02/07/2014

La "droite" de notre pays devrait redevenir courageusement libérale.

1157643_507358836025129_1196692475_n.jpgRégulièrement, les économistes se penchent sur une thématique récurrente de la réflexion libérale : Quelles sont les limites de l’Etat ?

 

Voir l’ouvrage de Hans Adam II : « l’Etat au troisième millénaire ». Un consensus semble se dessiner à travers l’Europe – y compris la Suisse – comme quoi les secteurs publics sont surdimensionnés. Il y est décrié la non remise en question des dépenses en augmentation dans le système de formation ou encore le subventionnement du secteur inefficient de l’énergie renouvelable. Pour l’économiste Michael von Prollius, les dépenses légitimes de l’Etat devraient se limiter aux fonctions de sécurité. Des domaines tels que le social, la culture, les transports, les infrastructures devraient être du ressort de la société civile et du marché.

 

Il est toutefois regrettable qu'aucun de ces « courageux » apôtres de la pensée libérale ne protestent contre entorses faites allègrement à la pensée libérale.

 

Relevons trois atteintes graves à l'essence du libéralisme : 

 

1)    Les dispositions « too big to faill » d’automne 2011 ancrées dans la Loi fédérale sur les banques et les caisses d’épargne qui, en substance, prévoient que la Confédération – c’est-à-dire nous la collectivité – vienne au secours de nos deux grandes banques UBS et CS Group. Force est de reconnaître qu’il n’y a rien de libéral dans cette vision de la gestion du risque. On invite ces acteurs financiers majeurs à mutualiser les pertes sur notre dos quand cela va mal voire très mal alors qu’en période de beau temps les profits sont privatisés. Contrairement à la pureté de la pensée libérale, les risques liés à la liberté d’entreprendre ne sont pas assumés. De plus, la "too big to faill" contrevient clairement à la LCD (Loi fédérale contre la concurrence déloyale).

 

2)    La « livraison » - trahison – des coordonnées de nos employés de banque, le plus souvent à leur insu, au profit d'administrations étrangères va à l’encontre même des notions de loyauté et de la liberté de commerce qui constituent le socle même du système libéral. Sans même s’attarder sur des considérations éthiques… parce que là le qualificatif « dégueulasse » serait de rigueur.

 

3)    La déduction fiscale des amendes des banques est une autre hérésie « helvético – libérale ». Il est demandé à la collectivité d’absorber des baisses de rentrées d’impôts significatives pour soulager les quelques banques qui ont fauté dans leurs activités transfrontalières. Le terme « fauter » est bien complaisant puisque dans une multitude de cas nous nous trouvons confrontés à des affaires pénales.

 

Défendre l’esprit libéral, la liberté d’entreprendre et la liberté de contracter c’est aussi et même surtout s’insurger contre ces dévoiements de la responsabilité individuelle innée à l’esprit libéral.

 

12/03/2014

Gottlieb Duttweiler un vrai libéral

Gottlieb.jpgA l'heure où la notion de libéralisme est trop souvent galvaudée par une poignée de "managers mercenaires" qui pensent avant toute chose à leurs bonus et autres doctrinaires, il est de bon ton de se rappeler qui était le fondateur de l'une des plus grandes et prospères entreprises du pays... la Migros.

Le libéral suisse Gottlieb Duttweiler - un vrai constructeur de ponts - vit le jour à Zurich, le 15 août 1888. Il fonda la Migros, avec cinq camions de vente Ford T, le 25 août 1925. Ses véhicules transportaient dans les quartiers les produits de base tels que le café, le riz, le sucre, les pâtes, la graisse de coco et le savon. Pionnier et visionnaire, Gottlieb "Dutti" Duttweiler avait décidé de révolutionner le commerce des denrées alimentaires. Témoin de la faillite de son père, en mal avec les banques, Dutti avait décidé de se passer de ces dernières et reçu l'appui financier des Femmes radicales de Zurich. Il ne cessa de développer son entreprise Migros et si au départ il fut la bête noire des partis politiques, des industriels et des syndicalistes, il pu rapidement s'appuyer sur les ménagères qui intuitivement ont reconnu la Migros comme leur alliée. Cette entreprise accessible qui proposait simplement des produits de bonne qualité à bon marché.

