09/08/2014

Notre responsabilité devant l'islamisation de l'Occident

EI2.pngNous avons oublié notre responsabilité politique devant l’islamisation progressive et sournoise de nos démocraties. En premier lieu, nous avons pour mission de veiller à ce que les individus qui naissent sous nos contrées ou qui y trouvent accueil soient au bénéfice – sans compromis aucun – des libertés fondamentales inscrites dans nos constitutions. Rappelons-nous que nombre de ressortissants de régimes totalitaires et autres ont trouvé refuge dans notre pays. Ils doivent être protégés. La tradition humanitaire de la Suisse ne perdurera sans un minimum de principes et de courage. Par exemple, ce n’est aucunement se montrer progressiste que d’autoriser la consommation de viande halal. Ce rituel « barbare » de mise à mort de l’animal est peut-être motivé sous certaines latitudes chaudes pour des raisons d’epizootie mais en aucun cas il n’a de justification en Occident. Pour sa part, le port du voile qui fut évoqué jadis par le Prophète pour protéger ses épouses des agressions nocturnes n’a aucune raison d’être dans nos démocraties. Il ne consiste en rien une manifestation de respect à l’égard de la femme. Sa promotion politico-religieuse-obscurantiste est des plus désagréables. La laïcité et la mixité filles – garçons, principes fondamentaux – s’en trouvent menacés. Pour les « promoteurs » auto proclamés de « l’intemporalité » de l’Islam, les pays du globe ne manquent pas pour y tenter une telle régression. Refusons-là sur notre sol.

 

Dans cette constellation, les médias portent et porteront à coup sûr une responsabilité certaine pour ce qui ressemble à une islamisation irréversible de l’Occident.

 

Fait d’actualité, ce qu’ils appellent l’Etat islamique (EI)* - à cheval sur l’Irak et la Syrie - est plus laEI.jpg naissance d’une nébuleuse de mercenaires et de criminels financés par quelques monarchies du Golfe que la constitution en règle sur l’autel des Nations unies et selon un processus électoral d’un Etat. Nommons-là comme il se doit. En donnant un tel écho à ce qu’il y a de pire dans l’obscurantisme on affaiblit toujours plus l’Islam des Lumières. Le grand Islam qui a pour vocation le développement dans la paix de dans l’harmonie de centaines de millions d’individus. De la Malaisie au Nigeria, en passant par l’Indonésie, l’Egypte ou encore le Kosovo, la grande majorité des Musulmans aspirent à la paix et à la prospérité. En aucun cas, ce n’est faire avancer les choses dans la bonne direction que d’autoriser, dans nos démocraties, ce que nous refusions, il y a peu. Ne fléchissons pas.

L

 

Il est encore temps de promouvoir l’Age d’Or de l’Islam andalou quand l’Orient civilisait l’Occident. Quand l’Islam nous apportait la poésie, l’invention du modèle urbain et toutes les sciences qui nous permettront plus tard la Renaissance. De Cordoue à Séville, en passant par Grenade, l’art, la culture, la poterie, l’utilisation des textiles et les sciences de l’éveil étaient promues. L’Islam n’est pas la « charia » - loi des hommes pour dominer et assouvir d’autres hommes… en l’occurrence surtout les femmes.  

 

*Selon Charles Lister, chercheur associé au Brookings Doha Centre :

 

« D'un point de vue géographique, l'État islamique est déjà parfaitement opérationnel en Irak et en Syrie. Il est en outre présent — mais caché — dans le sud de la Turquie, semble avoir établi une présence au Liban, et a des partisans en Jordanie, à Gaza, dans le Sinaï, en Indonésie, Arabie saoudite et ailleurs. Par cette proclamation, l'EI tient à montrer sa puissance et menace le leadership d’Al-Qaïda – la base – pour ce qu’elle nous a été décrite à nous Occidentaux - sur les mouvements armés djihadistes salafistes – la pire expression du rigorisme politico-religieux s’appuyant essentiellement sur l’ignorance et sur la terreur.»

 

 

 

30/07/2014

L'éducation est garante de notre système libéral !

education,libéralisme,esprit libéral,compétitivité,françois meylanUne bonne instruction est garante de notre compétitivité.

C’est la base. Surtout pour une économie qui ne peut s’appuyer sur des gisements de matières premières.

Les études montrent que les coûts résultant d’une formation insuffisante en termes de perte de croissance sont énormes. Les mêmes études démontrent que l’argent et les ressources ne manquent pas dans notre pays et dans le domaine. Encore faut-il commencer tôt et optimiser l’allocation. Le rendement des investissements dans l’éducation a tendance à diminuer avec l’âge. Aussi, le retour le plus élevé des deniers publics se trouve dans la petite enfance. Pour cela, des experts préconisent un transfert des dépenses publiques de la phase tardive à la phase précoce du cycle éducatif. L’emploi des moyens seraient ainsi plus efficace et plus juste.

