08/02/2014

Pour qui roulent nos parlementaires ?

1656020_413832402084629_875562349_t.pngEn rendant son rapport, courant novembre 2013, le GRECO – Groupe d’Etats contre la corruption du Conseil de l’Europe – épingle notre pays. Celui-ci se trouve ainsi dans le groupe des pays non conformes. Le GRECO a même lancé une procédure contre le manque de transparence dans le financement des partis, des votations et des élections. Si ce verdict est gênant pour la Suisse et sa tradition de démocratie directe, cela devient dangereux pour le fonctionnement de notre système libéral. Il postule que la libre entreprise soit au bénéfice du même niveau d’informations pour tous. Ce postulat est appuyé par la Loi contre la concurrence déloyale (LCD).

C’est pour cela que nous devons nous mobiliser pour exiger la transparence requise en matière de financement des partis politiques. C’est aussi valable pour ce qui concerne les conflits d’intérêts.

C’est plus pour défendre un libéralisme créateur de richesse dans l’égalité des chances que pour suivre Transparency qui qualifiait la Suisse à ce propos de « pays en voie de développement avec de grandes possibilités d’amélioration. »

Rappelons que la transparence est un préalable à la liberté d’entreprendre et à la liberté de contracter.

La doctrine fondamentale du libéralisme telle qu’établie par l’Irlandais Adam Smith n’est valable et applicable que si toute l’information nécessaire à tous les acteurs du marché est suffisamment accessible.

Pourtant, l’enjeu économique particulier agit, lors des votes populaires ainsi :

-       Premièrement, on déforme une question concrète en un débat de fond ;

-       Deuxièmement, on isole et on dénigre les opposants ;

-       Troisièmement, on maintient l’information au public lacunaire.

Il est de notoriété publique aujourd’hui que des multinationales se sont empressées d’ouvrir leur porte-monnaie à la faveur de quelques partis bourgeois à la veille de la campagne de désinformation – finalement perdue et à grands frais – face à l’initiative contre les rémunérations abusives (initiative du sénateur Thomas Minder).

Pour autant, cela suffit-il pour expliquer que nombre de nos élus, engagés aux côtés de l’organisation faîtière economiesuisse ne maîtrisaient ni le texte de l’initiative et encore moins le contre-projet ?

Qui peut alors influencer nos parlementaires ? Rappelons-le qu’au même titre que les médias et les Directions des partis politiques on parle de faiseurs d’opinions importants.

1545915_568095053284840_1567756323_n.jpgLa réponse est peut-être du côté de la Loi du 13 décembre 2002 sur l’Assemblée fédérale (Loi sur le Parlement, LParl).

Son article 69 intitulé « Droit de disposer des locaux et accès au Palais du Parlement ».

Le texte dit, en substance, que : tout député peut faire établir une carte d’accès pour deux personnes qui désirent, pour une durés déterminée, accéder aux parties non publiques du Palais du Parlement. Le nom et les fonctions de ces personnes font l’objet d’une inscription dans un registre accessible au public.

C’est la bénédiction pour les lobbyistes.

La liste est également accessible au public par le biais du site admin.ch et on effectuant quelques clics. Elle est même mise à jour tous les mois.

Sur celle du 10 décembre 2013, on y apprend, entre autres, que la conseillère nationale genevoise UDC Céline Amaudruz a accrédité Raphaël Tschanz de l’UBS. En quelque sorte, en élisant Céline Amaudruz, on fait entrer la grande banque au sein de notre Assemblée fédérale.

Restons en terre vaudoise où le conseiller national PLR Fathi Derder a accrédité Cristina Gaggini, responsable romande d’economiesuisse. De son côté, l’UDC André Bugnon a accrédité Martin Kuonen du Centre Patronal et Jean-Claude Chabloz, inscrit comme invité. Dans un autre registre, le PDC Jacques Neirynck a accrédité Michel Egger d’Alliance Sud et… son fils Julien Neirynck.

Question lobbyistes, l’UDC Guy Parmelin, avec Thomas Cueni d’Interpharma est pas mal non plus.

