12/12/2019

Des liens d’affection très étroits entre le FC Barcelone et le dictateur Franco !

A56236CC-320B-4DC0-997E-4D116AFC14CF.jpegFM : La devise du FC Barcelone, appelé communément le Barça, est Mes que un club (« Plus qu’un club »). D’autre part, il finance ouvertement, entre autres, lelobby séparatiste Diplocat dans ses activités subversives internationales. Cela voudrait dire que le Barça fait autre chose que la promotion du sport ?

Nicolas Klein : Le FC Barcelone est un organisme politique depuis plusieurs décennies et il le revendique d’ailleurs aujourd’hui. Beaucoup sont les commentateurs, notamment en France, qui tombent dans le panneau en le présentant précisément comme un « porte-parole du peuple catalan » (comme si tous les Catalans avaient besoin d’un tel représentant, pensaient la même chose, étaient des mordus de football ou soutenaient le FC Barcelone).

Sa direction et une partie non négligeable de ses supportersservent aujourd’hui bien volontiers de courroie de transmission des consignes venues de la Généralité de Catalogne elle-même ou des associations et lobbies qui gravitent autour d’elles, utilisant pour ce faire des chants, banderoles et dispositifs très orientés. De quoi rappeler certaines époques pas si lointaines de l’histoire européenne…

76A06EEE-8CFD-4F72-8C00-6AC37E4501A9.jpegFM : Les archives disponibles démontrent que les relations entre les Blaugranas et Franco étaient plutôt bonnes. Quel est votre avis ?

Nicolas Klein : C’est quelque chose de bien connu et documenté en Espagne – mais que seuls les séparatistes catalans ne veulent pas reconnaître, évidemment. Le FC Barcelone a bénéficié des largesses du régime franquiste, notamment en termes financiers et matériels (pour la rénovation du Camp Nou ou la construction d’infrastructures abritant des compétitions dans d’autres disciplines, comme le Palau de Gel).

Francisco Franco est intervenu personnellement à plusieurs reprises pour faire annuler les dettes colossales du club. Au contraire, rien ne prouve concrètement que le dictateur ait cherché à défavoriser le FC Barcelone (les traditionnels griefs autour du transfert de joueurs comme Alfredo di Stéfano n’ont jamais pu être soutenus par des argumentations probantes et rationnelles). L’on sait par exemple qu’une vedette du ballon rond comme László Kubala n’aurait jamais pu atterrir en Catalogne si Franco n’avait pas personnellement voulu faire de son départ de Hongrie un modèle de réussite de l’Ouest face au bloc communiste… et avait pour ce faire choisi Barcelone.

D282E209-385C-41DB-8072-8A73BB9BB188.jpegNotons par ailleurs que le Barça a remis au dictateur non pas une mais deux médailles d’or officielles entre 1939 et 1975 – un excès de zèle qui a une signification claire et précise Cette distinction n’a d’ailleurs été annulée qu’en 2019 et il aura donc fallu que 44 ans s’écoulent depuis le retour à la démocratie en Espagne pour que le club ose « profaner » la mémoire du caudillo

Ces éléments sont toutefois méconnus à l’étranger puisque l’idée générale qui prévaut concernant le Barça est qu’il s’est toujours agi d’un héraut de la démocratie et des droits des minorités et des régions – notamment face au Real Madrid, qui aurait été le club du régime. Curieux régime que celui de Franco qui aurait permis au Barça et à l’Athletic Bilbao(autoproclamés représentants de régions « maltraitées ») de remporter plus de Coupes du Généralissime que n’en a jamais eues le Real Madrid à cette époque. Curieux régime aussi que celui de Franco, qui a ordonné la censure totale sur le soutien du Real Madrid (et de son président emblématique Santiago Bernabéu) au prétendant libéral à la Couronne espagnole, le comte de Barcelone, alors en exil à Estoril et opposé à Franco

3820EC85-D7C6-49BA-8756-5D6465D92980.jpegFM : Des séparatistes catalans voudraient aujourd’hui enlever les deux prix que le caudillo a reçu du FC Barcelone. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas Klein : Comme je le disais plus haut, ces deux médailles d’or ont été officiellement retirées par le club au généralissime cette année, en octobre dernier. Outre le fait que l’on se demande pourquoi une telle décision n’a pas été prise avant (puisque, selon le club, le Barça était obligé de les lui remettre), il faut bien dire que le geste semble un peu dérisoire. Si les symboles ont leur importance, il faut aussi avoir le courage de les défendre là et au moment où c’est le plus difficile, pas 44 ans après la mort d’un dictateur.

