07/09/2019

Quand « le pamphlet » critique François Meylan, sur la Catalogne...

A6F8884E-240B-400E-9F2B-305A162A912A.jpegRécemment, j’ai découvert « le pamphlet ». C’est une publication francophone en ligne et gratuite. Elle semble présenter plusieurs qualités telles qu’une écriture agréable, précise, fluide et une capacité de réflexion honnête. Ou du moins, proche de la réalité du terrain. 

Aussi, quand j’ai vu le bon référencement de l’article no 447, en première page sur Google, qui a la forme d’une lettre ouverte qui m’est adressée, je devais faire quelque chose pour appuyer ce contradicteur compatriote aussi très concerné par la crise catalane.

Son auteur, Michel Paschoud, me porte plusieurs griefs. Entre autres, de n’avoir pu commenter l’un de mes écrits sur le blog « 24 heures ». Pour une raison que j’ignore, le temps imparti aux commentaires est limité. Même si je ne partage, de loin pas, son sentiment global ni le contenu du texte qui suit, diffusé en septembre 2018, je le publie entièrement sur mon blog. Souhaitant ainsi que Monsieur Michel Paschoud qui a le fort de vivre dans l’autonomie catalane depuis plus d’une dizaine d'années y vera une invitation à l’échange.

Ayant parcouru d’autres de ses articles sur la question, je vois un interlocuteur réfléchis et orienté solution. 

Bonne lecture 

François Meylan 

http://www.pamphlet.ch/index.php?article_id=1123

Lettre ouverte à Monsieur Francois Meylan, «politique humaniste»

Monsieur,

Vivant depuis plus de onze ans en Catalogne, je suis naturellement l’actualité de mon pays d’adoption. Quelle ne fut pas ma surprise de lire récemment dans la presse qu’un Suisse de Lausanne, d’où je viens moi-même, montait au créneau contre le mouvement indépendantiste catalan, allant jusqu’à participer à des actions de nettoyage de noeuds jaunes symbolisant le rejet de l’incarcération des prisonniers politiques.

Curieux de savoir de qui il s’agissait, je fis une rapide recherche sur internet et tombai sur votre page Facebook. En parcourant vos publications, je fus surpris de la virulence de vos attaques contre un mouvement que vous ne connaissez visiblement pas bien, attaques qui reprennent mot pour mot la propagande du gouvernement de Mariano Rajoy et, aujourd’hui, des partis que sont le Partido Popular et Ciudadadanos, son petit frère.

Dans un esprit de dialogue, je fis quelques commentaires sous vos publications afin de vous faire partager un autre point de vue, celui d’un Suisse qui a vécu de l’intérieur tout le processus qui nous a amenés à cette situation, dont les enfants sont scolarisés dans l’enseignement public et qui cherche jour après jour à faire fonctionner sa petite entreprise dans un contexte difficile. Je vous invitais d’ailleurs à me contacter si vous vouliez en discuter de vive voix.

Le lendemain matin, je m’aperçus que mes commentaires, qui étaient parfaitement respectueux, avaient été éliminés et que je ne pouvais pas en faire d’autres. Je m’explique mieux l’unanimité des soutiens et des félicitations que vous affichez.

Monsieur Meylan, permettez-moi de m’étonner qu’un Suisse, démocrate, puisse prendre fait et cause de façon aussi radicale contre un mouvement pacifiste qui n’a jamais demandé que le droit de voter afin de décider de son avenir. En tant que Suisse, le fait de voter est pour moi une chose tellement normale et évidente que les images de la police matraquant les citoyens le 1er octobre 2017 m’ont laissé pantois.

En lisant vos écrits, on peut noter que votre vision est uniquement nourrie des arguments du camp «constitutionaliste», qui fait passer le juridique avant le politique. Et le fond du problème est là. Si l’on ne conçoit pas que les lois peuvent aller à l’encontre du bien, qu’une constitution votée à la sortie d’une dictature peut être dépassée et nécessiter une révision, on entre dans une logique qui, de mon point de vue, devient perverse. Il faut peut-être juger ce conflit sous l’angle de l’esprit de la loi et non forcément du texte littéral.

Pourquoi un référendum sur l’indépendance est-il illégal? Parce que la Constitution fixe l’indivisibilité du territoire espagnol. Mais pourquoi donc fixer dans la loi fondamentale ce principe d’unité? Ne peut-on pas imaginer que la volonté du législateur a été d’empêcher l’exclusion d’une partie du territoire par le pouvoir, plutôt que l’inverse?

