27/01/2013

Le groupe Opération Minder est en marche !

Alors que la précarisation de la classe moyenne est déjà programmée, que le semblant de reprise conjoncturelle qui se dessine en Occident est essentiellement du à l’activation folle et sans précédent de la planche à billets et à des taux d’intérêts maintenus artificiellement et historiquement trop bas, un groupe de Citoyennes et de Citoyens s’est levé. Il s’est indigné. Il est question de Patriotes. Le mouvement identifié, sur la toile, sous le libellé « Opération Minder », est né spontanément sans financement aucun. Avec ce que Phare.JPGpersonne ne peut monnayer… le cœur et le sens du devoir. Il n’y a pas de leader… ce sont toutes et tous des leaders en puissance ! Des femmes et des hommes de toute sensibilité politique et beaucoup d’apolitiques. De toutes confessions, elles et ils ont décidé d’élever le débat de la justice et du respect entre les hommes au-dessus des partis politiques. Le groupe « Opération Minder » a précédé le Comité romand, le Comité tessinois et le Comité national de soutien à l’initiative contre les rémunérations abusives (appelée communément initiative Minder), émanation du mouvement « Peuple contre super bonus » de l’ancien procureur anti-mafia Paolo Bernasconi. Ce groupe qui ne cesse de grandir en Suisse romande souhaite avant toute chose rétablir le peuple dans son rôle de souverain en lieu et place du lobby financier. Si l’initiative contre les rémunérations abusives du sénateur et entrepreneur Thomas Minder est le catalyseur principal du groupe « Opération Minder », il apparaît déjà qu’il ne s’arrêtera pas à mi-chemin. Ces Citoyennes et ces Citoyens à la fois ordinaires mais au combien vaillants et extraordinaires se renforcent à chaque manifestation de mauvaise foi et d’amoralité exprimée par cette poignée de pseudos « bien pensants » qui tentent de leur confisquer ce à quoi on tient le plus… LA DEMOCRATIE.  L’organisation faîtière Economiesuisse et quelques parlementaires en proie au conflit d’intérêt ne cessent de selogo_fr.png discréditer en employant des non arguments et des arguments fallacieux pour soutenir un contre projet qui n’est qu’une enveloppe vide. Vous imaginez le contre projet qui n’est qu’une modification de quelques articles du Code des obligations (CO) dit en substance : « Le top-manager qui a perçu des montants non conformes à ses prestations est tenu de les restituer pour autant qu’il les ait encore. » De qui se moque-t-on ?!

De son côté, le texte Minder n’a pourtant rien d’exceptionnel. Déposé en février 2008, sans cesse saboté depuis, il demande seulement qu’il n’y ait plus de versements anticipés ni de parachutes dorés aux pseudos top-managers de nos sociétés suisses cotées en bourse (elles sont au nombre de 231). Vous savez celles que nous retrouvons dans nos fonds de pension et dans les plans d’épargne jeunesse de nos gosses… pour celles et ceux qui en ont encore les moyens. Parce qu’une société qui entre en bourse pour avoir de l’argent à très bon compte par le biais de notre épargne et nos cotisations retraite se doit d’observer une gestion particulièrement diligente. Est-ce trop demander ? A l’heure actuelle, aucune étude n’a prouvé une quelconque utilité économique de ces parachutes dorés et de ces welcome bonus. Si c’était le cas, on en distribuerait à chaque acteur économique. De l’instituteur, du mécanicien à la coiffeuse en passant par la secrétaire.

Si l’initiative Minder pourrait démotiver un quelconque top-manager de venir travailler dans notre pays, tant mieux et qu’il dégage ! On n’a pas besoin de mercenaire. Celui qui vient en Suisse que pour le welcome bonus et le parachute doré qu’il compte négocier avant même d’y planter un clou… qu’il ne vienne pas !

Krach.jpgEt que l’on ne me traite pas de populiste. Je suis un libéral et engagé pour une économie durable. La manipulation du taux Libor, les subprimes, le blanchiment d’argent, les opérations illégales de compensation, la trahison de ses clients, la livraison en pâture des collaborateurs etc et etc ne sont en rien des actes propices à l’économie durable. Ces faits amoraux sont la conséquence d’un désengagement, d’une irresponsabilité et d’un sentiment d’intouchabilité que la clause pénale prévue dans l’initiative Minder va corriger pour le plus grand bien de toutes et de tous.