Pour le reste, le Barça remet des médailles et autres distinctions à qui lui semble bon. Mais qu’il ne vienne pas ensuite se présenter comme un résistant face aux autorités…

963238AE-2B5F-47A3-B55A-AFE17BB4130B.jpegFM : Récemment, j’ai assisté à la rencontre Barça-Borussia Dortmund et constaté que la sécurité du stade étaient très attentive à la fameuse minute 1714’’ de chaque mi-temps, afin que les symboles idéologiques ne soient plus exhibés en dehors du carré des supporters bleu-grenat. Est-ce que l’UEFA a le FC Barcelone dans le collimateur ?

Nicolas Klein : L’UEFA a tenté, au cours des dernières années, de surveiller d’un peu plus près les manifestations de propagande politique en Europe, en particulier concernant le FC Barcelone et ses soutiens. L’ancien entraîneur iconique du club, Pep Guardiola, a été sanctionné en Angleterre pour avoir porté, alors qu’il était présent sur le banc des remplaçants, un ruban jaune (symbole de l’indépendantisme catalan) sur sa veste.

De même, l’organisation du fameux clásico entre Real et Barça le 18 décembre prochain soulève de nombreux problèmes. Le match a déjà dû être reporté suite aux émeutes d’octobre dernier en Catalogne. L’organisation Tsunami Democràtic, piloté en sous-main par Carles Puigdemont depuis Waterloo, menace de perturber fortement la rencontre, que ce soit dans le stade ou à ses abords. Connaissant les méthodes de ce type de lobbies, on est en droit de se demander si le match ne devrait pas se dérouler en terrain neutre, loin de Barcelone. Et on est aussi en droit de se demander si les autorités du club ne devraient pas une bonne fois pour toutes condamner ces actions et mettre en place des dispositifs visant à les prévenir.

Lausanne, le 12 décembre 2019

05/12/2019

Lettre ouverte à François Paradis, assemblée nationale du Quebec

D725CCFD-581A-420C-A4BE-14D3B410E08B.jpegÀ l’intention de Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Quebec, François Paradis et de ses collègues (courrier postal et e-mail),

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Votre motion sur la Catalogne a retenu notre meilleure attention.

Nous vous écrivons au nom de l’association suisse, siège à Lausanne et enregistrée au Registre du commerce RC, Catalunya peuple d’Espagne CPDE.

Apolitique et humaniste, notre entité dénonce la résurgence du nationalisme et du suprémacisme dans l’autonomie catalane, en Espagne et en Europe.

Comme vous êtes censés le savoir, ce sont de véritables poisons qui trop souvent conduisent sur le chemin de la guerre.

E53689C0-5265-4834-ACBD-432662496C55.jpegEn premier lieu, il serait plus adéquat de mentionner autonomie catalane en Espagne au lieu de Catalogne parce que c’est de cela qu’il s’agit.

Ensuite, il est bon de rappeler que lors des élections générales des 28 avril 2019 et de celles du 10 novembre dernier, les formations séparatistes catalanes ont chaque fois obtenu moins de 42% des suffrages. Elles ne représentent pas la majorité sociale. Elles ne l’ont jamais eue.

C’est, selon les dires du président non élu et suprémaciste Quim Torra - ce dernier affirmant que les espagnols et catalans non séparatistes ont une tare dans l’ADN, ce qui a poussé quelques leaders séparatistes à tenter le coup de force des 6 et 7 septembre 2017. Manœuvres au Parlement catalan qui ont conduit au fameux référendum illégal du 1er octobre 2017.

