25/08/2013

Votons Non à l'initiative contre la sécurité le 22 septembre

Kreuzflyer_F.pngPour notre canton, le coup d'envoi de la campagne contre l'initiative du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) a été donné jeudi matin à Lausanne. 

Le GSsA est un groupe de réflexions légitime et n'est de loin pas un adversaire de la démocratie mais un partenaire avec qui on va débattre.
En novembre 1989, on avait déjà voté sur son initiative pour la suppression de notre Armée. Le Groupe entendait également désarmer les corps de police, de gendarmerie et des gardes-frontière.
Leur initiative avait alors bénéficié d'un suffrage de 35%.
Aujourd'hui, dans le même état d'esprit que lors de l'Opération Minder et contre la Lex USA, nous allons faire campagne contre leur initiative qui si elle est acceptée affaiblirait irrémédiablement notre volonté et nos capacités de défense. Ce serait une forte atteinte à notre souveraineté.
A ce titre, les technocrates de la haute finance visent les mêmes objectifs.
A savoir, l'affaiblissement constant des institutions, des autorités et des politiques pour rendre le monde docile et négociable comme toute marchandise.
Faut-il le rappeler ? Les retraités de notre pays ont plébiscité l'initiative Minder parce qu'ils sont encore attachés au bon sens, au goût de l'effort, à l'équilibre et à la raison. Ils savent aussi encore apprécier nos conditions d'existence privilégiées et savent que rien n'est gratuit. Rappelons cet adage ancien comme le monde :

"Si tu veux la paix, prépare la guerre" 

Aujourd'hui, nous vivons une incertitude certaine. Un monde dans lequel tout peut évoluer très vite et dans le sens du pire. La grande majorité des pays qui nous entourent et qui ont abandonné leur système de milice le regrettent.

Récemment, les Britanniques ont entrepris une action t'intimidation - avec des moyens militaires - à l'endroit de l'Espagne au sujet de l'expansion du rocher de Gibraltar.

Les Etats-Unis, dans le cadre de la Lex USA, ont testé notre capacité de résistance. Il serait très dommageable à terme pour notre souveraineté de baisser la garde.

 

Une quantité de pays ont un grand besoin d'argent. Ils iront le chercher là où il n'y a pas de volonté de défense.

 

IMG_3511.JPGPour le district de Morges (VD), la campagne contre cette "initiative contre notre sécurité" porte le nom de              "Vy d'Etraz" - en latin, la Route de l'Etraz - cette route romaine qui traverse tout le district.

Elle a démarré ce samedi avec un stand au marché de la Coquette. Celui-ci étant tenu par le PLR Morges et renforcé par le PDC Morges Ville et des indépendants.

 

Dès lors, un grand merci à tous ces bénévoles qui vont s'investir jusqu'au 22 septembre au profit de notre souveraineté.

 

François Meylan

Responsable de campagne pour le District de Morges,

077 446 05 90

09/08/2013

Merci Philippe Gardaz !

15464.jpgDans le cadre de la lutte contre les technocrates au service de la haute finance, ces individus qui s’appliquent – en passant par la compromission des politiques, via les lobbys – à rendre tout négociable et tout marchandise, il est utile de rappeler régulièrement quelques axes de bataille. Rappelons-le, ces « financiers de casino » ont, entre autres, mis la Grèce à genou. Ils spéculent sur la dette des Etats souverains d’Europe et certains de leurs représentants telles quelques grandes banques sont régulièrement impliquées dans des escroqueries et autres scandales financiers qu’aucune Autorité ne semble déplorer.

 

Pourtant, des femmes et des hommes – je les nommerai les Justes – conduisent la lutte contre ce « féodalisme financier » abject qui constitue aujourd’hui le plus grand périple pour notre système libéral. Il me tient ainsi à cœur de citer l’avocat lausannois et docteur en droit Philippe Gardaz qui, entre autres, m’a soutenu lors de la publication d’un article dénonciateur de la loi suisse antilibérale et anticoncurrentielle « too big to fail ». Le texte protège – avec la bénédiction de notre Parlement – UBS et CS Group de la faillite, avec les deniers de la Confédération. C’est-à-dire notre argent.