Assurément, le groupe citoyen « Opération Minder » va porter la lutte jusqu’à faire passer l’initiative le 3 mars prochain !

 

11/01/2013

L’initiative Minder laissera des traces dans les partis politiques dits du centre !

Au départ, on aurait pu imaginer que l’initiative populaire contre les rémunérations abusives, déposée en février 2008, allait séduire les formations du pays qui se prétendent au centre de l’échiquier politique.

1001 raisons de soutenir l'initiative Minder.jpgD’une part la nature du texte constitutionnel proposé. Emprunt de bon sens et protégeant à la fois nos retraités, nos assurés, nos actionnaires et nos emplois. D’autre part, les caractéristiques mêmes de l’initiant. Un entrepreneur, patron d’une entreprise familiale et créateur d’emplois. Un libéral épris d’un besoin de justice légitime et animé par quelque chose qui ne s’achète pas, au grand dam des corrupteurs du pays, la CONVICTION !

Thomas Minder, PLR d’origine et indépendant par la suite – siégeant en tant que tel au sein du  groupe UDC, le seul qui l’a accepté – n’a pas la prétention d’être Dieu.  Seulement, il développe depuis des années une force et un courage plus qu’exemplaires. Il le fait contre l’arrogance, contre les coups bas et contre la médiocrité. Pour préserver le bien commun et l’équilibre du pacte social. Celui-ci conjugue libéralisme économique avec solidarité sociale. Récemment, l’ancien procureur anti-mafia Paolo Bernasconi m’écrivait : « l’initiative contre les rémunérations abusives  est le dernier rempart contre le féodalisme financier. »

Cette poignée minoritaire de pseudo top-managers qui se grattent mutuellement le dos et que l’illustre Cornelio Sommaruga vient de qualifier de parasites. Parce qu’on le sait toutes et tous… l’économie libérale s’appuie sur la liberté d’entreprendre. Et dans liberté on trouve avant toute chose la notion d’assumer ses choix. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux les fossoyeurs du capitalisme à conduire nos entreprises à la débâcle sur l’autel de l’enrichissement personnel immédiat.  En Suisse, ils n’ont pas à répondre de leurs actes. Arrivés les poches pleines de dollars – nos dollars – ils partent presqu’aussitôt en parachutes faits d’or – notre or.

Face aux nombreux abus qui ont rythmé l’actualité économique de notre pays au cours de ces quinze dernières années, il paraissait logique que les partis politiques « dits » du centre – garants du bien commun, de l’équilibre et représentant la principale classe contributive qu’est la classe moyenne - se retrouvent dans le texte proposé par Minder. Stupéfaction, il n’en est rien. A l’image de cette section du parti démocrate-chrétien de la Cité de Calvin qui réussit à faire venir en son sein un fervent opposant à l’initiative débattre… mais SANS contradicteur ! A l’instar de cette section romande des verts’libéraux qui sous le joug d’une « individualité dominatrice » en fait de même. Est-ce la nouvelle forme de démocratie ? Un Maître tout puissant qui maintient dans la trouille une meute de canidés espérant quelques restes du festin. Le verdict du peuple ne tardera pas à sanctionner les suppôts de la peur et de la magouille. Après cette campagne bouillonnante, on fera les comptes. On verra alors émerger les centristes survivants, humanistes et garants du bien commun. Le bras de fer va se jouer entre la peur et l’indignation. Le débat sera virulent. Une fois le 3 mars 2013 passé, il sera question d’apaiser et de reconstruire un vrai centre politique qui non seulement vivra ses valeurs humanistes mais aussi les respirera.  

 

04/12/2012

Une initiative contre l'arrogance !