Dans les partis de gauche, la tendance est de faire plein usage du droit à deux accréditations par parlementaire. Toutefois, n y trouvera plutôt des ONG telles que Greenpeace, Amnesty International ou encore le WWF Suisse.

Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que ces accrédités doivent être connus du8194_557878644306481_1124780236_n.jpg grand public. En particulier, les gens d’economiesuisse – organisation qui dicte sa politique économique au Conseil fédéral – accréditée près d’une dizaine de fois. La même chose quand des Crédit Suisse, Novartis et consort interviennent directement dans les débats parlementaires.

Avec ce souci de transparence et de rendre l’information plus fluide, le parti indépendant et humaniste « Morges Libre » vient de lancer une pétition sur le plan fédéral qui demande à ce que nos élus fassent apparaître publiquement – dans la presse et les médias - leur(s) accrédité(s) quand ils font campagne lors des votations fédérales.

C’est un pas de plus dans la bonne direction… celle de plus transparence sur le fonctionnement de nos institutions. Pourquoi pas, pour relancer une énième fois la question du financement des partis politiques.

Commandez le formulaire de la pétition : morgeslibre@gmail.com

 

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27/12/2013

Le miracle de Noël

LE MIRACLE DE NOËL
1536443_551335661627446_654935719_n.jpg"Voici le cadeau que m'ont confectionné les enfants pour ce Noël. Ils m'ont ainsi rappelé qu'ils étaient bien là et au quotidien. Qu'ils sont encore énergie pure. Ils ne jugent pas. Ils n'ont pas encore le vertige. Leurs rapports aux autres sont spontanés, sincères et authentiques. Sur eux repose l'avenir du monde et pourtant ils vivent encore l'insouciance. Souvent, le simple fait de leur existence nous sauve... parfois malgré nous.
Ils sont joie et réjouissance. Ils sont tels des phares dans la brume pour nous les grands. Soyons à la hauteur de l'amour sans condition qu'ils nous portent.
Non moins important, aimons également ceux des autres. Fixons-nous d'aimer et de soutenir tous les enfants du monde... Parce que c'est le miracle de Noël et que le temps nous est compté."

28/11/2013

Le Conseil fédéral propose le rejet de l'initiative "Sauvez l'or de la Suisse"

lingot_d_or.jpgL'UDC a déposé une initiative populaire pour préserver l'or de la Banque nationale suisse (BNS). En substance, cette dernière - elle s'intitule "Sauvez l'or de la Suisse" - demande à la BNS de stopper ses ventes d'or. De ramener au pays l'entier de ses stocks. Notamment la quantité stockée au Canada et en Australie. De constituer des réserves d'or pour au moins 20% de ses actifs.

Pour le Conseil fédéral, cela fait longtemps que le métal précieux n'a plus d'incidence directe sur la stabilité des monnaies.

L'UDC quant à elle estime que la préservation du stock actuel de 1040 tonnes est nécessaire pour garantir la stabilité du franc suisse.

Et le Conseil fédéral de proposer au Parlement de rejeter le texte sans contre-projet. 

Les arguments principaux :

- Une part élevée d'or - actif peu liquide - entraverait la politique et la liberté de manœuvre de la BNS.

- Par exemple, une mesure comme l'instauration d'un cours plancher par rapport à l'euro ne pourrait plus être prise avec la même liberté.

- Le stock actuel d'or reste important en comparaison internationale.

- L'interdiction des ventes d'or ne permettrait plus de réaliser des plus-values substantielles et réduirait le bénéfice que l'institut redistribue chaque année aux cantons.  

Néanmoins, il est regrettable de ne pas proposer un contre-projet qui permettrait une certaine latitude pour vendre et racheter une part du métal jaune avec gains quand cela est possible. Du moins, entrer en discussion avec les initiateurs.

Parce que les autres points de l'initiative ne sont pas sans intérêt et il est temps que notre population et nos élus soient d'avantage intéressés par les rouages de la BNS.

Il en est de même pour sa politique et sa vision actuelles.

A suivre...