13/09/2013

Refusons la modification de la loi sur le travail !

 

psantschi-petit.jpgDans le cadre des votations du 22 septembre 2013, nous avons à nous prononcer sur la modification de la Loi fédérale sur le travail dans l’industrie, l’artisanat et le commerce (Loi sur le travail, LTr). C’est l’article 27, al. 1quater qui sera, cas échéant, modifié comme suit : « Les magasins des stations-service qui sont situés sur les aires des autoroutes ou le long d’axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs et dont les marchandises et les prestations répondent principalement aux besoins des voyageurs peuvent occuper des travailleurs le dimanche et la nuit ».


 

Pierre Santschi, Ing.-physicien EPFL, SIA, ancien député au Grand Conseil vaudois

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François Meylan, Conseiller financier

Que l’on ne s’y trompe pas. Plusieurs motions parlementaires, concernant d'autres libéralisations,1070097_10151717727958276_712367506_n.jpg sont actuellement pendantes. Leur sort sera fixé en fonction du résultat de cette votation. C’est principalement pour cela que les opposants à la modification ont opté pour un non de conviction et de précaution.

 

 

Mais cette votation pose un problème philosophique plus important. Souhaite-t-onenfants_tv.jpg continuer à transformer l'humain en un simple moyen de production ? Ou, de surcroît, en un pur consommateur avec les résultats que l'on connaît sur la santé mentale et affective de la population ? Force est de constater que le l'incitation à consommer  nous  entraîne dans une traversée en eau trouble dont nous ne voyons ni le fond ni les rivages. Le 22 septembre, nous aurons le choix entre dire non à une minorité de consommateurs « égoïstes » qui sont prêts à acheter ce que nous avons pour habitude de faire en journée à trois ou quatre « plombes du mat ».  Nous pouvons aussi considérer  l’individu – notre prochain – au cœur du système au lieu du dieu Fric et opter pour le bon sens, la modération et la sérénité pour toutes et pour tous.

Les partisans du oui argumentent la plus part du temps sur la base des principes d’une économie  dite libérale, voire plutôt néolibéraux.

Dans cette constellation, rappelons-nous les bases de la conception libérale réelle. Celle-ci est si souvent dévoyée dans notre pays. Exemple : on protège – la Confédération et nos parlementaires ont validé avec la loi too big to fail - l’UBS et le CS Group de la faillite et de toute concurrence sérieuse et dans le même temps on envoie nos concitoyennes et concitoyens à bas revenus ou se trouvant dans des conditions précaires travailler la nuit et le dimanche. Que d’hypocrisie, que d’arrogance et de mépris pour son prochain sous prétexte de libéralisme.  

Pourtant le libéralisme ce n’est pas ça. Pour ses concepteurs Adam Smith (la main invisible) et le français Montesquieu, la pensée libérale n'encourage pas la satisfaction de tous les "caprices" d'une poignée de consommateurs ni du marché qui sans encadrement devient sauvage. Sinon on trouverait des consommateurs qui seraient prêts à payer pour assister à des mises à mort. Le libéralisme - liberté d'entreprendre et liberté de contracter avec une pleine acceptation des risques - est encadré par la responsabilité sociale, le bien commun, le bon sens et la priorité à l'innocent. C'est pourquoi Messieurs Smith et Montesquieu accordent dans la promotion de l'esprit libéral une place importante à l'Etat comme arbitre et gardien du temple.

Cette modification de loi ouvre une brèche camouflée qui part des shops des stations-sevice et qui atteindra rapidement, par voie d’ordonnances, l’ensemble du commerce de détail.

Votons non le 22 septembre. Interrogeons-nous sur le modèle de société que nous souhaitons pour demain et pour nos enfants. A ce titre, il est surprenant de constater que les partis politiques qui brandissent la thématique de la famille dans leurs campagnes électorales ne semblent avoir que faire des effets néfastes du travail de nuit pour la famille et la santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11/09/2013

Contre le démentèlement de notre souveraineté

1185140_550912751640782_746213916_n.jpgLe printemps passé, nous avons soutenu l’initiative Minder contre la spoliation de nos entreprises par une poignée de managers mercenaires. Cet été, nous avons dû nous mobiliser contre la Lex USA, qui consistait à «balancer» nos employés de banque à quelques procureurs américains. A présent, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) nous soumet son initiative visant à supprimer l’obligation de servir tant à l’armée qu’à la protection civile ou au service civil.

On se rappelle encore l’initiative du GSsA refusée en novembre 1989, qui réclamait la suppression pure et simple de notre armée: l’objectif final de ce groupe n’est autre que la disparition de notre principal outil de défense.