Initiative Minder.JPGLe 3 mars 2013, le peuple est invité à se prononcer sur l’initiative populaire de Thomas Minder. Cet entrepreneur et patron d’une entreprise familiale qui comme la majorité d’entre nous en a marre que des « top » managers reçoivent des bonus de bienvenue et empochent des parachutes dorés. Ceci même quand les entreprises sont laissées en mauvais état.

On garde en mémoire le paquet d’argent encaissé par les fossoyeurs de Swissair. Ou encore les 100 millions d’euros soustraits à la caisse de pension d'ABB, en 2002, au profit de Percy Barnevik alors qu’il abandonnait la multinationale au plus mal. Vous vous rappelez ce soit-disant "super" manager qui laissait quelques minutes aux employés pour justifier leur poste !

Peut-être que c’est encore dans l’industrie financière que les excès sont les plus répétés.  On se souvient de Marcel Ospel, de Marcel Rhöner ou encore Peter Wuffli… trois managers responsables de la débâcle UBS qui sont également partis les03040346-bdb0b1f59e6efaa32470e8a413723bbf.jpg0000950123-06-003570_Y18879Y1887913.jpg poches pleines. Pour ces « mercenaires » le casino est préférentiel. Ils gagnent c’est pour leur bourse… ils perdent c’est pour le dos de la collectivité et des licenciements. Parce qu’il ne faut pas se bercer d’illusion. Quand un manager encaisse des millions c’est automatiquement au détriment de quelqu’un d’autre. Plutôt plusieurs autres !

Plus proche de nous, le cas Oswald Grübel qui fut accueilli à l’UBS – comme sauveur – avec non moins d’un paquet de 30 millions de francs. Certes, bloqués sur deux ans. Mais pour le résultat que l’on connaît. Il s’est fait débarquer en septembre 2011 après que la banque ait perdu plus de deux milliards de dollars à Londres à spéculer contre l’euro.

oswaldusb.jpgLa liste est encore très longue. Des pages et des pages sont nécessaires pour circonscrire des dizaines de cas d’excès en Suisse, en Europe et aux Etats-Unis. Mais encore une fois, l’industrie financière – à côté de la pharma – est championne toutes catégories. Comment l’expliquer ? Premièrement, la volontaire complexification de la branche n’a pas seulement servi à augmenter les marges bénéficiaires mais a également rendu la chose incompréhensible pour le politique. Ensuite, le "marketing" a joué un rôle prédominant. On a souvent usurpé le qualificatif de « talent. » « On doit payer les talents et leurs équipes au prix du marché !» Mais on sait très bien qu’il n’y a pas plus de talents dans la banque, ni dans la pharma que chez son boulanger ou chez sa coiffeuse. Aujourd'hui, les établissements financiers qui ont su se passer de ces pseudo "talents" supayés se portent beaucoup mieux.

Il est temps de remettre l’église au milieu du village. De distinguer le manager qui ne prend aucun risque personnel du réel entrepreneur qui crée de la richesse durablement. Il est aussi bon de rappeler que le père du libéralisme Adam Smith supporterait difficilement tous ces abus. Notre économie libérale est mise en péril par ces comportements amoraux. L’initiative Minder est une démarche contre l’arrogance. Celle d’un cercle restreint qui s’estime valoir plus… même beaucoup plus… que la masse et même que le bien commun.

Et que penser du contre-projet lancé par EconomieSuisse – à coup de 8 millions de francs – pour contrer l’initiative Minder ? Elle ne sanctionne ni les parachutes dorés, ni les bonus indécents de bienvenue et n’invite nullement les gestionnaires de nos fonds de prévoyance à s’intéresser, une bonne fois pour toute, au management des entreprises dans lesquelles ils investissent nos retraites. Le contre-projet reste très pale à côté de l’original. Il ressemble plus à la faute du dernier joueur de foot arrivé trop tard sur le ballon. Il y a plus de dix ans de scandales financiers dans notre pays. Il fallait se remettre en question avant. Faire le ménage. Ne pas fermer les yeux et stoper cette complaisance insuportable. L'initiative Minder permet de taper sur la table ! De dire, enfin, stop ! Et laissons partir les managers qui n'y trouvent pas leurs comptes. A coup sûr, ce ne sont pas les meilleurs.