La situation actuelle est l’aboutissement de plusieurs années de tentatives de dialogue de la part du gouvernement catalan, qui n’a reçu que mépris en retour de la part du pouvoir central. Tout commence avec le statut d’autonomie, voté au parlement espagnol, confirmé par référendum en Catalogne et jeté à bas par le Tribunal constitutionnel à la demande du Partido Popular. Le ton était donné. Mariano Rajoy et son orchestre allaient à partir de là mettre tout en œuvre pour empêcher la région la plus dynamique d’Espagne de recevoir ce qui lui revenait. A l’époque, les indépendantistes représentaient un petit quart de la population et une force marginale au Parlement.

Durant les huit dernières années, j’ai suivi les efforts du gouvernement catalan pour ouvrir un dialogue, pour défendre les intérêts de la population qui vit sur son territoire, et je l’ai vu se faire congédier par ceux qui auraient dû négocier. Je connais ici beaucoup de mes concitoyens qui n’étaient pas le moins du monde favorables à l’indépendance de la Catalogne avant l’arrivée du Partido Popular au pouvoir. Mariano Rajoy a plus fait pour la croissance du sentiment indépendantiste que l’ANC et Omnium réunis1.

Mais, Monsieur Meylan, ce qui me dérange vraiment dans votre discours reste le fait que vous accusez les indépendantistes d’être violents. Cela est absolument faux. Le mouvement a toujours été pacifiste, les indépendantistes ont organisé lors de chaque Diada2, depuis des années, des manifestations qui ont réuni des centaines de milliers de personnes sans le moindre incident. Lorsque, le 1er octobre dernier, les citoyens s’en furent voter pour ou contre l’indépendance, ce sont les forces policières envoyées par le gouvernement qui matraquèrent à bras raccourcis les femmes et les vieillards qui protégeaient les urnes les bras levés. J’étais moi-même présent à cinq heures du matin lorsque les organisateurs du référendum donnaient les consignes pour la journée: pas de violence, résistance pacifique si la police vient, former un mur les bras levés en signe de paix… Ce sont les forces d’occupation acclamées par une partie du reste de l’Espagne aux cris de «A por ellos3» qui se sont défoulées sur des citoyens qui n’avaient commis aucun délit si ce n’est celui de vouloir s’exprimer dans les urnes. Dans quel monde vit-on, s’il vous plaît?

Le référendum était illégal me direz-vous. Et alors? Cela justifie-t-il ce qui s’est passé? Le résultat du vote n’avait pas de valeur juridique, c’est un fait acquis. L’Espagne est-elle une république bananière où l’on tabasse des citoyens libres parce qu’ils veulent voter?

Et vous, un Suisse, citoyen du pays dans lequel la démocratie est la plus développée, vous prenez le parti des matons envoyés par le gouvernement du Partido Popular, le parti le plus corrompu d’Europe. Je ne m’explique pas votre croisade. Je vous en prie, expliquez-moi.

Michel Paschoud

 

Organisations indépendantistes.

2 11 septembre, fête nationale catalane correspondant à la chute de Barcelone en 1714 à la suite de la guerre de succession d’Espagne.

3 La traduction de cette locution est difficile. Ce serait un «sus à l’ennemi», sans que le mot ennemi soit explicité.

19/08/2019

Crise catalane : lettre ouverte au Dr Mathieu Crettenand de l’UNIGE

B8366EE5-BEBC-4D68-AA7B-2E3B8AEC79B2.jpegA l'attention du Dr CRETTENAND Mathieu

Vous initiez votre récit en disant... « ...tout a commencé en octobre 2017... » C'est de la facilité vous en conviendrez.


POUR MEMOIRE

La Constitution espagnole de 1978 est la loi fondamentale qui régit de manière organisée et hiérarchisée l'ensemble des institutions de l'État espagnol, ainsi que les droits et les devoirs des citoyens depuis 1978.
Le texte fut développé par la voie du consensus et ce pour la première fois dans l'histoire espagnole et fut approuvé par référendum pendant le processus de la Transition démocratique espagnole, après la dissolution des institutions organiques du régime franquiste dirigé par Francisco Franco.
L’Espagne s’est dotée d’une Constitution en 1978, ratifiée par un référendum légal à 88,5 % de « oui » avec une participation de 67 % du recensement électoral national.
N'oublions pas qu'en catalogne l'approbation moyenne fut de 91%. Aujourd'hui personne en Espagne n'a la nostalgie de l'époque de Franco, définitivement révolue et personne n'en use pour justifier ses actions. Sauf certains partis politiques parmi lesquels se trouvent Podemos, En Comú Podem, la coalition Junts pel Si et la CUP - ces derniers tenant les rennes du gouvernement catalan de la Generalitat


