11/09/2013

Contre le démentèlement de notre souveraineté

1185140_550912751640782_746213916_n.jpgLe printemps passé, nous avons soutenu l’initiative Minder contre la spoliation de nos entreprises par une poignée de managers mercenaires. Cet été, nous avons dû nous mobiliser contre la Lex USA, qui consistait à «balancer» nos employés de banque à quelques procureurs américains. A présent, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) nous soumet son initiative visant à supprimer l’obligation de servir tant à l’armée qu’à la protection civile ou au service civil.

On se rappelle encore l’initiative du GSsA refusée en novembre 1989, qui réclamait la suppression pure et simple de notre armée: l’objectif final de ce groupe n’est autre que la disparition de notre principal outil de défense.

A ce titre, le GSsA joue la même partition que les technocrates au service de la haute finance. Soit affaiblir nos institutions. Porter atteinte à notre souveraineté. Diminuer notre volonté et notre capacité de résistance et d’indignation. Rendre toute chose et toute valeur négociable comme une marchandise.

Or, dans une société consumériste à l’extrême, il serait très imprudent de supprimer le rempart qu’est notre défense nationale. Dans un monde en perpétuelle quête d’argent, il serait inconscient de se montrer pareillement affaibli. De constituer une cible molle.

Avec la Lex USA, l’Oncle Sam a essayé et échoué. Mais il avait déjà réussi, sous la menace, à nous faire bafouer nos propres lois en 2009 et en 2010 avec l’accord de la honte, par lequel on lui livrait quelques milliers de familles de clients américains d’UBS.

Récemment, c’est le gouvernement britannique qui a déployé des éléments de sa flotte au large des côtes espagnoles en guise d’intimidation, dans le cadre de l’expansion du périmètre de Gibraltar. Il n’est pas recommandé aujourd’hui de constituer le maillon faible.

La seule chose qui soit certaine de nos jours est l’incertitude. La mondialisation nous a déjà démontré plus d’une fois que les événements les plus insolites peuvent se produire et évoluer dans le sens du pire très rapidement.

Certes, la chose militaire doit continuellement s’adapter à la menace. Ce que notre armée n’a cessé de faire depuis 1989 avec trois réformes majeures, et elle n’a certainement pas fini de le faire. Mais supprimer cette institution, pourquoi? Pour nous livrer en pâture aux prédateurs du grand capital? Pour nous exposer à ces voisins «amis» en quête d’argent?

Il est donc étonnant de voir des partis gouvernementaux – notamment à la gauche de l’échiquier – soutenir cette initiative de l’utopie. Les pays d’Europe qui ont supprimé la conscription ces dernières années le regrettent aujourd’hui.

 

 

07/10/2012

Le plan partiel d'affectation de la Longeraie à Morges

Des logements supplémentaires OUI... Mais avec pragmatisme et sens civique c'est mieux !

La présentation du plan partiel d’affectation (PPA) de la Longeraie à Morges, mardi 2 octobre dernier, relève les principes de base à observer pour optimiser les chances de succès d’arriver rapidement à l’implémentation de nouveaux logements. Dans le cas de Morges, la situation n’est pas satisfaisante, du moins, pour l’instant. Mais quels sont ces principes ?

1)      La forme : on doit répondre à une demande précise et urgente par une réponse adéquate, simple et rapide à mettre en place. La demande c’est des logements. La réponse devrait être des logements. photo[1].JPG

        Le PPA La Longeraire nous consacre 1,6 hectares de zone permaculture – nouvelle technique de production agraire qui consiste à diversifier les plantations dans le but de jouir d’une alimentation réciproque entre les espèces. Une grande faiblesse du PPA… personne n’a demandé de permaculture. Tout le monde demande des logements. A croire que les initiants cultivent le doux rêve que les futurs habitants resteront confinés dans leur quartier le week-end à cultiver leur consommation de légumes et n'iront pas à la Coop ni à la Migros distantent de 100 m et respectivement 200 m.

2)      La manière : elle n’est pas respectée et découle du fait qu’une minorité souhaite réaliser une « expérience » ou encore une vue de l’esprit (les Verts et architectes à l’imagination quelque peu trop féconde) au lieu de se concentrer sur l’essentiel… les logements. Les conséquences sont que pour remplir les objectifs fixés de densification on va ajouter des étages aux immeubles prévus pour arriver à des blocs de huit étages où il n’y en a jamais eu. Et comme la notion éducative qui veut que la liberté des uns finit ou celle des autres commence se perd, on place arbitrairement ces édifices de huit étages droit devant les immeubles actuels existants depuis une quarantaine d’années dont les plus hauts s'arrêtent à six étages.

3)      L’intégration : l’implémentation de nouveaux logements doit s’intégrer dans l’environnement actuel et non le contraire. Encore mieux, revaloriser une zone. Le terme d’intégration implique également intégrer les habitants actuels qui accueilleront les nouveaux tôt dans le processus de réflexion. L’harmonie et la préservation du bien commun sont à ce prix.

Partout ailleurs dans le canton, les autorités et autres architectes seraient bien inspirés d’appréhender ces trois principes : la forme, la manière et l’intégration.