 

Pour le Prix Nobel d’économie James J. Heckman, ce qui se passe avant la scolarité est décisif pour réussir sa vie d’adulte. Dans le magazine « Bulletin » 4/2013 du Crédit Suisse, il se base sur le nombre de mots constituant l’environnement de l’enfant âgé de moins de trois ans. Le nombre est de 500 en moyenne dans les familles bénéficiant d’aides sociales, 700 pour les familles d’ouvriers et de 1100 dans celles d’actifs qualifiés. Pour le Prix Nobel, ce sont des différences qui seront très difficiles à combler plus tard.

 

L’environnement observé étant celui des Etats-Unis, une classe inférieure se développe car les premières années des enfants sont négligées.

 

Mais ne négligeons pas non plus qu’il est également démontré que la formation continue après l’âge de cinquante ans est devenue un passage obligé qui profite à la fois aux collaborateurs qu’aux employeurs.

 

Et, James J. Heckman d’ajouter : « Pour devenir un adulte autonome, on doit être capable d’exprimer ses opinions et de remettre l’autorité en question. »

 

On arrive ainsi à l’esprit même du libéralisme. Ce n’est que dans la remise en question de ce que nous croyons savoir que nous bâtissons et créons à nouveau. Ce qui a marché hier ne marchera pas forcément aujourd’hui et encore moins demain.

 

D’autre part, quand les « mangers mercenaires » de la mondialisation ne retiennent de leurs091_001.jpg passages en Business School que le désarmement douanier, les délocalisations et les emplacements des zones franches - le tout une perspective néolibérale à court terme - un contre pouvoir devient indispensable. L’esprit libéral ne peut être que bien éduqué. Face aux dévoiements d'un capitalisme de prédation et aux compromissions du couple « économie – pouvoir », instruisons et éduquons nos enfants dès leur plus jeune âge. Encourageons la curiosité, l'esprit critique et la contestation. Notre économie et notre compétitivité seront gagnantes.

 

12/03/2014

Gottlieb Duttweiler un vrai libéral

Gottlieb.jpgA l'heure où la notion de libéralisme est trop souvent galvaudée par une poignée de "managers mercenaires" qui pensent avant toute chose à leurs bonus et autres doctrinaires, il est de bon ton de se rappeler qui était le fondateur de l'une des plus grandes et prospères entreprises du pays... la Migros.

Le libéral suisse Gottlieb Duttweiler - un vrai constructeur de ponts - vit le jour à Zurich, le 15 août 1888. Il fonda la Migros, avec cinq camions de vente Ford T, le 25 août 1925. Ses véhicules transportaient dans les quartiers les produits de base tels que le café, le riz, le sucre, les pâtes, la graisse de coco et le savon. Pionnier et visionnaire, Gottlieb "Dutti" Duttweiler avait décidé de révolutionner le commerce des denrées alimentaires. Témoin de la faillite de son père, en mal avec les banques, Dutti avait décidé de se passer de ces dernières et reçu l'appui financier des Femmes radicales de Zurich. Il ne cessa de développer son entreprise Migros et si au départ il fut la bête noire des partis politiques, des industriels et des syndicalistes, il pu rapidement s'appuyer sur les ménagères qui intuitivement ont reconnu la Migros comme leur alliée. Cette entreprise accessible qui proposait simplement des produits de bonne qualité à bon marché.

"Dans le monde moderne, le succès appartiendra à ceux qui sauront construire un univers d'idées autour de leur entreprise"

L'homme entrepreneur, libéral et humaniste est régulièrement honoré pour son génie commercial, sa persévérance, sa combativité, son audace et son sens aigu de la responsabilité sociale. C'est ainsi qu'en 1940, Duttweiler fait cadeau de l'oeuvre de sa vie au peuple suisse en faisant de la Migros une coopérative.

Sur le plan politique, Dutti crée le journal Die Tat, met sur pied le parti Alliance des Indépendants et est élu au Conseil national (1935). Homme de conviction ne souffrant pas le compromis, il s'en retire en 1940 en réaction à un discours du Conseiller fédéral Marcel Pilet-Golaz qui souhaitait se rapprocher de l'Allemagne nazie. Mais, Dutti sera réélu en 1943.

Le 8 juin 1962, Gottlieb Duttweiler décède. Ses funérailles, qui ont lieu à l'église Fraumünster à Zurich, sont retransmises dans trois autres églises.

On lui attribue également la création de l'hebdomadaire "Brückenbauer" - aujourd'hui Migros Magazine - le premier magasin libre-service de Suisse, le pourcentage culturel de la Migros, en 1957, une première mondiale, le refus de la vente d'alcool et de tabac et la formation pour tous.

MERCI Dutti !