07/01/2017

Une stupéfiante incapacité à se remettre en question !

FullSizeRender (10).jpgCes mauvais joueurs qui dénigrent l'élection Trump et le choix d'un peuple.

Alors que le président Obama tire sa révérence et que son successeur républicain Donald Trump s'installe aux affaires, certains milieux bien pensants - le regretté humoriste Coluche le caricaturait si bien... "ces milieux qui pensent qu'ils sont autorisés à penser à notre place" - en sont encore à chercher des justifications tout azimuts. Non plus pour expliquer comment "le monstre" Donald Trump a pu être élu face à "la blanche colombe" Hilary Clinton. Mais pour tenter, en vainc, d'expliquer comment eux - si bien pensants et si intelligents - ont été contrariés dans leurs pronostics. Ou encore pire, comment toutes celles et tous ceux qui ont préféré Donald Trump se sont trompés. Dans un premier temps, tout un monde des médias s'est révélé, avec une mauvaise foi crasse, inaptes à se remettre en question. Après nous avoir fabriqué une réalité qui n'était pas la réalité mais seulement le produit de leurs constructions mentales pseudo élitistes, ils ont tenté de mettre la responsabilité sur les instituts de sondages. Puis, on a fustigé les réseaux sociaux. Ensuite, c'est devenu la faute de Poutine et ses barbouzes. Et maintenant, on va chercher des études dites "scientifiques" pour nous expliquer in fine que les citoyennes et les citoyens qui ont voté le candidat républicain sont au mieux des peureux incapables de bousculer les dogmes. Au pire, ce sont des sinistres crétins.


Alors, appelons les choses telles qu'elles sont :


Oui ! Devoir choisir entre Hilary Clinton et Donald Trump c'était bien devoir choisir entre la peste et le choléra;

 
Non ! Comme l'ont encore très bien rappelé les philosophes Luc Ferry et Michel Onfray, la candidate démocrate n'est de très loin pas la blanche colombe que le diktat de la pensée unique voulait nous vendre;

 
Oui ! L'incapacité de se remettre en question et de reconnaître que l'on s'est trompé est une dramatique faiblesse !

 

11/12/2016

Attentats islamistes… ce n’est qu’une accalmie !

*Le contexte n’a en rien changé. D'ailleurs, la France a prolongé l'état d'urgence ce samedi. La question est de savoir si nous sommes prêts.

Istanbul décembre 2016 II.pngDepuis cet automne, nous avons l’impression de vivre une trêve en matière de terrorisme international. Encore mieux, assistons-nous au début de la fin? Pourtant, rien n’a fondamentalement changé depuis les attentats barbares de novembre 2015, à Paris.

Des grandes démocraties comme la France et les Etats-Unis continuent d’approuver des pratiques contraires à nos valeurs fondamentales, sur l’autel de quelques intérêts politiques et économiques, de la part l’Arabie Saoudite et du Qatar. Pour ne nommer que ceux-là. Faut-il le rappeler, ces monarchies sont au cœur du financement et de la propagation de la violence politique islamiste.

Certes, l’étau se resserre sur l’organisation criminelle que l’on nomme Etat islamique (EI). Néanmoins, rien de concret ni de durable n’a été sincèrement entrepris pour circoncire les réseaux financiers qui irriguent abondamment la tumeur.

Bachar el-Assad, le régime le plus rigoriste

De l’autre côté du Bosphore, nous assistons à l’émergence d’un régime totalitaire au dessein impérialiste quiIstanbul décembre 2016.jpg rencontre un écho de circonstance auprès de salafisme. Soit la forme la plus rigoriste et même moyenâgeuse. Tant pour les Salafistes que pour Ankara, le caillou gêne au fond de la chaussure. Il s’appelle Bachar el-Assad, l’Alaouite, en Syrie, qui fait l’affaire des minorités kurdes, chiites, arméniennes et chrétiennes. Finalement, que de violences pour rien, le dictateur de Damas restera en place.

