06/10/2019

Très bon article de Albert Soler sur les riches « opprimés » de Catalogne, en Espagne

09598EC0-007B-4F60-9FF2-23C3747BD93C.jpegLe journaliste *Albert Soler a publié cet article dans le « Diari de Girona » intitulé :

«Oppression, pour ceux qui travaillent pour elle »

J’ai traduit la version espagnole, que l’on m’a très gentiment remise ce jour, pour la française :

Être opprimé n'est pas à la portée de tous. Il suffit d'ouvrir un peu les yeux quand on visite ces petites villes, près des grandes agglomérations, devenues des quartiers résidentiels, pour voir que plus la maison est grande et jolie, plus le ruban jaune qui orne le balcon est aussi grand. Et il ne manquera pas d'étoiles dans le vent. C'est le foyer d'une famille opprimée, comme l'indiquent les signes extérieurs. Si vous voyez un cas avec une piscine, une extension d'herbe semblable au Camp Nou du FC Barcelone et trois voitures dans le garage, vous pouvez être sûr qu'il y aura aussi de beaux rubans jaunes, des étoiles et peut-être une bannière annonçant au monde qu'ils y vivent opprimés, demandant de l'aide, suppliant quelqu'un pour les tirer de cette situation intolérable.

Il en va de même dans la ville de Gérone, où la prolifération des banderoles sur les balcons, des rubans jaunes sur les façades est particulièrement envahissante, dans le centre, dans les quartiers de la bourgeoisie.

La Rambla, elle-même, un dimanche à midi, est pleine de gens opprimés qui prennent l'apéritif. Moi aussi, j'aimerais être opprimé, mais je dois me contenter d'un salaire de journaliste et vivre dans un petit appartement à la périphérie. Dans mon quartier, comme c'est un quartier de travailleurs et d'immigrés, il n'y a pratiquement pas de personnes opprimées, essentiellement par manque de temps.

Le dimanche, j'aime me promener dans le centre de Gérone et voir tant de gens opprimés avec des rubans jaunes dans la rue, vivre dans des appartements que je ne pourrai jamais acheter et conduire des voitures que je ne pourrai jamais toucher.

Nous, les travailleurs, avons tellement de préoccupations que le sentiment d'oppression nous oublie. Nous aimerions, nous aimerions, nous aimerions. Je m’arrange pour que mon fils Ernest m'accompagne dans ces escapades. Qu’à son jeune âge, il commence à voir qu'il y a des gens différents de ceux qu'il voit habituellement à la maison et dans le quartier.

Je profite de l'occasion pour agir en tant que père, pour l'éduquer. - Tu vois, Ernest ? Si tu étudies, tu deviendras un homme rentable et tu auras peut-être la chance d’intégrer le clan des opprimés. Je lui dis cela avec affection, bien entendu. 

Quand je vais à Barcelone, comme si je prenais le métro, je ne vois aucun ruban jaune. Dans le métro, il n'y a pas d'opprimés, il y a des travailleurs. Les opprimés voyagent en taxi, dans leur propre voiture ou dans un véhicule officiel, comme le président Torra, qui, grâce à un salaire de 140’000 euros, par an, peut se sentir comme le prince des opprimés. Ou comme Joana Ortega, qui vient d'être placée à 70’000 euros, et on nous a seulement dit qu'elle ferait un travail "transversal". Avant, il y avait des dames qui gagnaient leur vie horizontalement, certaines finissaient même par mettre une mercerie, grâce à tant d'heures de travail horizontal. La Catalogne, pionnière en tant de choses, a inventé celles qui fonctionnent de manière transversale, Joana Ortega en est le prototype, mais d'autres vont venir. Joana Ortega, il va sans dire, est aussi une femme opprimée. Transversal, mais oppressé. Avec 70 000 euros par an, l'oppression commence à devenir pénible. Il n'est pas surprenant que l'aspiration ultime des pauvres travailleurs catalans - sans parler des immigrés - soit d'être opprimés. Peut-être devrions-nous démontrer, en revendiquant un peu d'oppression, que ce ne sont pas toujours les mêmes personnes qui l'enlèvent. Tant que nous n'améliorons pas notre triste situation économique, nous devons nous contenter de faire partie des oppresseurs, ou des colons, ou peu importe comment les pauvres opprimés veulent nous appeler.

*Albert Soler, 31 mai 2019, Diari de Girona

Commentaires

Excelente artículo. Los indepes son unos sinvergüenzas. Cambian la realidad cómo les conviene. Se comparan a los oprimidos del tiempo de Gandhi y quieren aplicar la "no-violencia". La verdadera no-violencia' su espíritu, su fuerza moral y espiritual no saben ni lo que es y en que situación se vive. Quieren imitar el movimiento de liberación de Hong-Kong contra el totalitarismo chino y no se dan cuenta que viven en una demacracia de inmensa libertad, la más avanzada del mundo. Se dicen desfavorecidos economicamente, y tienen los mejores sueldos, la más grande ayuda financiera en España. Se inventan un derecho de autodeterminación y no se dan cuenta que éste derecho está reservado a pueblos colonizados en países del tercer mundo. Tienen la mentalidad británica en la UE, solo "cherry picking", cojer, pedir, lloriquear, recibir sin sentido de solidaridad ni de responsabilidad alguna. Ahora quieren probar la violencia, el terrorismo, porque están perdiendo toda credibilidad en Europa y en el mundo entero. Dan pena.

Écrit par : Rafael | 07/10/2019

Esa es la auténtica realidad catalana. Y también, es la misma en Vascongadas, y en todas las comunidades que gobiernan auténticos sinvergüenzas y locos supremacistas. Se creen intocables, pero olvidan que no son dioses.

Écrit par : Pilar | 08/10/2019

Se trata de una valoración jurídica; de la incardinación de los hechos en tipos penales preexistentes. En el delito de rebelión hay dos requisitos; la voluntad de alterar el orden constitucional y el empleo de la violencia.El primero de ellos es evidente porque se pretendía la segregación de una parte del territorio nacional y el cambio en el mismo de un régimen monárquico por otro republicano, En cualquier caso la sedición es mucho más que la simple alteración del orden público y las penas van a llegan hasta los 15 años y lo que es más importante; la inhabilitación absoluta paar empleos o cargos público hasta 20 años.
Hasta que no se publique la sentencia (al parecer mañana lunes 14 de octubre) todo son rumores. Me parece que en todo caso los magistrados habrán cedido posiciones para acomodarse todos y que la sentencia pueda ser por unanimidad; es decir. sin votos reservados.
Pronto lo sabremos

Écrit par : Lurdes | 13/10/2019

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