10/01/2020

L’imposture du Parti socialiste catalan...

95D8A97F-7234-4AD1-8B13-E150D70494B9.jpegRéflexion d’Andrés Palomares Denia*

Historiquement le Parti socialiste catalan (PSC) a été la "section féminine" du nationalisme catalan. Sa mision a toujours été celle de détourner et de neutraliser le vote de gauche du petit peuple majoritairemente hispanophone (de langue maternelle espagnole) au profit de la bourgeoisie catalane et du projet nationaliste.

Pendant des années les gens de gauche originaires d´Andalousie, de Murcie, d´Extrémadure, etc, votaient le PSC croyant voter pour Felipe Gónzalez, alors qu’ils le faisaient en réalité pour Jordi Pujol. Le niveau de conscience et de culture politique a toujours été lamentablement très bas dans ces couches sociales. Je connais ça de près.

6F39CA16-D3E4-4624-BF56-5DD16DCB87CB.jpegLe drame de cette population est son état de confusion et d´aliénation. Une partie de celle-ci vote à gauche pour des raisons sociales et économiques (parfaitement compréhensibles et légitimes), voire pour des raisons d´ordre mental difficilement explicables, sans se rendre compte que ses intérêts ont toujours été complètement délaissés, voire trahis, par la gauche catalane, aussi bien par la gauche soi-disant constitutionaliste comme par la gauche nationaliste (et donc indépendantiste), qui considère la population non catalane d´origne (les classes les plus basses de la société catalane en géneral) comme des colons au service d´une puissance étrangère qui occupe illégitimement une Catalogne autrefois indépendante et libre, aujourd´hui opprimée et spoliée par l´État espagnol.

56C9DB19-D647-47E8-8ED7-47A3CC0746D4.jpegCette population n´a jamais su s´organiser politiquement en vertu de ses propres intérets de classe et "ethniques" (en défense de sa propre particularité culturelle et identitaire). Elle a cru pendant des décennies qu´elle était suffisemment représentée par le PSC (que beaucoup considéraient comme une succursale du PSOE) et par le PP de Catalogne (qui a toujours cédé aux chantages et aux menaces du nationalisme catalan et a été longtemps prisonnier de ses compromisions avec le pouvoir local pour gouverner à Madrid).

À mon avis, l’apparition on du neuf parti libéral Ciudadanos Cs - tantôt centre-droite tantôt centre-gauche - a été précisemment une reaction contre cet état de chose. Mais c´est tout à fait insuffisant, on le voit bien, pour contrer une situation qui est aujourd´hui dans une autre phase. Cs est aujourd´hui ce que l´on pourrait nommer "une politique en retard". Son discours est encore trop mou pour faire face au défi du nationalisme catalan qui, avec maintenant la complicité du prochain gouvernement de Pedro Sánchez, aura la route libre pour imposer son programme et son agenda.

*Nom d’emprunt 

Commentaires

No vamos a dejar de luchar por nuestro país. No nos quedaremos quietos mientras buscan demoler un país libre y democrático.
Eva Sanz

Écrit par : Eva Sanz | 14/01/2020

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