Article premier
1. L'Espagne constitue un État de droit, social et démocratique, qui défend comme valeurs suprêmes de son ordre juridique la liberté, la justice, l'égalité et le pluralisme politique.
2. La souveraineté nationale appartient au peuple espagnol, dont émanent les pouvoirs de l'État.
3. La forme politique de l'État espagnol est la monarchie parlementaire.

Article 2
La Constitution est fondée sur l'unité indissoluble de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols. Elle reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité entre elles.

Article 3
1. Le castillan est la langue espagnole officielle de l'État. Tous les Espagnols ont le devoir de le connaître et le droit de l'utiliser.
2. Les autres langues espagnoles sont aussi officielles dans leurs communautés autonomes respectives conformément à leurs statuts.
3. La richesse de la diversité linguistique de l'Espagne est un patrimoine culturel qui fait l'objet d'un respect et d'une protection spéciales.


F89A1955-C3FB-41A6-A387-C67EE78C028B.jpegCette Constitution fut voté par les habitants de l’autonomie catalane à une très large majorité... 91 % !

POURQUOI LE PROCES AUX INDEPENDANTISTES ?

• Rebelion aggravée de détournement de fonds publics;

• Sédition;

• Malversation d'argent public;

• Prévarication.


« ...tout a commencé en octobre 2017 avec l'entrée des urnes de vote depuis Perpignan... » écrit le Professeur Mathieu Crettenand, sans plus !


Petite parentés :
... les urnes , certaines apparurent pleines déjà avec les cartes de vote à l 'interieur...
... suite à un accident le contenu apparu au grand jour...
... les TV du monde purent les voir...
... des témoins à la TV ont affirmé avoir voté sans aucun contrôle jusqu'à six fois, d'autres sans aucun type de vérification...
Simple tricherie des promoteurs du referendum INCONSTITUTIONNEL
« ...depuis le 12 février à Madrid le Tribunal Suprême est le théâtre d'un huis clos haletant sur les libertés politiques et civiles en Espagne ... »


Pourtant, 600 journalistes et observateurs divers le suivent.
La planète entière a pu suivre à la télévision tout le procès. Vous écrivez l’avoir observé trois jours . Donc pas si huis clos que cela tel que vous le décrivez et surtout le laissez entendre.

Vous dénigrez une Institution que vous devriez, à priori, respecter, ceci dans le seul but de la diminuer aux yeux de vos lecteurs éventuels. 
Vous écrivez avoir suivi trois jours du procès qui a duré du 12 février jusqu’à juin et vous relevez la participation des observateurs de International Trial Watch (ITW) dont vous même faites partie. En même temps vous « relevez » « ...la difficulté des autorités espagnoles à mener des discussions institutionnelles sur la question de l'autodétermination... » Les observateurs de l'International Trial Watch (ITV) ont été si bien choisis et ont été si «efficaces » que Monsieur Gründberg parlait si bas et si rauque que son traducteur avait beaucoup de difficulté à comprendre ce qu'il disait mais surtout on se rendait bien compte de que que son « état » pouvait bien éprouver comme mal-être. La confusion peut-être rentable. Il y a un dicton en espagnol : « A rio revuelto ganancia de pescadores... »
Quant à elle, Madame H. Catt, responsable des « observateurs » engagés par l’appareil séparatiste a déclaré ne pas avoir quitté sa chambre pour avoir une quelconque consultation ou faire des enquêtes ! Elle se limita à encaisser son argent et surtout à ne pas faire son travail.


DIFFICILE D’ACCORDER LA CONFIANCE NECESSAIRE A LA CREDIBILITE DU TRIBUNAL


Vous faites état des difficultés de l’Etat espagnol à maintenir des discussions constitutionnelles.

Pourtant, en Espagne, on le dit et redit : « ...on peut tout discuter dans le cadre de la constitution... »
« ... en dehors de la constitution rien n'est possible ... » La Constitution peut être modifiée, comme dans tout autre pays démocratique. Il y a des conditions pour cela. Tout dirigeant cherchant à la modifier de son propre chef commettrait un délit de prévarication. Imaginez l’ancien président du gouvernement Mariano Rajoy ou un autre chef de gouvernement  pratiquer comme l’ont fait les leaders séparatistes... Le monde entier fustigerait le coup d’État !