"Dans le monde moderne, le succès appartiendra à ceux qui sauront construire un univers d'idées autour de leur entreprise"

L'homme entrepreneur, libéral et humaniste est régulièrement honoré pour son génie commercial, sa persévérance, sa combativité, son audace et son sens aigu de la responsabilité sociale. C'est ainsi qu'en 1940, Duttweiler fait cadeau de l'oeuvre de sa vie au peuple suisse en faisant de la Migros une coopérative.

Sur le plan politique, Dutti crée le journal Die Tat, met sur pied le parti Alliance des Indépendants et est élu au Conseil national (1935). Homme de conviction ne souffrant pas le compromis, il s'en retire en 1940 en réaction à un discours du Conseiller fédéral Marcel Pilet-Golaz qui souhaitait se rapprocher de l'Allemagne nazie. Mais, Dutti sera réélu en 1943.

Le 8 juin 1962, Gottlieb Duttweiler décède. Ses funérailles, qui ont lieu à l'église Fraumünster à Zurich, sont retransmises dans trois autres églises.

On lui attribue également la création de l'hebdomadaire "Brückenbauer" - aujourd'hui Migros Magazine - le premier magasin libre-service de Suisse, le pourcentage culturel de la Migros, en 1957, une première mondiale, le refus de la vente d'alcool et de tabac et la formation pour tous.

MERCI Dutti !

11/02/2014

La faillite des élites politiques !

sans-titres.pngLe scrutin sur la fin de l’immigration de masse de ce dimanche est plus une faillite des élites politiques qu’une victoire du parti agrarien.

Au risque de choquer, la réaction de notre population est à saluer.

En osant secouer la tête et dire NON à l'immigration de masse, elle s'est substituée à un échelon de conduite politique embué dans la paperasse est de plus en plus réactif au lieu d'être proactif.

Le peuple a décidé de reprendre son destin en mains.

Dans un monde en perpétuels chamboulements, avec une multitude de crises économiques, de conflits armés et de catastrophes naturelles d’une intensité croissante, il n’y avait pourtant rien d'extravagant de souhaiter reprendre en mains la maîtrise de sa démographie. D’autres pays tels que le Canada, les Etats-Unis, l’Australie ou encore l’Autriche le font depuis longtemps sans choquer qui que ce soit.  

Depuis quinze ans, la première crainte de notre population est le chômage. Même si celui-ci n’a pas dépassé le taux de 4%, sur la même période.

Du moins, officiellement puisque nous l’avons vu récemment avec les statistiques sur le chômage des jeunes… l’interprétation et la minimisation sont choses aisées, à des fins politiques.

Et que font nos élites bien pensantes ? De gauche comme de droite c’est la même chose.

Elles favorisent les exemptions fiscales d’entreprises étrangères avec son lot d’expatriés. Elles négligent le concept de priorité nationale (exemple avec les frontaliers dans les administrations publiques). Elles ne réagissent pas quand une grande banque licencie 650 emplois dans notre pays tout en doublant le montant des bonus dont la plus grande partie sera à la faveur d’une poignée de hauts cadres. Pour la plupart de nationalités étrangères ou basés à l’étranger.

On y ajoute les nombreuses attaques contre notre place financières survenues l'an dernier comme la LEX USA et FATCA. Le compte est bon.

Dimanche 9 février 2014, nous avons plus vécu la faillite d’une élite politique déconnectée de sa population que l'expression d'un sentiment réellement xénophobe. Il suffisait d’écouter la mère de famille, le chauffeur du bus scolaire ou encore de tendre l’oreille dans les transports et les établissements publics pour réaliser que la tendance devenait lourde en faveur de l’initiative de l’UDC.

A force de piloter le pays sans vision, sans stratégie et avec des administrateurs des plus consensuels mais aussi des plus lisses on provoque une réaction incontrôlable de la base.  

C’est l'enseignement à retenir.