Une tentative de coup d’État en règle contre la démocratie qui dans notre pays la Suisse est punie par l’emprisonnement, article 265 du Code pénal.
Le tout étant entouré de malversations et d’achats d’influences.

CB16EA5F-8D70-4C6D-B792-61BD543C858B.pngQue s’est-il passé les 6 et 7 septembre 2017 ?

Une courte majorité parlementaire séparatiste, ne représentant toujours pas la majorité sociale catalane, en raison d’une loi électorale accommodante, a décidé de gouverner sans l’opposition. De violer la Constitution. De violer le statut de l’autonomie. De ne pas même respecter la majorité qualifiée et requise des deux tiers pour passer en force une espèce de mini constitution instaurant Carles Puigdemont comme despote. Lui octroyant le pouvoir de contrôler à sa discrétion les futurs présidents des tribunaux. Dans le même texte, entre autres, il est fait mention que quelque soit le taux de participation au référendum illégal, il suffit que le « oui » l’emporte par majorité simple pour que l’indépendance soit proclamée dans les 48 heures. On y découvre aussi que les futurs ex fonctionnaires de l’Etat espagnol ne pourront pas postuler au sein de la nouvelle république catalane et qu’aucun parti indépendantiste ne sera toléré.

Bref, les jalons d’un système totalitaire étaient posés.

Le Tribunal suprême, à Madrid, n’a pas jugé des idées et encore moins des opinions politiques. Ce sont des crimes et des délits qui ont été sanctionnés.
En Espagne, démocratie moderne, membre à part entière de l’Union européenne (UE), membre de l’OTAN, partenaire politique et économique de la Suisse, il n’y a, à notre connaissance, aucun prisonnier politique mais bel et bien des prisonniers de droit commun.

71CA0422-F551-461A-BFFC-83D2013F73FD.jpegVu ce qui précède, nous vous rappelons le principe de priorité à l’innocent.

Celles et ceux que vous semblez soutenir par le biais de votre récente motion sont celles et ceux qui imposent à leurs voisins - non moins catalans et espagnols - de devoir choisir entre les deux. Que fait-on, dans ce cas, du monde multiculturel ? Que fait-on des valeurs humanistes et progressistes ?

Ce sont aussi celles et ceux qui coupent illégalement les routes et autoroutes, occupent les gares ferroviaires et l’aéroport. Ce sont encore celles et ceux qui lancent des cocktails molotov et des billes d’acier sur la police. Qui saccagent les commerces.

En Suisse, État prospère et jouissant d’une démocratie directe, nous sommes sensibles à la double et même à la triple culture.
Notre pays s’est construit grâce au mélange culturel et à l’apport précieux de l’immigration.
D’autre part, nous encourageons les principes de solidarité et de péréquation financière entre nos différents cantons.

Bref, nous sommes aux antipodes des discours nationalistes et suprémacistes de Monsieur Carles Puigdemont et de sa horde.

En vous souhaitant, une bonne réception et lecture de cette carte ouverte, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, en l’expression de notre plus parfaite considération.

François Meylan
Président, fondateur
Pour le Comité
Catalunya peuple d’Espagne CPDE
Lausanne

13/09/2019

Crise catalane : Lettre ouverte à Yannick Buttet

FF9C0991-6C6F-4FE0-AD9F-557C8BC00A49.jpegPréambule 

Avant de découvrir la lettre ouverte écrite par Angel Carillo, citoyen genevois, rappelons que le conseiller national Yannick Buttet a déposé, en date du 7 juin 2017, une interpellation no 17.3397 à l’intention du Conseil fédéral. Cette intervention qui a été classée sans suite s’est faite sous l’influence du lobbyiste séparatiste catalan Diplocat. Ce qui a de quoi inquiéter. Quand on sait que l’une des principales activités de Diplocat est le trafic d’influences. Cela inquiète aussi parce qu’en plus d’avoir présenté un texte orienté à la faveur d’un mouvement insurrectionnel, délinquant et non démocratique, on voit les failles de notre système qui peut être pénétré et influencé par des éléments étrangers qui ne partagent de loin pas notre conception de la démocratie. Sa vision est totalitaire. Tout ce qui est écrit dans ce blog relève de sources ouvertes au public. Aucun jugement de valeur n’est émis à l’endroit de l’élu valaisan Buttet.

