05/12/2019

Lettre ouverte à François Paradis, assemblée nationale du Quebec

D725CCFD-581A-420C-A4BE-14D3B410E08B.jpegÀ l’intention de Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Quebec, François Paradis et de ses collègues (courrier postal et e-mail),

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Votre motion sur la Catalogne a retenu notre meilleure attention.

Nous vous écrivons au nom de l’association suisse, siège à Lausanne et enregistrée au Registre du commerce RC, Catalunya peuple d’Espagne CPDE.

Apolitique et humaniste, notre entité dénonce la résurgence du nationalisme et du suprémacisme dans l’autonomie catalane, en Espagne et en Europe.

Comme vous êtes censés le savoir, ce sont de véritables poisons qui trop souvent conduisent sur le chemin de la guerre.

E53689C0-5265-4834-ACBD-432662496C55.jpegEn premier lieu, il serait plus adéquat de mentionner autonomie catalane en Espagne au lieu de Catalogne parce que c’est de cela qu’il s’agit.

Ensuite, il est bon de rappeler que lors des élections générales des 28 avril 2019 et de celles du 10 novembre dernier, les formations séparatistes catalanes ont chaque fois obtenu moins de 42% des suffrages. Elles ne représentent pas la majorité sociale. Elles ne l’ont jamais eue.

C’est, selon les dires du président non élu et suprémaciste Quim Torra - ce dernier affirmant que les espagnols et catalans non séparatistes ont une tare dans l’ADN, ce qui a poussé quelques leaders séparatistes à tenter le coup de force des 6 et 7 septembre 2017. Manœuvres au Parlement catalan qui ont conduit au fameux référendum illégal du 1er octobre 2017.

Une tentative de coup d’État en règle contre la démocratie qui dans notre pays la Suisse est punie par l’emprisonnement, article 265 du Code pénal.
Le tout étant entouré de malversations et d’achats d’influences.

CB16EA5F-8D70-4C6D-B792-61BD543C858B.pngQue s’est-il passé les 6 et 7 septembre 2017 ?

Une courte majorité parlementaire séparatiste, ne représentant toujours pas la majorité sociale catalane, en raison d’une loi électorale accommodante, a décidé de gouverner sans l’opposition. De violer la Constitution. De violer le statut de l’autonomie. De ne pas même respecter la majorité qualifiée et requise des deux tiers pour passer en force une espèce de mini constitution instaurant Carles Puigdemont comme despote. Lui octroyant le pouvoir de contrôler à sa discrétion les futurs présidents des tribunaux. Dans le même texte, entre autres, il est fait mention que quelque soit le taux de participation au référendum illégal, il suffit que le « oui » l’emporte par majorité simple pour que l’indépendance soit proclamée dans les 48 heures. On y découvre aussi que les futurs ex fonctionnaires de l’Etat espagnol ne pourront pas postuler au sein de la nouvelle république catalane et qu’aucun parti indépendantiste ne sera toléré.

Bref, les jalons d’un système totalitaire étaient posés.

Le Tribunal suprême, à Madrid, n’a pas jugé des idées et encore moins des opinions politiques. Ce sont des crimes et des délits qui ont été sanctionnés.
En Espagne, démocratie moderne, membre à part entière de l’Union européenne (UE), membre de l’OTAN, partenaire politique et économique de la Suisse, il n’y a, à notre connaissance, aucun prisonnier politique mais bel et bien des prisonniers de droit commun.

71CA0422-F551-461A-BFFC-83D2013F73FD.jpegVu ce qui précède, nous vous rappelons le principe de priorité à l’innocent.

Celles et ceux que vous semblez soutenir par le biais de votre récente motion sont celles et ceux qui imposent à leurs voisins - non moins catalans et espagnols - de devoir choisir entre les deux. Que fait-on, dans ce cas, du monde multiculturel ? Que fait-on des valeurs humanistes et progressistes ?

Ce sont aussi celles et ceux qui coupent illégalement les routes et autoroutes, occupent les gares ferroviaires et l’aéroport. Ce sont encore celles et ceux qui lancent des cocktails molotov et des billes d’acier sur la police. Qui saccagent les commerces.

En Suisse, État prospère et jouissant d’une démocratie directe, nous sommes sensibles à la double et même à la triple culture.
Notre pays s’est construit grâce au mélange culturel et à l’apport précieux de l’immigration.
D’autre part, nous encourageons les principes de solidarité et de péréquation financière entre nos différents cantons.

Bref, nous sommes aux antipodes des discours nationalistes et suprémacistes de Monsieur Carles Puigdemont et de sa horde.

En vous souhaitant, une bonne réception et lecture de cette carte ouverte, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, en l’expression de notre plus parfaite considération.

François Meylan
Président, fondateur
Pour le Comité
Catalunya peuple d’Espagne CPDE
Lausanne

Commentaires

Exactamente, Puigdemont y compañía que se vayan a tomar el pelo a otra parte, si se lo consienten.

Écrit par : Pilar | 08/12/2019

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