12/08/2016

OUI à une économie durable !

iStock_000016015539XSmall[1].jpgNotre pays doit faire un choix non seulement économique mais aussi de société. C'est simple. Soit on poursuit notre fuite en avant, tête baissée, dans une situation d'équilibre précaire. Autant dire jouer la montre. Ou on devient responsable et lucide même si c'est douloureux. Cas échéant, on ancre dans le marbre de la Constitution quelques principes élémentaires en matière environnementale. Et même avec ça tout restera encore à faire.

Faut-il le rappeler ? Notre économie ne montre plus de signes de croissance véritable.

Le 25 septembre prochain, nous voterons sur l’initiative populaire « Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources ». Appelé aussi "Economie verte" le texte - léger et agréable à lire - a le mérite d’énoncer des principes fondamentaux. L'initiative déposée déjà à l’automne 2012 s’inscrit non seulement dans la dynamique de l’agenda international pour une économie verte voulu par le sommet "Rio+20" tenu sous l'égide de l'ONU sur le développement durable mais aussi dans la constellation d'une tendance lourde. Tout le monde parle de durabilité et d’efficience énergétique. Pour autant, ce n'est pas un phénomène de mode. C'est une réelle et profonde prise de conscience. Le train est bien là et il s’agit de le prendre.

Pour sa part, le Conseil fédéral l’a lui-même reconnu. Il a proposé une révision de la loi sur la protection de l'environnement comme contre-projet. Il aurait probablement pu éviter ainsi l’appel aux urnes de septembre prochain. Le contre-projet n’a pas passé la rampe du Parlement. Il faut le rappeler celui-ci sent le poids grandissant du lobby economiesuisse qui semble avoir tourné sa veste récemment. La faîtière appelait, il y a peu, à accueillir favorablement l'initiative.

De quoi s’agit-il exactement ? Nous consommons bien plus que ce que la planète Terre peut à la fois produire et supporter. Par exemple, à partir de ce mois d’août, nous vivons déjà à crédit. Aussi, l’objectif est d’ici l'année 2050 d’encourager une économie durable qui ne laisserait comme empreinte carbone « que » l’équivalent de ce que produire une seule Terre. C'est logique. Jusqu'à preuve du contraire, nous n'en avons qu'une.

Bien entendu pour nous Suisses le tout ramené à la taille de notre pays. Notons que d’autres sont encore bien plus ambitieux tels que la Finlande. Pour y arriver, nous devons remplacer l’économie du tout-jetable et nous orienter vers une économie dite circulaire. C’est-à-dire qui mise sur des produits durables et écologiques et qui revalorise les déchets.

Quel magnifique potentiel d'innovation et de création de nouveaux emplois !

Vision que rejoint l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) :

"Il s’agit d’une part de prendre des mesures pour permettre à nos entreprises de continuer à jouer la carte de l’innovation et proposer sur les marchés mondiaux des technologies d’avenir peu gourmandes en ressources, et, d’autre part, de rendre la consommation plus écologique."

Acte de foi et de bon sens qui pourtant vont être attaqués par certains milieux privilégiés par les affaires ou sur l’autel du dogme néo libéral : du minimum d’Etat et de réglementation.

Seulement voilà, la doctrine néolibérale  se résume à : « Après moi, le déluge. »

Et du déluge nous n’en voulons pas. Refuser d'inscrire ce changement de paradigme majeur et historique dans notre Constitution c'est comme vouloir revenir au paquet de Camel dans la poche de sa chemise à carreaux. C'est rester avec son poste TV noir et blanc et sans télécommande. On ne peut être raisonnable en acceptant que la partie du progrès qui nous arrange.

02/08/2016

Ne pas confondre libéralisme avec néo libéralisme qui est son contraire !

IMG_8430.JPG*Le mieux est souvent l'ennemi du bien. On peut résumer ainsi le corolaire existant entre le libéralisme et le néo libéralisme.
 
Si le terme « néolibéralisme », voire « ultralibéralisme », est un terme plutôt vague, son idéologie illustre une vision de l’économie des plus radicales. Celle qui oppose le capital à l’Etat. Ce qui veut dire que le capital est promut au-dessus de la collectivité. Il prime sur l’Etat nation et sur le bien commun. Pire, l’Etat est à combattre. Il est à affaiblir. Il coûte. Il empêche et il régule. Il est le dernier rempart à toutes sortes de libéralisations et de privatisations. Le plus ennuyeux encore est qu’il transcrit, généralement sous l’impulsion du législateur, la moralité dans le Droit. Le Droit avec un grand « D » qui devrait s’appliquer à tous.
 
Alors que dans la pensée libérale qui prend ses sources déjà dans l’Antiquité avec le philosophe Aristote, l’Etat est important. Il est même indispensable au développement du libéralisme. Parce que l’Etat est souvent arbitre. Pour le moins, il doit garantir la justice et la stabilité du vivre ensemble. Sans ces préalables, le libéralisme ne peut s’épanouir. Puisque humaniste qu’il est le libéral ne peut se développer et s’élever dans un univers de sauvagerie
et de brutalité. Dans lequel un marché sans foi ni loi encouragerait la réalité d’une « économie » Far-West. Dans laquelle le lent est mangé par le rapide et le petit est tué par le gros.
 