FM

——

Cher Monsieur,

Voici de quoi éclairer votre intellect. 

Genève, le 7.09.2019
BUTTET Yannick www.parlament.ch


Il y a un peu plus de deux ans, vous avez interpellé notre Conseil fédéral pour l’informer que la Présidente du Parlement catalan Carmen Forcadell était poursuivie pénalement pour avoir autorisé la tenue d'un débat parlementaire. On vous avait alors donné tort.


Aujourd’hui, c’est Quim Torra, qui va être jugé pour désobéissance. Le parquet réclame 20 mois d’inéligibilité à son encontre. ( LE SOIR .be) mis en ligne le 12.07.2019. 

Pour éviter que vous fassiez la même erreur qu’en 2017, voici quelques éléments d’information.
Le président indépendantiste de l’autonomie va être jugé pour désobéissance. Pour avoir refusé de retirer des symboles politiques d'édifices publics.
Le tribunal supérieur de justice de Catalogne, la plus haute instance judiciaire de la région du nord-est de l’Espagne, a indiqué avoir ordonné l’ouverture d’un procès contre Quim Torra «pour un délit de désobéissance». La date du procès doit encore être communiquée.
Le parquet réclame 20 mois d’inéligibilité à son encontre. Une telle condamnation l’empêcherait de rester président de l’autonomie catalane.
Dans une interview au média Publico, le président catalan affirme que cette ouverture de procès «est la constatation d’une volonté politique de gagner avec les tribunaux ce que l’Etat ne gagne pas dans les urnes».
«Oui, j’ai désobéi», reconnaît Quim Torra, justifiant cette désobéissance au nom de la «liberté d’expression». «Chaque droit qu’ils nous refusent, nous l’exercerons à nouveau», promet-il.
La liberté d'exprésion doit / peut tout justifier...?

L’affaire remonte à mars dernier. L’autorité électorale espagnole avait alors ordonné à Quim Torra de retirer les symboles indépendantistes des édifices publics de la région afin de garantir la neutralité institutionnelle durant la campagne des élections législatives de la fin avril. Rappelons que celles-ci avaient vu les partis constitutionnalistes emporter 61% des suffrages. Ce qui ébranle quelque peu votre posture de soutien aux leaders séparatistes.
En Suisse personne aurait l'idée d'aller contre la Constitution, pas vrai ?
La Constitution se respecte et si cela ne se fait pas, IL Y A LES TRIBUNAUX tout comme en Espagne...!
Quoi d’étonnant donc que l'Espagne, face au non respect de sa Constitution, fasse appel aux tribunaux ?

Je suis encore surpris de votre démarche passée avec des arguments fallacieux. Vous qui devriez être, réfléchi, prudent et sûr de ce que vous avancez. De quoi vous rappeler les devoirs de précaution et de réciprocité d’un élu représentant nos institutions comme nos valeurs.

UN RÉFÉRENDUM INCONSTITUTIONNEL DONC ILLÉGAL ET MANIPULÉ 

... un fameux premier octobre 2017...


• Des urnes venant de Perpignan étaient déjà remplies bulletins de votes.
• Un accident fortuit mis à jour cette manœuvre indépendantiste et le monde entier
vit aux nouvelles cet état de faits.
• Des témoins affirment avoir voté jusqu'à six fois. D’autres on voté sans aucune vérification.
Pour mémoire il faut rappeler que ledit Référendum était inconstitutionnel, donc illégal.

Type d’élection
référendum
(« oui »/« non »)


Référendum illégal sur l'indépendance de la Catalogne.
1er octobre 2017, les résultats :

Population : 7 522 596

Corps électoral : 5 340 000

Votants : 2 305 936 

Votes exprimés : 2 286 217 (42,38%)

Votes blancs : 44 913

Votes nuls : 19 719

J'espère, Cher Monsieur, vous avoir fourni la matière nécessaire pour une bonne rectification auprès des Chambres fédérales et des médias. Le ferez-vous ?

Cordialement

Angel Carrillo