09/12/2019

Catalogne : à quoi joue le Club suisse de la presse ?

1DE61AD1-A4B7-46B7-99D1-F63417661975.jpegLe sélect Club suisse de la presse poursuit sa propagande séparatiste !

Mardi 10 décembre 2019, à Genève, l’appareil séparatiste et suprémaciste catalan aura, une fois de plus, une tribune de choix.

Le « Club suisse de la presse » (CSP) a déjà fait le coup, l’an dernier à la même période. Organiser un parterre de leaders séparatistes catalans en les personnes de Carles Puigdemont, Marta Rovira ou encore le lobbyiste Nico Krisch, connu sur les réseaux sociaux pour déverser régulièrement son fiel sur l’Espagne, sans aucun contradicteur. Faisant la promotion de leur vérité sur la crise catalane. On est très loin du journalisme d’investigation et de la recherche de la vérité. À l’époque, l’échange de courriels entre votre serviteur et Guy Mettan, l’ancien directeur, avait été virulent. Mettan considérant Puigdemont et Rovira comme des victimes d’une oppressante dictature espagnole. Hors, dans les faits, il n’en est rien. Les deux fugitifs étant à l’origine de la tentative du coup d’État des 6 et 7 septembre 2017.

E5FDB0D9-8D01-4156-82B8-8506314F1C6B.jpegLe premier étant le légataire désigné d’une bourgeoisie catalane corrompue et corruptrice... une partie, pas toute heureusement.

La seconde est la secrétaire générale d’une formation politique d’extrême gauche d’obédience marxiste-léniniste que personne ne voudrait en Europe. La gauche républicaine catalane (ERC) qui ne fut pas étrangère à l’installation des premiers camps de concentration, dans l’autonomie catalane, en 1934, et des tueries de masses conduites et permises par le président catalan Lluís Companys.

Il y a un peu plus de deux ans, l’autonomie catalane, en Espagne, était victime d’une attaque en règle contre la démocratie et contre les quelques 5,4 millions de catalans et espagnols non séparatistes. Soit, la majorité sociale catalane dont l’existence est tue par nos médias.

F4D9A2BA-538F-455B-AE1F-47C6EFF23504.jpegCe mardi, Pierre Ruetschi, nouveau directeur du CSP, réunit un parterre de huit intervenants au nombre desquels on trouvera Jaume Bardolet, un coordinateur du lobbyiste Assemblée nationale catalane (ANC) qui ne représente que les séparatistes et non pas tous les catalans. C’est cette entité qui encourage les pompeusement nommés Comités de défense de la République (CDR) sur le chemin de la violence et de la guérilla urbaine dans les rues catalane. Nous les avons du reste dénoncé à la Cour européenne des Droits de l’Homme. La stratégie de communication à l’international est très bien rodée :

1) S’exprimer au nom de tous les catalans même si on est illégitime pour le faire;

2) Passer sous silence l’existence de la majorité sociale catalane non séparatiste;

3) Faire croire que l’Espagne est une dictature fasciste (plus le mensonge est répété plus il s’incruste).

C266415F-645B-46E1-9CC3-F6EA23C0EAAE.jpegEst également annoncée, Elena Jiménez-Botías, membre de Òmnium Cultural. Il est question d’un autre lobbyiste bien connu pour la production et la diffusion de clips-vídeos dignes des manipulations des masses des pires dictatures. Comme ce fameux clip qui présentait les rues de Barcelone en guerre comme celle de l’Ukraine durant les affrontements armés avec le voisin russe. Le ministre espagnol des affaires étrangères Josep Borrell l’exprime, on ne peut plus clairement : il faut être mal de la tête pour prétendre qu’il y a de l’oppression à Barcelone. On ne saurait pas si bien dire. Du reste la Cité de Gaudi est à majorité constitutionnaliste et est fortement encrée, tout comme l’artiste, dans la culture et dans l’histoire de l’Espagne.

En plus d’une basque Begoña Axta représentant un observatoire des droits humains s’ajoute d’autres intervenants pseudo spécialistes des droits humains et même des droits linguistiques. Sur ce point, on connaît la rengaine :

73836F6B-675A-4671-85E5-C3DCFFCEB939.jpeg« L’Espagne nous empêche de parler catalan ! » Alors qu’il n’y a rien de plus faux. 

Quant aux droits humains, que les leaders politiques respectent la Constitution - le ciment du vivre ensemble, le Statut de l’autonomie et encore l’obligation d’amender un nouveau projet de loi ne font-ils pas partie du minimum que l’on est en droit d’attendre dans le domaine ? Et que ces mêmes élus ne s’adonnent pas à des malversations et à des détournements de fonds publics ne font-ils pas partie aussi des droits humains ? Et que les commerces comme les citoyens ne partageant pas le dessein de la sédition ne soient pas discriminés fait aussi partie des droits humains me semble-t-il. Il n’y a pas de prisonniers politiques en Espagne. Il y a des politiques corruptibles et corrupteurs qui sont en prison pour des violations du code pénal. Ce n’est pas la même chose.

En Suisse, sans tenir compte des malversations, ces gens tomberaient sous le coup de l’article 265 du Code pénal - Crime contre l’État ou contre la défense nationale. La peine est aussi la prison. 

111235E8-D716-4544-8DBB-EB00B1AB21C5.jpegTout ce beau monde tiendra une conférence de presse tirant à boulets rouges sur l’Espagne, démocratie très bien notée par les institutions officielles et sérieuses, et partenaire politique comme économique de la Suisse.

On est en droit de se demander à quoi joue le Club suisse de la presse. Il est encore temps pour tout les amoureux de la démocratie et du bon journalisme d’investigation - à contrario des communicants et propagandistes - de se manifester en lui écrivant. En protestant contre de tels événements totalement orientés et servant les desseins d’un appareil séparatiste qui cultive le suprémacisme et la xénophobie en Europe.

Nous sommes confrontés à une idéologie totalitaire d’exclusion. Nous sommes tous concernés !

Ci-dessous, mon intervention sur la question dans le quotidien espagnol et catalan « elCatalan »

https://www.elcatalan.es/el-selecto-club-suizo-de-la-prensa-continua-su-propaganda-separatista

Commentaires

Deben jugar a justificar grandes sueldos para gastarlos en un país agradable como Suiza, y pasar un rato distraído con los españoles separatistas que nunca se separan. Pobres víctimas que mal viven!! Buena exposición, Sr. Meylan.

Écrit par : Pilar | 09/12/2019

Como decimos en España," Reunión de pastores, mortandad de ovejas". No se reúnen para la paz y el progreso de los pueblos. Se reúnen para la división y el odio entre la población. Lástima que en el Club Suizo de la Prensa no perciban el veneno implícito en estos representantes de la destrucción de España. Gracias, señor Meylan por su labor incansable en favor de la democracia española.

Écrit par : María Salinas | 10/12/2019

Cómo mienten cuándo saben que no les van a cuestionar. Y qué caras ponen cuándo les cuestionan sus mentiras. Si hubieran podido habrían usado la violencia, los insultos y los gritos con amenazas. Muchas gracias, Sr. Meylan. Lo no podemos decir a muchos políticos españoles.

Écrit par : María | 10/12/2019

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