Vous vous présentez comme un observateur averti et impartial et vous présentez cette « difficulté » sous forme d'absence de volonté. Tout votre récit va dans ce sens .

Je comprends donc que vous n'avez « jamais » entendu parler des individus Artur Mas, Carles Puigdemont, Quim Torra et consort.

En Espagne, les autonomies ont une très large liberté de manœuvre. On peut aisément comparer le tout à une Confédération. L’autonomie catalane bénéficie d'une indépendance particulièrement large.

Pendant 40 ans, des politiciens catalans d'une honnêteté plus que douteuse, des « honorables » qui ne l'étaient pas tant – voyez-vous même les exemples Oriol & co – ont volé l'Espagne donc les espagnols, et la Catalogne soit les catalans. Oui, les catalans volés, spoliés par ces quelques politiciens véreux, cupides et pour certains suprémacistes. Ces 40 ans de délits personnels et d’endoctrinement, sur les bancs d’école, dans le but de cultiver une idéologie suprémaciste visant à camoufler le crime de la corruption. Ils sont allés jusqu’à réinventer l’histoire. De la victimisation au mensonge, nous voyons le résultat aujourd’hui dans les rues catalanes. Pour autant, cela ne veut pas dire que tous les Catalans, dont vous faites intentionnellement allusion, sont séparatistes. Seulement une minorité pensent comme vous le faites approximativement. Ne parlez donc pas des Catalans mais d'une partie minoritaire cherchant à faire taire la majorité avec des méthodes dignes d'un régime dictatorial. Je pense à l'époque franquiste et hitlérienne, sans avoir peur des mots.


Monsieur Torra, qui fut invité, dans l’incompréhension générale, par l’Université de Genève, à l’automne 2018, a constitué une police politique digne de l'ère stalinienne allant jusqu’à espionner les enfants dans leur école. Voir si ils parlaient catalan ou espagnol.
Le suprémaciste Torra , le même qui écrit sur les espagnols...et les français : « les espagnols en catalogne sont comme l'énergie : ne disparaissent pas, se transforment ... » « ...les espagnols seulement savent spolier... »
« ...Les catalans allons en voitures privées et nous nous payons tout. Pas comme les espagnols... »
« ...cons, fous, mal éduquées... » Définition Torra des espagnols : «Français et Espagnols partagent la même conception liquidatrice des nations qui mal-vivent dans leur État...» « Le fascisme des espagnols qui vivent en Catalogne est pathétique, répulsif etc. »

On peut dire que le procès a un « caractère politique » mais pas celui dont vous faites fallacieusement allusion. Ce sont des politiques qui on fauté et même grossièrement qui sont sur le banc des accusés. Aujourd’hui, personne n’est emprisonné, en Espagne, pour ses idées. Si on devait mettre en prison chaque espagnol pour ses idées, on aurait fort à faire. Vous ne croyez pas ?

Vos propos contiennent d’autres affirmations des plus gratinées. 

Qu’est-ce qui vous inspire un personnage qui tient de tels propos publiquement, par exemple, dans ses tweets.

Qui ne respecte pas la Constitution ni le Statut de l’autonomie catalane ?
Vous jouez allégrement sur les mots en déclarant : « ...force est de constater la nature politique du procès contre les dirigeants indépendantistes... »

Qui ne ne souhaite pas entrer en matière des discussions avec l’État espagnol mais seulement à partir de indépendance de l’autonomie catalane ?

Monsieur Crettenand vous faites une présentation des « faits » tendancieuse et accommodante. C’est malheureux. Vous vous êtes égaré de la vérité. Où est passée votre rigueur académique ? D’autres que moi soupçonneraient que vous avez été payé pour cette besogne. Cela vous déshonore à mes yeux et à ceux de la plupart des catalans... plus de 54% qui ne sont pas séparatistes.