 

L’Express – L’impartial, mercredi 22 juin 2011

 

« L’expérience de l’UBS l’a confirmé : il a fallu, en violation du principe fondamental de l’égalité de traitement, foncer à coup de milliards pour éviter le drame. L’opération était vraiment déplaisante, car la quasi-banqueroute venait du désir de vouloir à tout prix jouer dans la cour des grands du marché bancaire américain, sans compter les agissements de quelques commis coquins et mal encadrés. La mégalomanie est aussi une maladie suisse, plutôt zurichoise. On le savait depuis la débâcle de Swissair »

 

« Des banques trop grandes qui comportent, de par leur taille, un risque important pour les finances publiques, c’est-à-dire finalement pour le citoyen contribuable »

 

« Il reste au client-contribuable à découvrir qu’il n’est pas marié avec sa banque. Il peut la quitter, tout tranquillement, progressivement, sans mouvement de masse pour rallier un ou des établissements de taille normale »

 

La Liberté, le 23 février 2013

 

« Des mesures étatiques limitant leur taille seraient incompatibles avec la liberté du commerce et de l’industrie. Mais le marché, c’est-à-dire les clients, peuvent corriger cette situation en ramenant ces deux banques à des dimensions telles qu’une faillite devienne envisageable, comme pour toute société commerciale, sans être catastrophique pour tout le pays »

 

La Liberté, le 21 mai 2013

 

« On objectera qu’en réalité, les personnes susceptibles d’assurer la direction d’une importante multinationale sont très peu nombreuses et que cette rareté justifie des salaires extrêmement élevés. L’exemple symptomatique d’UBS permet d’en douter. Au cours de la dernière décennie, ce ne sont pas moins de cinq directeurs généraux (Ospel, Wuffli, Rohner, Grübel et Ermoti), tous présumés capables, qui l’ont dirigée. A défaut d’être convaincants, les cadres de haut niveau semblent donc nombreux. Et même Daniel Vasella a pu être remplacé à la tête de Novartis »

 

Merci Philippe et à bientôt…

 

 

 

21/07/2013

Respect de notre souveraineté et de notre système démocratique

1521546_orig.jpgPour réponses aux nombreux dérapages salariaux qui accompagnent la montée en puissance d’un capitalisme de prédation et de destruction de nos ressources, une quantité d’initiatives populaires voient le jour. Elles visent tantôt à contenir la spoliation de nos entreprises par une poignée de pseudo « top managers », tantôt une plus équitable distribution des fruits de la production. Quelles soient justes ou non n’est pas l’important. Quelles soient utiles ou néfastes non plus. Pour le moins, elles constituent une réponse démocratique aux abus. Ces abus qui mettent en péril la cohésion sociale. C’est, également, une réaction au transfert très inquiétant de notre souveraineté. Celle que nos élus laissent échapper au profit des lobbys et des dirigeants de multinationales. Ces derniers étant plus médiatisés et pesant plus lourds – du moins, en rétributions – que nos ministres.

 

Par contre, ce qui est désagréable c’est quand des managers étrangers - riches à millions - critiquent ou fustigent publiquement ces mêmes initiatives. Comme quand Peter Brabeck, autrichien, patron de Nestlé, brandit la menace des délocalisations si l’initiative contre les1_683719_1204724779.jpg rémunérations abusives (dite Minder) est acceptée.

C'était l’hiver dernier. La 2010-03-26_103333.jpgmême chose quand Carsten Schloter, allemand, CEO de Swisscom, critique la 1 :12.

Ou encore la semaine dernière, Lukas Gähwiler, de nationalité allemande également, directeur général d’UBS Suisse – salaire annuel à sept chiffres, bonus et primes en sus - blâme l’initiative sur le salaire minimum à 4000 francs.

Devant un parterre de journalistes, il déclara :

« Il faut comprendre que ce bas salaire a ceci d’antisocial qu’il va exclure du marché du travail ceux qui ne peuvent prétendre à une paie plus élevée. »

« Quand est-ce que nos autorités convoqueront ces individus vivant un autre monde qui ont la chance de vivre l’une des plus belles régions du monde avec des rémunérations à hauteur de 30 à 40% supérieures à la moyenne européenne, pour capacités et responsabilités égales, pour leur rappeler de respecter avec la plus grande pudeur notre système démocratique ? »

 

Des sociétés comme Nestlé, Swisscom et UBS sont suisses et tout comme leurs employés resteront dans le pays. Si on doit délocaliser, ce sera Messieurs Brabeck, Schloter et Gähwiler.