02/01/2020

Mes vœux pour 2020 sur la question catalane

« Mes vœux pour 2020 ou le retour à la réalité »

En premier lieu, prétendre que le marionnettiste Jordi Cuixart est un prisonnier politique c’est dégueulasse pour les vrais prisonniers politiques existant de part le monde. À aucun moment, Cuixart ne s’est soucié pour la majorité sociale catalane opposée à toute idée de sédition. Égoïste et narcissique, le manipulateur n’a suivi que son instinct de prédateur avide de pouvoir. Criminel il l’est en Espagne comme il le serait aussi en Suisse, en vertu de l’article 265 du Code pénal - Crime contre l’État.
L’appareil séparatiste et suprémaciste catalan a comme double finalités : d’une part, l’instauration d’une république versus régime totalitaire d’idéologie bolivarienne incarnée par des formations politiques comme l’ERC, la CUP et Unidas Podemos; d’autre part, de contrôler la justice pour permettre à quelques bourgeois et affairistes catalans de ne pas devoir rendre compte sur des années d’affaires de corruptions, de malversations et d’achats d’influences.
La surprise pour cet appareil séparatiste et criminel fut bel et bien le réveil de la majorité sociale catalane et espagnole en date du 8 octobre 2017. On peut encore remercier celles et ceux qui ont initié cette massive mobilisation, sur l’autel de la démocratie et de la liberté, pour dénoncer la tentative de coup d’État des 6 et 7 septembre 2017 et la mascarade de pseudo référendum du fatidique 1er octobre qui s’en est suivi. Ces millions de familles multiculturelles attachées aux valeurs de l’ordre constitutionnel, des valeurs fondamentales du vivre ensemble et de l’ouverture sur le monde ont failli se retrouver à l’extérieur de leur pays l’Espagne, à la merci du despote Carles Puigdemont, de son projet de régime dictatorial, d’une police politique les Mossos pour la République et d’une corruption généralisée. Deux choses sont à déplorer : le réveil aurait dû se faire beaucoup plus tôt et la majorité sociale catalane - réelle victime d’un appareil xénophobe et sectaire - n’est toujours pas entendue à l’étranger ni en Espagne. Par ailleurs, les légitimes sentences du Tribunal suprême, à Madrid, prononcées le 14 octobre n’ont pas bénéficié au rétablissement de la vérité historique. Celle-ci étant reléguée par l’imposition dans les rues catalanes du plan Tsunami Democràtic, finalisé le dernier week-end d’août à Genève et coordonné aussi bien depuis Waterloo, en Belgique, qu’en Allemagne.
Le ver est dans le fruit. C’est le minimum que l’on puisse dire. Les complices de l’application de ce plan de soumission de la majorité sociale catalane sont aussi bien la maire de Barcelone, Pedro Sanchez par son inaction, la diplomatie du mensonge et des achats d’affluences d’une Generalitat à la hauteur d’une république bananière et de la ressuscitée Diplocat. N’oublions pas l’Assemblée nationale catalane (ANC) qui sera un jour inscrite sur la longue liste des organisations terroristes.
Quant aux Espagnols, beaucoup ont cessé de l’être. Comme si ils sentaient loin, très loin du drame frappant la terre de leurs ancêtres. Hors celui qui oublie d’où il vient se condamne lui et ses descendants aux plus redoutables névroses. Souvent en première ligne de front, j’ai beaucoup plus appris sur la vil nature de l’homme en côtoyant la partie dite constitutionnaliste que l’appareil séparatiste. La première étant handicapée par des individus recherchant profits personnels et publicité - politiques aux discours vides, répétitifs er aux mises en scène autant ridicule qu’inefficace inclus. Le second étant un mouvement sectaire d’endoctrinés et manipulateurs. Le tout étant, à son tour, manipulé par les réseaux bourgeois catalans qui ont lavé leur argent, durant quarante ans, dans quelques paradis financiers. Comme ils ont aidé à lavé la caisse noire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Quand à l’Esquera republicana catalana (ERC), cette triste formation expansionniste qui a ses bureaux aussi bien à Perpignan, aux Baléares, à Valencia qu’à Vic ou à Berga aucun autre pays d’Europe n’en voudrait. Le constat est triste. Mais il ne saurait être autrement. Ces dernières années, celles et ceux qui étaient sensés défendre l’unité de l’Espagne n’ont pas même compris l’essentiel. On