Pour nous faire avaler la pilule nauséabonde du néo libéralisme – néo comme nouveau enimage001 (1).png
 
grec – on réduit dans le discours la pensée libérale. Comme à la page 35 de son livre de
 
nature didactique et de bonne qualité « Comprendre l’économie politique », l’économiste suisse Philippe Paoly résume le libéralisme comme suit :
 
« L’individu prime sur la collectivité. L’individu est libre. Le libéralisme est lié à l’économie de marché. »
 
Ce qui est faux. L’épanouissement économique de l’individu est étroitement lié au destin du bien commun et du vivre ensemble. Aussi, l’individu ne supplante pas la collectivité. Une vérité est plutôt que l’interdépendance s’impose naturellement. L’individu est libre certes.
 
Mais sa liberté s’arrête où celle des autres commence. C’est un principe élémentaire de la pensée libérale qui on a trop tendance à l’oublier promeut avant toute chose la responsabilité individuelle.
 
Heureusement, le même auteur privilégie la moralité quand il nous parle d’Adam Smith – philosophe et économiste écossais des Lumières qui reste dans l’histoire comme le père des sciences économiques modernes. Son œuvre majeure « La Richesse des nations », publiée en 1776, demeure l’un des éléments fondateurs du libéralisme économique.
 
Philippe Paoly en résume qu’Adam Smith admet, dans la dernière partie de son ouvrage, qu’il doit y avoir des règles pour des raisons éthiques. Ces règles proviennent de la morale et du droit donc d’un Etat fort.
 
Les néo libéraux qui prétendent revisiter voir réformer le libéralisme occultent intentionnellement ou par ignorance cet d’aspect du philosophe écossais.
 
La survie du libéralisme et de là de notre système économique actuel qui reste le moins mauvais que notre civilisation ait connu passe certainement par l’énoncé du sociologue et philosophe français Edgard Morin, dans son ouvrage « Où vont les valeurs, 2004 ».
 
 « Aujourd’hui, le thème de terre patrie doit inclure les patries singulières et non par les détruire. La relation entre le genre humain et l’individu passe par le développement de la citoyenneté terrestre. Le citoyen est celui qui se sent responsable et solidaire. »
 
 
*Texte écrit pour Orbis Terrae, sous le titre "Le néo libéralisme est l'ennemi du libéralisme".

19/01/2016

Politique de bas étage et journaleux !

FullSizeRender (6).jpgLe coup de gueule !

La presse nous gratifie, régulièrement, de pseudos "scandales" politiques.

En premier lieu, appelons un chat un chat. Il est indéniable que la politique politicienne - soit la course au pouvoir et la confrontation des égos - et un petit monde de médiocrité et de putes... Eh oui de putes ! N'ayons pas peur des mots. Une quantité d'individus qui s'écharpent après avoir été les "meilleurs amis" du monde, dans un mouchoir de poche et en voulant prendre les autres à témoin. Alors que tout le monde s'en fout. Le monde tourne très bien sans eux. On a vu beaucoup de choses dans les coulisses de la politique du pouvoir. De cette ancienne élue au conseil municipal genevois qui utilisait jusqu'à cinq profils et faux profils sur Facebook pour s'enquérir de toute once de polémique pour salir les autres à ce secrétaire général d'un parti du centre vaudois qui animait un faux profil d'une jeune fille blondinette, au minois fort engageant, sur Facebook. Il faisait des propositions en-dessous de la ceinture à d'autre utilisatrices du réseau social. Jusqu'à ce secrétaire parlementaire de l'est vaudois qui va jusqu'aux SMS d'intimidation et à la calomnie pour tenter d'écraser ceux qui se dressent devant lui. L'affaire des enregistrements inopinés de l'ex présidente d'un parti situé à droite de la droite ou encore ce président cantonal qui jonglait avec trois maîtresses en même temps, puant au pas possible. Sans oublier le combat de coqs démocrate-chrétien qu'on nous a servi en terres vaudoises, courant printemps 2014. Bref, il ne sert pas à grand chose d'énumérer toutes les polémiques de la cour de récréation des partis. Grands, moyens ou petits ils en ont tous à jeter. Des boucs émissaires aux frustrés en passant par les insipides, les lâches et les comploteurs, notre petit paysage romand de la politique politicienne pourrait remplir un livre d'images d'Epinal.

Les réseaux sociaux constituent à eux-seuls des scènes de déballages épiques. Comme ce vert'libéral genevois démissionné, pervers narcissique, conteur pour femmes esseulées sur Facebook, dépourvu de moralité comme de courage embobine son petit monde de voyeurs.

Pour autant, il y a deux constats qui s'imposent :

 1) Il serait de bon ton que nos élus voire nos candidats à des charges politiques ou à d'autres mandats habitent pleinement la fonction... avec intégrité et responsabilité. Qu'ils montrent simplement l'exemple.

 2) Que certains journalistes de basses besognes apprennent à gagner leur vie en vérifiant et en confrontant leurs sources. En chassant autre chose que du scoop polémique... Sale, vil, pleuril, inintéressant à mourir. Qui met tout lecteur qui se respecte mal à l'aise. Au point de finalement blâmer le journaleux !