« L’observateur allemand a assuré n’avoir perçu aucune rétribution pour exécuter sa mission, contrairement à la néo-zélandaise Helena Catt, experte en conflits internationaux, et chargée de coordonner les visites du groupe d’observateurs, de collecter les avis et de confectionner un rapport - qui fut livré une semaine après le référendum -, qui a confirmé avoir été rémunérée par l’organisme de relations internationales de la Generalitat, Diplocat. »

Finalement, l’observateur VON GRÜNDBERG, parlant d'une voix à peine audible à tel point que son traducteur penait à l'entendre et visiblement gêné faisait des traductions difficiles et incertaines ou imprécises.
Monsieur GRÜNDBERG semble avoir dit qu'il n'avait pas été payé pour exercer comme observateur (!!??), contrairement à Mme Catt qui a ajouté ne pas avoir fait son travail. Ne pas avoir consulté et finalement ne pas avoir quitté sa chambre d’hôtel. 
De toute évidence, comme le déclare Mme Catt, n'a pas fait son travail.. mais a fait un rapport sur 2300 « bureaux de vote » pour seulement 17 observateurs... ! De qui se moque-t-on ? Inscrivez-vous dans la même lignée ?

Angel Carrillo

07/08/2019

¿POR QUÉ OPTARON POR LA VIOLENCIA LOS LÍDERES SECESIONISTAS CATALANES EL 1/10/17?

1616CC28-74CF-4D6C-80FB-FEC36495BD25.jpeg*En Cataluña podía haber habido un referéndum legal para consultar sobre el deseo de los ciudadanos respecto a la autodeterminación. Y no sólo legal sino pacífico. Y no sólo pacífico sino incluso pagado por el Estado. No había necesidad de que los líderes catalanistas hubieran dispuesto de partidas económicas no presupuestadas (hecho que puede constituir delito de malversación de caudales públicos). Pero sobre todo, no había necesidad de ningún tipo de violencia. Siendo así, ¿por qué los líderes catalanistas decidieron y se esforzaron en que se provocaran cargas policiales el día 1 de octubre de 2017?

67CD2712-701F-4816-A8E6-E6B7253E6D7F.jpegLa Constitución española garantiza los derechos a todos los españoles. El principal de los partidos que lidera el grupo de los separatistas lo sabe muy bien porque votó y recomendó votar que sí a la aprobación de la Constitución. Se tata de lo que en aquel tiempo (1978) era La Coalición Convergència i Unió, (rota no hace mucho precisamente por el separatismo) uno de cuyos representantes, Miquel Roca Junyent es llamado Padre de la Constitución porque fue uno de sus redactores. Por tanto, jamás ha habido imposición de la Constitución a ese grupo político que ahora se queja de la Norma Fundamental.

Según la Constitución, las Comunidades Autónomas (ni Cataluña ni ninguna otra) no tienen competencia para convocar refrendos. Eso es competencia exclusiva del Estado. Por otro lado, el Estado no tiene competencia para convocar un referéndum vinculante para la segregación de una parte del territorio nacional. La Constitución española señala que la nación española es indisoluble e indivisible y señala también que las decisiones políticas de especial importancia pueden ser sometidas por el gobierno a referéndum CONSULTIVO de TODOS los ciudadanos.

17389001-8D04-4393-A3E9-75AC6EFD6A2A.jpegPor tanto, Cataluña no tiene competencia para convocar un referéndum y ni siquiera el Gobierno central tiene competencia para convocar un referéndum vinculante sobre la segregación de Cataluña en el que sólo voten los ciudadanos catalanes. Aunque quisiera, el Gobierno central no tiene competencia para decidirlo. Ello por tres razones diferentes. No puede hacerlo; ni por la segregación del territorio ni por el carácter vinculante ni por el hecho de que no participen a todos los ciudadanos.

Esto era y es algo absolutamente evidente, tanto para las instituciones catalanas como para el Gobierno central, tal como se puede constatar en la adenda legal que sigue a estas explicaciones. Y lo fue también, como no podía ser de otra manera, para el tribunal Constitucional y para la magistrada instructora e la causa penal, quien ordenó “impedir el referéndum sin alterar la convivencia” (fuente, entre otras, periódico ELDIARIO.ES, 1/10/2017).

