19/08/2012

Conjuguer valeurs éducatives et activité professionnelle

Conflits d’intérêts entre les objectifs de l’entreprise et ses propres valeurs

Quelle doit être l’attitude lorsqu’on réalise que son entreprise n’observe pas les valeurs que l’on estime importantes ?

« S’il s’agit de ses propres valeurs, la résiliation des rapports de travail est vivement souhaitable. »

Par contre, s’il est question des valeurs prônées par l’entreprise, mieux vaut en discuter avec la direction de celle-ci. On peut ainsi lui rendre un salutaire service.

iStock_000016593641Small - Copie.jpgCertaines formes d’organisation du travail ne sont pas recommandées aux métiers des services (secteur tertiaire). Une organisation basée sur la technostructure* – chaîne de production selon Ford - dans laquelle l’employé est standardisé au maximum et est réduit au stade de « moyen de production » n’est pas l’optimum.

C’est le virage, pourtant, entrepris par nombre de grandes banques, il y a quelques années. Avec des stades de transformation et de recyclage de « la matière première » qu’est l’argent du client. La difficulté est que le « client » devient l’intrus dans l’équation. Son interlocuteur est réduit à un simple exécutant ou plutôt « vendeur » au bénéfice d’une structure pyramidale animée par la recherche du profit, parfois à tous prix. Celle-ci ayant principalement des objectifs à court terme. Alors que la confiance se construit sur la durée. Il en est de même avec la loyauté vis-à-vis de son employeur ou de son collaborateur. Ces deux derniers paramètres sont essentiels pour une croissance durable et une valeur ajoutée substantielle.

Une solution serait de discuter, lors du processus d’engagement, en toute franchise, des valeurs réellement importantes pour chacune des parties.

*Bureaucratie mécaniste selon le Professeur Mintzberg

14/08/2012

Bourse suisse : vers plus de transparence ?

Les délits boursiers devraient être plus sévèrement sanctionnés. Les manipulations de cours devraient être à l'avenir des crimes et non plus de simples délits. Les amendes pourraient atteindre 10 millions de francs !

Le Conseil des Etats (la Chambre haute des sénateurs suisses) a suivi, en décembre dernier, par 37 voix sans opposition le projet que lui présentait le gouvernement.

Si le Conseil national donne à son tour son feu vert, en 2012, tous les acteurs de la place financière seront susceptibles d'être poursuivis pour des manipulations de cours boursiers. Le délit d'initiés sera étendu à toute personne exploitant des informations d'initiés. C'est de très bon augure pour une place financière dont la transparence n'est pas le fort.

six-swiss-exchange_1_.jpgCes délits seraient à l'avenir qualifiés de crime et considérés dans la loi comme infraction préalable au blanchiment d'argent. La poursuite n'incombera plus aux autorités cantonales mais au Ministère public de la Confédération. Le Tribunal pénal fédéral jugera.

Une violation de l'obligation de déclarer des participations ou de présenter une offre pourra entraîner une amende allant jusqu'à 10 millions de francs. Les peines privatives de liberté en matière de manipulations ou de délits d'initiés pourront atteindre 5 ans si les gains illicites dépassent le million de francs.

Les manipulations prohibées peuvent être des opérations fictives comme des transactions réelles à caractère manipulatoire. Leur interdiction à tous les acteurs du marché élargira les compétences de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers la FINMA.

Elle exercera désormais une surveillance partielle des fonds spéculatifs (hedge funds) ou des investisseurs privés par exemple.

En cas de soupçon fondé, elle pourra suspendre l'exercice du droit de vote et interdire de nouveaux achats à tous les acteurs du marché. Si l'obligation de déclaration des participations est violée, la FINMA pourra confisquer un éventuel gain, même à des organisations non soumises jusqu'ici à sa surveillance.

Les règles du jeu pour les offres publiques d'acquisition (OPA) sont également modifiées. Pour acquérir au moins un tiers des droits de vote d'une société cotée en bourse, un actionnaire devra présenter une OPA portant sur tous les autres.

Georges Theiler (PLR/LU) a cherché en vain à maintenir la possibilité donnée aujourd'hui à un actionnaire principal de négocier des titres à des prix plus favorables.

Pour des questions de transparence et d'égalité de traitement, Luc Recordon (Verts/VD) a mis en garde, au nom de la commission: «adopter à la hussarde une proposition aussi violente serait malvenu dans cette Chambre de la sagesse», a-t-il dit à l'adresse de l'ex- conseiller national. Georges Theiler a vu sa proposition rejetée.

Déjà publié sur www.meylan-finance.ch le 5 janvier 2012

03/08/2012

Les coûts du travail sont trop élevés… ? Regardez aussi du côté du management !

On attend toujours de l’Etat qu’il influence les conditions cadre pour favoriser un maximum la compétitivité des entreprises.

Par le biais d’incitations fiscales ou encore par l'optimisation des procédures administratives. C’est évident, l’institution doit être résolument orientée en direction de l'économie privée et de la création d’emplois.

Quant aux employés, c’est chose connue, ils coûtent toujours trop chers. A ce titre, ils sont régulièrement mis sous pression. Ils font souvent les frais des plans de restructuration ou de délocalisation.

Intéressant.jpgPourtant, le coût horaire du travail dans l’industrie ne présente pas toujours un écart significatif d’une région à l’autre. Par exemple, il est de près de 33 euros en France comme en Allemagne.

Si on revient au rôle de l’Etat, le taux d’imposition des entreprises est également proche... 32 % et respectivement 30 %.

Qu’est-ce qui peut expliquer des performances de l’industrie insatisfaisantes d’un pays par rapport à un autre ?

L’Ecole universitaire de management de Lyon (IAE) met à l’index les coûts cachés. Entre autres, ceux qui sont liés à l’absentéisme, la mauvaise ambiance, les accidents et les maladies professionnels, les défauts de qualité et à la sous-productivité. Ces coûts, toujours selon l’IAE, ont leurs racines dans la qualité ou non du management pour 50 % !

Publié également sur www.meylan-finance.ch