28/11/2013

Le Conseil fédéral propose le rejet de l'initiative "Sauvez l'or de la Suisse"

lingot_d_or.jpgL'UDC a déposé une initiative populaire pour préserver l'or de la Banque nationale suisse (BNS). En substance, cette dernière - elle s'intitule "Sauvez l'or de la Suisse" - demande à la BNS de stopper ses ventes d'or. De ramener au pays l'entier de ses stocks. Notamment la quantité stockée au Canada et en Australie. De constituer des réserves d'or pour au moins 20% de ses actifs.

Pour le Conseil fédéral, cela fait longtemps que le métal précieux n'a plus d'incidence directe sur la stabilité des monnaies.

L'UDC quant à elle estime que la préservation du stock actuel de 1040 tonnes est nécessaire pour garantir la stabilité du franc suisse.

Et le Conseil fédéral de proposer au Parlement de rejeter le texte sans contre-projet. 

Les arguments principaux :

- Une part élevée d'or - actif peu liquide - entraverait la politique et la liberté de manœuvre de la BNS.

- Par exemple, une mesure comme l'instauration d'un cours plancher par rapport à l'euro ne pourrait plus être prise avec la même liberté.

- Le stock actuel d'or reste important en comparaison internationale.

- L'interdiction des ventes d'or ne permettrait plus de réaliser des plus-values substantielles et réduirait le bénéfice que l'institut redistribue chaque année aux cantons.  

Néanmoins, il est regrettable de ne pas proposer un contre-projet qui permettrait une certaine latitude pour vendre et racheter une part du métal jaune avec gains quand cela est possible. Du moins, entrer en discussion avec les initiateurs.

Parce que les autres points de l'initiative ne sont pas sans intérêt et il est temps que notre population et nos élus soient d'avantage intéressés par les rouages de la BNS.

Il en est de même pour sa politique et sa vision actuelles.

A suivre...

09/10/2013

Quelques réflexions en faveur de la 1:12

sans-titre3.pngEn premier lieu, la 1:12 dérange parce qu'elle jette le gant au visage de l'ignorance pour ne pas dire l'inculture dans lesquelles nous avons baignés durant ces deux dernières décennies.

Première idée fausse

Il y aurait plus de "talents" dans l'industrie financière ou dans la pharma que chez le cordonnier, le chirurgien au encore le pilote d'avion. En vérité, il n'en est rien. Personne n'est irremplaçable. Comme dans tous les métiers, des collaborateurs travaillent avec un engagement et une efficacité supérieures à la moyenne. Comme dans chaque bon système libéral, on doit les encourager avec une rémunération à la hauteur du mérite mais de là à verser dans les millions... c'est verser dans l'exagération.

Deuxième idée fausse

Il faut faire venir les top managers "stars" chez nous. A ce jour, on a pas encore vu un top manager qui fasse tourner une entreprise à lui tout seul. Dans les multinationales - puisque c'est de celles-ci que l'on parle principalement dans l'initiative 1:12 - ce sont des milliers de mains qui s'appliquent tous les jours à faire progresser la bonne marche de l'entreprise. Il n'y a pas de réelle réussite durable qui ne soit qu'individuelle mais plutôt collective.

Troisième idée fausse

La 1:12 est une idée de gauche et pour la gauche. Il n'y a rien de plus faux. Une quantité d'entrepreneurs et de patrons vont - au bénéfice de la discrétion des urnes - la voter. Premièrement, ils ne sont pas impactés par le ratio de 1:12 et secondement ils ont en marre de n'être par représentés ni par les partis politiques de droite qui suivent comme le Conseil fédéral aveuglément les consignes d'Economiesuisse. Organisation faîtière qui n'est en rien représentative des artisans et des PME du pays.

Quatrième idée fausse

Ce sont les jeunes qui la voteront en masse. C'est faux. Comme pour l'initiative Minder, ce sont les retraités qui vont la plébisciter le plus. Parce qu'un rentier qui n'a pas vu sa rente indexée depuis dix ans il faut arrêter de le prendre pour un "couillon". Puisqu'en Suisse, les caisses de pensions n'ont aucune obligation de considérer l'augmentation du coût de la vie.