3448B9C3-3E6D-408A-BBFF-E601E8C6DC45.jpegSin embargo, las autoridades catalanas podían perfectamente someter a debate en el Parlamento nacional, que para eso está, la posibilidad de convocar un referéndum consultivo a los españoles sobre la conveniencia de modificar la Constitución y otorgar el derecho de autodeterminación a Cataluña. Después de los debates podía resultar que se considerara por la mayoría del Parlamento que sí o que no. Pero eso se llama DEMOCRACIA. Eso significa someterse a la decisión de la mayoría en el Parlamento. Incluso fue precisamente ésta la vía legal seguida por el presidente de la Comunidad Autónoma Vasca, años atrás, el Sr Ibarretxe. Y no pasó nada. Ni causas penales ni cargas policiales ni fractura social. No pasó nada porque era perfectamente legal. Aún más. Era muy probable que dada la composición de fuerzas políticas del Parlamento en aquel tiempo, los separatistas catalanes hubiesen conseguido ese referéndum consultivo de todos los españoles. Habría bastado, entonces con fijarse en los resultados obtenidos en Cataluña y sólo con eso ya dispondrían de los datos que deseaban conocer.

F2F5DE0F-6522-40EA-8211-2F77B1B426C4.jpegPero no lo hicieron así porque eso implicaría partir de la base de que Cataluña era una Comunidad Autónoma de España y que por tanto sus instituciones son Estado español. PERO ESO ES LO QUE ERA Y LO QUE ES, POR VOLUNTAD TAMBIÉN DE LOS CATALANES. Sin embargo los líderes catalanistas prefirieron presentarse ante sus electores y ante el mundo como un Estado existente pero no reconocido y sometido a represión por España, pretendiéndose sólo una especie de reconocimiento internacional de algo preexistente (fuentes periódico el País, 9/6/17, Tribuna, “El referéndum que no figuraba en el Programa electoral “ y “Programa Electoral de Junts Pel Sí” de septiembre de 2015,). La monstruosidad de esa mentira puede apreciarla cualquiera que vaya a Cataluña y mire. Entonces se dará cuenta de quiénes son los sometidos, cuántos son. por quién lo son y cómo lo son.

No obstante esa evidencia y las prohibiciones que se dictaron en vía gubernamental y en vía judicial, (fuente, entre otras, periódico El Confidencial, 27/9/17, “La Jueza ordena impedir el uso de cualquier edifico Público para el 1-O”) las autoridades catalanas separatistas decidieron actuar en contra de la ley. Convocaron y llevaron a cabo un referéndum que no era permitido ni permisible, para el que no habían fondos legalmente asignados y respecto al cual se había anunciado la decisión de impedirlo y el envío de contingentes policiales a tal fin.

353161BF-75A7-46DB-9FDE-81BDCB170E2C.jpegEsto era conocido en Cataluña (fuentes periódico el Español, 15/9/17, “Traslado masivo de Policía y Guardia Civil a Cataluña para intentar parar el 1-O”; periódico El Confidencial 7/9/17, “Interior Moviliza a los Antidisturbios para Proteger los Edificios Públicos del Estado en Cataluña”). Ello hasta el punto que se prohibió la entrada del barco que iba a servir de precario alojamiento a los policías en puertos de titularidad autonómica y se les pusieron otras numerosas trabas, de manera que las fuerzas del orden se convirtieron casi en apátridas en su propio país. El estudio de esta innecesaria, inhumana e injusta humillación, por quienes se autopregonan paladines de la libertad y de los derechos humanos, será objeto de otro artículo.

1FB310C0-887E-46E7-9F55-AEC5A572B619.jpegUna vez conocido que llegarían a Cataluña fuerzas policiales para impedir el referéndum y fuerzas antidisturbios, los líderes separatistas instaron a la ciudadanía a disponerse como escudos humanos para evitar su actuación (fuentes, entre otras, periódico Vozpopópuli, 28/9/17; “La CUP Llama a Movilizarse ante los Colegios para Proteger las Urnas el 1-O”, periódico Libertad Digital, 28/9/18, “El presidente de la ANC (Asamblea Nacional Catalana) Llama a la Insumisión ante los Tribunales”; informativo Huffington Post, 26/9/17, “Los Payeses Catalanes Llaman a defender las urnas del 1-O con sus Tractores”; periódico OKdiario, 28/9/17 “La ANC (asamblea Nacional Catalana) quiere utilizar 25.000 voluntarios como escudos humanos para evitar que la Policía Retire las Urnas”. Resulta curioso cómo todos los titulares emplean el verbo “llamar” para relatar lo sucedido.
Tal estrategia de aparecer como víctimas para ganar apoyo internacional había sido ya anunciada con anterioridad por Oriol Junqueras. Existe documentación audiovisual que lo acredita.

