournés de leur destination initiale. Qu’en est-il des autorités ? Les « vraies » ? Le service du protocole espagnol est aux abonnés absents. Tout repose alors sur les pays hôtes. En Suisse, « Government of Catalonia » ne figure pas sur la liste officielle du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Normal, la Catalogne n’est pas un État. Mais ce n’est pas pour autant que les autorités helvétiques se pressent à agir. Elles regardent ailleurs. On les a contactées à plusieurs reprises. Le laxisme est sidéral. L’Espagne ne proteste pas. Quelles sont les missions de ces fausses ambassades ? En plus de louer des stands, de recevoir la conseillère Meritxell Budó dans ses déplacements et de lui faire signer le livre d’or. La fausse ambassade permet la soustraction de l’argent public de l’autonomie catalane; de livrer une campagne systématique de dénigrement à l’encontre de la démocratie espagnole; d’acheter des influences - journalistes, politiques, milieux culturels, gens de la télévision et faire croire que l’autonomie catalane fonctionne indépendamment comme un pays à part entière. Le tout sans rendre compte ni à Madrid puisqu’échappe au protocole ni de l’autorité du pays hôte quand celui ferme les yeux. Ce qui est le cas de la Suisse. A voir ce qu’en pensera le président de l’Union européenne (UE) Antonio Tajani à qui nous avons dénoncé le système.

628C3989-8C19-4578-AA74-6A5D7DBFC6C1.jpegQuand à la conseillère Budó et sa garde prétorienne, à bord d’une limousine privée avec chauffeur précédée d’un taxi, après avoir attisé les membres du centre catalan dont elle a snobé les petits fours, elle est allée se rassasier, toujours entourée de sa garde et de Manonelles dans le guindé restaurant lausannois le « Vieux Lausanne » où les mets ne se monnaient rarement en-dessous de 30 euros jusqu’à l’entrecôte à 50 euros et les bouteilles de vins peuvent dépasser les 200 euros. Des renseignements obtenus dans l’établissement public, il s’avère que les huit convives ont généreusement consommés. Allant des bières aux bouteilles de vins agrémentant de succulents plats et jusqu’au Calvados pousse café. Des divers témoignages recueillis, chauffeur de taxi, personnel de sécurité, agence de location de limousine avec chauffeur etc, nous estimons le coût financier de l’escapade helvétique de deux jours de la conseillère Meritxell Budó à quelques 10’000 euros. Pendant ce temps, les Catalans font la queue dans les hôpitaux !

Commentaires

"Pendant ce temps, les Catalans font la queue dans les hôpitaux !"
Peut-être finiront-ils un jour de comprendre que leurs merveilleux rêve d'indépendance ne profite qu'aux politiciens qui l'entretiennent.

Écrit par : Mère-Grand | 13/06/2019

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