Cinquième idée fausse

En sur payant certaines fonctions on ne fait que de récompenser la prise de responsabilité. C'est faux. De quelle responsabilité parle-t-on ? Parce que si on parle de responsabilité effective, qu'en est-il de celle d'un pilote d'easyJet, de celle d'un chauffeur de transport scolaire ou encore celle d'un chirurgien par rapport à un  employé de banque ? Et qu'en est-il de l'égalité homme - femme ?

Sixième idée fausse

Un top manager payé à coups de millions est plus efficace. C'est bien entendu faux. Marcel Ospel, président de l'UBS, fustigeait les médias de populistes en 2006 parce que ceux-ci faisaient écho de son traitement annuel de 30 millions de francs. En 2007, on l'a jamais autant peu vu au bureau, trop occupé à gérer son parc immobilier bâlois, à taper sur le tambour de la Foire de Bâle et de descendre à Valence en Espagne, assister à la Coupe de l'America. On a vu qu'il en est devenu de sa banque en 2008-2009. Régulièrement, des études aux américaines démontrent une asymétrie entre la rentabilité et la progression du salaire d'un manager, ceci pour les raisons illustrées plus avant.

 

Septième idée fausse

On doit s'adapter à la concurrence internationale. C'est faux. En Suisse, les top managers sont payés entre 30 et 40% de plus qu'en Europe, à responsabilité égale (p. ex. on compare Nestlé avec Danone ou Unilever)

Huitième idée fausse

On pénalise le patron créateur d'entreprise. C'est évidemment faux. Le créateur d'entreprise et vrai patron - non le manager qui bénéficie de la chute chaque fin de mois - est rarement le mieux rétribué dans sa boîte et généralement il y investit le fruit de son labeur dans le capital-actions. C'est sur la durée et en cas de succès que la valeur de ses actions s'appréciera substantiellement et qu'il sera récompensé. Ce type d'enrichissement plus que légitime n'est pas concerné par l'initiative 1:12.

Neuvième idée fausse

On fait la chasse aux riches. Bien au contraire, l'initiative 1:12 favorise le fait que tous les collaborateurs de l'entreprise tirent profit de la création de richesse. Personne empêche un manager de gagner annuellement 1,2 million de francs pour autant que le salaire le plus bas dans son entreprise soit de 100'000. On le voit l'initiative 1:12 ne fixe aucun plafond.

 

16/09/2013

Votons NON à l’initiative du GSsA !

topelement.jpgC’est la dernière qui sonne pour refuser l’initiative du Groupe pour une imagesCAJ5YFQ6.jpgSuisse sans Armée (GSsA) – votations fédérales du 22 septembre - qui vise à supprimer toute obligation de servir en Suisse. Soit nous rendre encore d’avantage sur le mode « avoir » - on attend tout de la collectivité et des autres – au lieu de nous encourager à fonctionner sur le mode « être ». On est responsable de ce que l’on vit et on prend notre destinée comme notre défense en mains.

 

home_parsys_71819_Image.gifBeaucoup rêvent d’un monde idéal. Pourtant, les intempéries, les flux migratoires, les incendies deimagesCALGS6IH.jpg forêts, la police du ciel, la tenue de congrès internationaux, l’organisation de manifestations sportives de grande ampleur, le soutien subsidiaire à nos corps de police, les secours en haute montagne, la participation à des opérations de maintien de la paix, la garde pontificale etc et etc c’est encore pour demain ! Notre armée de milice constitue la seule réserve stratégique de nos Autorités.

 

imagesCA3AGXUT.jpgCertes, nous n’avons pas, aujourd’hui, d’ennemis. Nous sommes seulement entourés de convoitises. Nous évoluons dans un monde à l’insécurité certaine. C’est déjà beaucoup ! Dans cette constellation, il n’est pas bon de se retrouver dans la position du « maillon faible. » Il n’y aura pas à attendre longtemps avant que l’on vienne tester notre capacité de résistance.

 

 

imagesCA3WMET8.jpgRappelons que la milice, en tant que forme de service militaire, permet au pays de maintenir lesmilitaire_swiss___zoom945.jpg coûts courants à un niveau bas pour la disponibilité de base. Notre système permet toutefois une réaction rapide et graduée face à des menaces spécifiques. Dans beaucoup de pays, une partie des coûts inhérents à une telle flexibilité dans la montée en puissance – possibilité de mobiliser des effectifs en conséquence et des cas de crises ou de sinistres majeurs bien au-delà de ce que permet une armée de professionnels – est externalisée.

 

Major François Meylan, officier Forces aériennes