672B6C32-A0D6-423F-AB28-982EFC82ACEF.jpegEsto significa dos cosas. Por un lado que quienes incitaron a oponerse a la actuación policial provocaban violencia y disturbios porque la policía y los antidisturbios tenían órdenes legítimas de llevar a cabo su cometido. Pero también significa, que, sin perjuicio de lo que puedan determinar las instancias judiciales, parece como si se hubiesen cometido delitos quizá desórdenes públicos cuando persiguen en bandada acometiendo a las fuerza policiales (ejemplo en Sant Carles Ràpita, https://www.youtube.com/watch?v=YavxVasqEmg; en Mont-roig https://www.youtube.com/watch?v=GJCk5EQK5ik), pero en todo caso de resistencia a agentes de la autoridad, para los que los incitadores serían inductores, como se detalla en la adenda legal.

Como se decía, la finalidad era provocar la imagen de una población sometida y vejada por la policía. Sin embargo, una vez provocada la violencia por los separatistas, el uso de la fuerza policial fue proporcionada. De ello hay constancia en imágenes en las que las fuerzas policiales se retiran, que no hacen nada a quien no impide su labor e incluso que un guardia civil ayuda a salir de la zona de conflicto a un niño que estaba en hombros de quien parece ser su padre en Sant Julià de Ramis (youtube; https://www.youtube.com/watch?v=Ts3CQ4emqDw). Los policías enjuiciados por denuncia de abuso policial han sido absueltos (fuentes Huffpost, 25/7/18, Lérida, en cuya sentencia se considera que, incluso, puede haber alguna responsabilidad del denunciante, por la Ley de Seguridad Ciudadana, Diari Més, 6/8/18 Lérida, Diari Més, l’Aldea, 18/9/18 etc).

A67EF200-078A-4C34-9E9F-0064FCF0DB51.pngPara conseguir el buscado fin de ofrecer una imagen de brutalidad policial se hizo referencia en los medios e comunicación a cientos de lesionados, de cuya existencia por abuso policial no hay ninguna constancia. Para acreditarlo hubiese bastado con exhibir los partes médicos pero no se ha hecho. Los antidisturbios actúan, cumpliendo órdenes y utilizando una fuerza proporcional a la situación, si no se obedecen las órdenes de la policía de desalojar un lugar o de deponer una actitud.

Al no haber constancia de abuso policial, se manipularon fotografías de otros incidentes de policías, lugares y hasta países diferentes, para que se atribuyera a los policías y guardias civiles intervinientes una actuación desproporcionada. Estas falsedades fueron detectadas por varios periodistas de diversos medios de comunicación, especialmente franceses. (fuente, Agencia EFE, París, 3/10/17 “Le Monde Alerta de la Difusión de Imágenes Falsas en Internet el 1-O”, El Periódico de Cataluña, 6/10/17, “El Órdago Independentista. Le Monde afea las Imágenes Trampososas del Referéndum”.

E9B64479-4242-4127-A117-D5845604343A.jpegEn definitiva, ¿por qué se pidió a los ciudadanos que actuaran como escudos humanos y que obstaculizaran la labor policial, sabiendo que actuarían los antidisturbios? ¿Por qué se utilizó a los ciudadanos como carne de cañón? ¿Sólo para exportar una imagen de ataque policial? Eso parece. Quienes lo decidieron sabrán la razón. En cualquier caso, cuando unos pocos años antes, el 15/6/11, se había impedido la entrada al Parlamento catalán por los llamados “Ciudadanos indignados” (fuente la Vanguardia 15/6/11), las autoridades catalanas no sólo ordenaron la actuación de los policías antidisturbios sino que incluso el Parlamento Catalán y la Generalidad se personaron como acusación particular en la causa penal contra los manifestantes, pidiendo para ellos 3 años de prisión (fuente La Vanguardia 3/6/13).

Si un padre envía a la guerra a un niño, hijo suyo; y el pequeño muere, quien lo ha matado no ha sido un soldado sino su padre. De la misma manera, quienes actuaron violentamente el 1 de octubre de 2017 fueron quienes enviaron a los ciudadanos a enfrentarse a la policía y quienes consintieron en hacerlo y lo hicieron.