ne peut faire du business et de la politique durant des années avec ceux qui veulent vous détruire. L’appareil séparatiste a déclaré ouvertement la guerre au royaume ibérique depuis 2012 et a ouvert des fronts dans plusieurs pays sans que Madrid et encore moins la majorité sociale catalane ne se défendent. C’est le principal tort de la dernière : ne pas vouloir comprendre que cette guerre de la communication est bien réelle et qu’elle se conduit autant à l’étranger que dans l’autonomie catalane. D’ailleurs les coups de boutoirs les plus douloureux ont été donné depuis Bruxelles, depuis l’Allemagne, depuis Berne, Genève et tout récemment depuis Luxembourg. Combien de fois Madrid aurait dû prier les ambassadeurs suisses, belges et allemands se faire leurs valises et de dégager et ne l’a pas fait ? Comment peut-on respecter un pays qui ne se respecte pas lui-même ?
Qu’on fait les partis politiques traditionnels hors d’Espagne ? Rien ! Leur unique souci fut de capter les votes des expatriés, lors des élections générales à répétition.
Et à présent ? Pour 2020, il serait grand temps d’oser employer les mots justes. Il est impossible de combattre quelque chose que l’on peine à définir. L’Espagne est en guerre. Elle a été attaquée. Elle est non seulement en droit de se défendre mais a aussi l’obligation de la faire. Elle doit urgemment renforcer ses opérations extérieures. Non pas en Bolivie mais en Suisse, en Allemagne, en Belgique et dans le sud de la France. Là où s’articulent principalement ses ennemis qui veulent sa destruction.
Quant aux gens qui s’estiment encore espagnols ou attachés à ce qu’elle peut représenter, il est plus que jamais le temps de passer du mode avoir au mode être. Oser être acteur et non plus victime. Cela ne s’arrangera pas avec le temps. Il n’y aura pas d’intervention divine. Oser regarder les choses telles qu’elles sont et non comme on voudrait qu’elles soient amèneront de meilleurs résultats. Le projet de république bananière catalane est un fantasme criminel qui n’existe pas et qui est porté par des individus qui ne sont pas plus catalans que vous et moi. Dans tous les cas, qui n’ont aucun droit ni légitimité à s’exprimer au non de tous les catalans. La posture de toutes et de tous doit foncièrement changer. Chaque matin que dieu nous accorde, on doit se demander ce que l’on fera, au cours des prochaines 24 heures. C’est avec l’état d’esprit adéquat que l’on vaincra l’infamie. Et tout le monde, vraiment tout le monde peut être utile et même décisif dans cette guerre contre le totalitarisme, le suprémacisme et contre le crime organisé. Parce que l’on parle bien de crime organisé en toile de fond. Écoutez et écoutez, à nouveau, les comptes rendus de ce lundi 30 décembre 2019 : Pedro Sanchez est sur le point de vendre le pays et ses gens à ceux qui veulent l’assouvir. Ils sont nombreux. De la nébuleuse de George Soros, à la gauche de salon dégénérée, au crime organisé en passant par des idéologies de destruction telles que déjà mentionnées telles que bolivarienne ou suprémaciste. Et la porte-parole de l’ERC réussissant à expliquer qu’il y a un problème politique entre l’État espagnol et son pays la Catalogne. Tout est dit dans cette affirmation ! L’ennemi considère qu’il a déjà gagné. Et il veut continuer à nous faire la guerre en toute impunité. Que nous lui répondions sur le plan politique seulement. Hors il y a un temps pour la politique et un autre pour la guerre. Nous nous trouvons dans le second. À Catalunya peuple d’Espagne, c’est jour et nuit que nous combattons pour elle. Parce que les politiques, même les plus médiocres, ne sont que de passage. Alors que la terre de nos ancêtres comme celle des générations à venir ne saurait souffrir éternellement pour la faute de quarante ans de corruptions catalanes et espagnoles.
Je souhaite, pour la nouvelle année, en mon nom et au nom de l’association suisse et apolitique Catalunya peuple d’Espagne CPDE, à tous les gens encore concernés de près comme de loin par l’Espagne et par ce qu’elle représente comme pour ce qu’elle a représenté d’être en mesure de savoir la défendre avec fermeté et avec cœur.

François Meylan
Président et fondateur
Catalunya peuple d’Espagne CPDE
Lausanne

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