07/10/2012

Le plan partiel d'affectation de la Longeraie à Morges

Des logements supplémentaires OUI... Mais avec pragmatisme et sens civique c'est mieux !

La présentation du plan partiel d’affectation (PPA) de la Longeraie à Morges, mardi 2 octobre dernier, relève les principes de base à observer pour optimiser les chances de succès d’arriver rapidement à l’implémentation de nouveaux logements. Dans le cas de Morges, la situation n’est pas satisfaisante, du moins, pour l’instant. Mais quels sont ces principes ?

1)      La forme : on doit répondre à une demande précise et urgente par une réponse adéquate, simple et rapide à mettre en place. La demande c’est des logements. La réponse devrait être des logements. photo[1].JPG

        Le PPA La Longeraire nous consacre 1,6 hectares de zone permaculture – nouvelle technique de production agraire qui consiste à diversifier les plantations dans le but de jouir d’une alimentation réciproque entre les espèces. Une grande faiblesse du PPA… personne n’a demandé de permaculture. Tout le monde demande des logements. A croire que les initiants cultivent le doux rêve que les futurs habitants resteront confinés dans leur quartier le week-end à cultiver leur consommation de légumes et n'iront pas à la Coop ni à la Migros distantent de 100 m et respectivement 200 m.

2)      La manière : elle n’est pas respectée et découle du fait qu’une minorité souhaite réaliser une « expérience » ou encore une vue de l’esprit (les Verts et architectes à l’imagination quelque peu trop féconde) au lieu de se concentrer sur l’essentiel… les logements. Les conséquences sont que pour remplir les objectifs fixés de densification on va ajouter des étages aux immeubles prévus pour arriver à des blocs de huit étages où il n’y en a jamais eu. Et comme la notion éducative qui veut que la liberté des uns finit ou celle des autres commence se perd, on place arbitrairement ces édifices de huit étages droit devant les immeubles actuels existants depuis une quarantaine d’années dont les plus hauts s'arrêtent à six étages.

3)      L’intégration : l’implémentation de nouveaux logements doit s’intégrer dans l’environnement actuel et non le contraire. Encore mieux, revaloriser une zone. Le terme d’intégration implique également intégrer les habitants actuels qui accueilleront les nouveaux tôt dans le processus de réflexion. L’harmonie et la préservation du bien commun sont à ce prix.

Partout ailleurs dans le canton, les autorités et autres architectes seraient bien inspirés d’appréhender ces trois principes : la forme, la manière et l’intégration.