ADENDA LEGAL


No caben refrendos para cuestiones no previstas en la Constitución.
- Art. 92.3 Const “Una ley orgánica regulará las condiciones y el procedimiento de las distintas modalidades de referéndum previstas en esta Constitución”.
- Los de decisiones políticas trascendentes son consultivos, no decisorios. Art 92.1 Const; “Las decisiones políticas de especial trascendencia podrán ser sometidas a referéndum consultivo de todos los ciudadanos”
- Art 6 L.O. 2/1980 de Referéndum; “El referéndum consultivo previsto en el artículo noventa y dos de la Constitución requerirá la previa autorización del Congreso de los Diputados por mayoría absoluta, a solicitud del Presidente del Gobierno. Dicha solicitud deberá contener los términos exactos en que haya de formularse la consulta.”
La convocatoria de referéndum es competencia exclusiva del Estado. No la tienen las Comunidades Autónomas.
Art 149. 1 32. Const. “El Estado tiene competencia exclusiva sobre las siguientes materias: ... 32 - Autorización para la convocatoria de consultas populares por vía de referéndum.”

La Constitución prohíbe la secesión
Art. 2 Const.; “La Constitución se fundamenta en la indisoluble unidad de la Nación española, patria común e indivisible de todos los españoles, y reconoce y garantiza el derecho a la autonomía de las nacionalidades y regiones que la integran y la solidaridad entre todas ellas”

La oposición a la actuación policial es delito de resistencia a agentes de la autoridad.
Art. 556 Código penal
Serán castigados con la pena de prisión de tres meses a un año o multa de seis a dieciocho meses, los que, sin estar comprendidos en el artículo 550, resistieren o desobedecieren gravemente a la autoridad o sus agentes en el ejercicio de sus funciones, o al personal de seguridad privada, debidamente identificado, que desarrolle actividades de seguridad privada en cooperación y bajo el mando de las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad.
Los que faltaren al respeto y consideración debida a la autoridad, en el ejercicio de sus funciones, serán castigados con la pena de multa de uno a tres meses.

Si la oposición a la policía es grave o hay acometimiento, es delito de atentado
Art. 550 Código penal
“1- Son reos de atentado los que agredieren o, con intimidación grave o violencia, opusieren resistencia grave a la autoridad, a sus agentes o funcionarios públicos, o los acometieren, cuando se hallen en el ejercicio de las funciones de sus cargos o con ocasión de ellas.
En todo caso, se considerarán actos de atentado los cometidos contra los funcionarios docentes o sanitarios que se hallen en el ejercicio de las funciones propias de su cargo, o con ocasión de ellas.
2- Los atentados serán castigados con las penas de prisión de uno a cuatro años y multa de tres a seis meses si el atentado fuera contra autoridad y de prisión de seis meses a tres años en los demás casos.
3- No obstante lo previsto en el apartado anterior, si la autoridad contra la que se atentare fuera miembro del Gobierno, de los Consejos de Gobierno de las Comunidades Autónomas, del Congreso de los Diputados, del Senado o de las Asambleas Legislativas de las Comunidades Autónomas, de las Corporaciones locales, del Consejo General del Poder Judicial”

La actuación de agresión por una colectividad a las fuerzas del orden constituye delito de desórdenes públicos
Art. 557 Código penal
“1- Quienes actuando en grupo o individualmente pero amparados en él, alteraren la paz pública ejecutando actos de violencia sobre las personas o sobre las cosas, o amenazando a otros con llevarlos a cabo, serán castigados con una pena de seis meses a tres años de prisión.
Estas penas serán impuestas sin perjuicio de las que pudieran corresponder a los actos concretos de violencia o de amenazas que se hubieran llevado a cabo.
2- Con las mismas penas se castigará a quienes actuaren sobre el grupo o sus individuos incitándoles a realizar las acciones descritas en el apartado anterior o reforzando su disposición a llevarlas a cabo.”

La provocación seguida de resultado, es inducción
Art 18 Código penal
“La provocación existe cuando directamente se incita por medio de la imprenta, la radiodifusión o cualquier otro medio de eficacia semejante, que facilite la publicidad, o ante una concurrencia de personas, a la perpetración de un delito.
Es apología, a los efectos de este Código, la exposición, ante una concurrencia de personas o por cualquier medio de difusión, de ideas o doctrinas que ensalcen el crimen o enaltezcan a su autor. La apología sólo será delictiva como forma de provocación y si por su naturaleza y circunstancias constituye una incitación directa a cometer un delito.
2. La provocación se castigará exclusivamente en los casos en que la Ley así lo prevea.
Si a la provocación hubiese seguido la perpetración del delito, se castigará como inducción.”

*Daniel, membre du Comité de Direction de Catalunya peuple d’Espagne (CPDE)