A ce titre, le GSsA joue la même partition que les technocrates au service de la haute finance. Soit affaiblir nos institutions. Porter atteinte à notre souveraineté. Diminuer notre volonté et notre capacité de résistance et d’indignation. Rendre toute chose et toute valeur négociable comme une marchandise.

Or, dans une société consumériste à l’extrême, il serait très imprudent de supprimer le rempart qu’est notre défense nationale. Dans un monde en perpétuelle quête d’argent, il serait inconscient de se montrer pareillement affaibli. De constituer une cible molle.

Avec la Lex USA, l’Oncle Sam a essayé et échoué. Mais il avait déjà réussi, sous la menace, à nous faire bafouer nos propres lois en 2009 et en 2010 avec l’accord de la honte, par lequel on lui livrait quelques milliers de familles de clients américains d’UBS.

Récemment, c’est le gouvernement britannique qui a déployé des éléments de sa flotte au large des côtes espagnoles en guise d’intimidation, dans le cadre de l’expansion du périmètre de Gibraltar. Il n’est pas recommandé aujourd’hui de constituer le maillon faible.

La seule chose qui soit certaine de nos jours est l’incertitude. La mondialisation nous a déjà démontré plus d’une fois que les événements les plus insolites peuvent se produire et évoluer dans le sens du pire très rapidement.

Certes, la chose militaire doit continuellement s’adapter à la menace. Ce que notre armée n’a cessé de faire depuis 1989 avec trois réformes majeures, et elle n’a certainement pas fini de le faire. Mais supprimer cette institution, pourquoi? Pour nous livrer en pâture aux prédateurs du grand capital? Pour nous exposer à ces voisins «amis» en quête d’argent?

Il est donc étonnant de voir des partis gouvernementaux – notamment à la gauche de l’échiquier – soutenir cette initiative de l’utopie. Les pays d’Europe qui ont supprimé la conscription ces dernières années le regrettent aujourd’hui.

 

 

25/08/2013

Votons Non à l'initiative contre la sécurité le 22 septembre

Kreuzflyer_F.pngPour notre canton, le coup d'envoi de la campagne contre l'initiative du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) a été donné jeudi matin à Lausanne. 

Le GSsA est un groupe de réflexions légitime et n'est de loin pas un adversaire de la démocratie mais un partenaire avec qui on va débattre.
En novembre 1989, on avait déjà voté sur son initiative pour la suppression de notre Armée. Le Groupe entendait également désarmer les corps de police, de gendarmerie et des gardes-frontière.
Leur initiative avait alors bénéficié d'un suffrage de 35%.
Aujourd'hui, dans le même état d'esprit que lors de l'Opération Minder et contre la Lex USA, nous allons faire campagne contre leur initiative qui si elle est acceptée affaiblirait irrémédiablement notre volonté et nos capacités de défense. Ce serait une forte atteinte à notre souveraineté.
A ce titre, les technocrates de la haute finance visent les mêmes objectifs.
A savoir, l'affaiblissement constant des institutions, des autorités et des politiques pour rendre le monde docile et négociable comme toute marchandise.
Faut-il le rappeler ? Les retraités de notre pays ont plébiscité l'initiative Minder parce qu'ils sont encore attachés au bon sens, au goût de l'effort, à l'équilibre et à la raison. Ils savent aussi encore apprécier nos conditions d'existence privilégiées et savent que rien n'est gratuit. Rappelons cet adage ancien comme le monde :

"Si tu veux la paix, prépare la guerre" 

Aujourd'hui, nous vivons une incertitude certaine. Un monde dans lequel tout peut évoluer très vite et dans le sens du pire. La grande majorité des pays qui nous entourent et qui ont abandonné leur système de milice le regrettent.

Récemment, les Britanniques ont entrepris une action t'intimidation - avec des moyens militaires - à l'endroit de l'Espagne au sujet de l'expansion du rocher de Gibraltar.

Les Etats-Unis, dans le cadre de la Lex USA, ont testé notre capacité de résistance. Il serait très dommageable à terme pour notre souveraineté de baisser la garde.

 

Une quantité de pays ont un grand besoin d'argent. Ils iront le chercher là où il n'y a pas de volonté de défense.

 

IMG_3511.JPGPour le district de Morges (VD), la campagne contre cette "initiative contre notre sécurité" porte le nom de              "Vy d'Etraz" - en latin, la Route de l'Etraz - cette route romaine qui traverse tout le district.

Elle a démarré ce samedi avec un stand au marché de la Coquette. Celui-ci étant tenu par le PLR Morges et renforcé par le PDC Morges Ville et des indépendants.

 

Dès lors, un grand merci à tous ces bénévoles qui vont s'investir jusqu'au 22 septembre au profit de notre souveraineté.

 

François Meylan

Responsable de campagne pour le District de Morges,

077 446 05 90