La frustration gronde avec l’effondrement programmé de Daech qui permet avec ses actions sales et barbares de servir tantôt les intérêts des uns tantôt ceux des autres. Tout en faisant de la géopolitique et contestant la légitimité des Etats. Si en son temps, Al-Qaida a ouvert sa voie pour l’expression violente et la conquête, l’EI a poussé le dessein criminel encore plus loin. Et en l’état actuel des choses rien n’exclut l’émergence, à terme, d’un remplaçant. D’une autre organisation criminelle et elle aussi servant et se servant des intérêts multiples.

Comme l’a énoncé le chroniqueur et auteur français Guy Sorman: «Les buts poursuivis par les terroristes lors des attentats de Paris sont aussi évasifs que leurs cibles.» Alors pourquoi la violence terroriste s’arrêterait? Nombre d’objectifs stratégiques des belligérants n’ayant pas été atteints. A cela, ajoutons la problématique du retour potentiel de nos jeunes déboussolés qui sont allés rejoindre la secte criminelle. On n’en sort pas facilement.

Doute et méfiance sont légitimes

Istanbul décembre 2016 IV.pngLe doute comme la méfiance sont légitimes face aux quelques dizaines de nos concitoyens dont certains sont susceptibles de revenir. Dans l’Hexagone, les apprentis «djihadistes» qui s’en sont allés sont estimés à mille trois cent.

Plus inquiétant, encore, c’est la situation de la jeune République du Kosovo – à une heure et demie d’avion de nos latitudes – qui, avec sa population de moins de deux millions d’âmes a recensé 300 adeptes de l’EI à avoir entrepris le voyage pour Raqqa, la «capitale» syrienne de l’EI. Aurons-nous le temps pour faire face au malheur et à la violence de d’abord comprendre tous les tenants et aboutissants. Comme le suggère le psychiatre renommé Boris Cyrulnik ? Rien n’est moins sûr.

La Suisse demeure impuissante

Istanbul décembre 2016 III.jpgAu même titre que la France, nous venons de renforcer notre arsenal de surveillance. Le souverain vient de voter la nouvelle loi sur le renseignement. Néanmoins, a contrario de nos voisins de l’Hexagone, nous n’avons toujours pas de plan national de mobilisation sécuritaire à l’image du Plan Vigipirate.

Nous demeurons impuissants. Pire encore, nous regardons ailleurs quand l’Arabie Saoudite finance les mosquées sur notre sol avec un état d’esprit des plus dualistes. Nous ne savons toujours pas quelle posture adopter – officiellement – face à la Turquie qui il y a peu faisait encore commerce avec les criminels de l’Etat islamique.

L’héritier de l’Empire ottoman et resquilleur est loin encore d’avoir mis au clair son double voire triple jeu. A son tour, le chroniqueur Jacques Pilet – dans les pages d’un Hebdo de novembre 2015 – de rappeler le philosophe romain et stoïcien Epictète: «Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses mais les représentations qu’ils en fabriquent.» Le monde est devenu plus sécuritaire qu’avant, certes. Mais la violence politique n’a pas été éradiquée pour autant. La religion ayant bon dos, l’islam encore plus. Et les lignes de front ne cessent d’évoluer – mondialisation oblige. C’est la géopolitique des hydrocarbures qui finance aussi le terrorisme dit islamiste. La restauration d’un pseudo-califat tient au fantasme. Regardons de près qui a équipé et financé les criminels. Qui paie commande. Vu ce qui précède, la seule question encore utile est: «sommes-nous prêts à affronter les prochains actes de violence politiques ?»

*Publié par Le Temps, samedi 10 décembre 2016, à 15:52. 

 

 

23/08/2016

Il est minuit moins cinq pour rappeler ce que c'est le libéralisme !

IMG_5620.JPGEn premier lieu, le néo libéralisme est un réel poison pour l'économie. Mais qu'est-ce que l'économie ?

Ou plutôt qu'est-ce que la croissance économique qui est censée apporter emplois et prospérité ?

C'est le résultat de la combinaison entre la stabilité juridique et les initiatives individuelles. On dit bien stabilité juridique. Hors cette stabilité salutaire ne peut être garantie que par le droit avec D majuscule. Le Droit valable pour tous. Les néo libéraux et malheureusement une certaine "droite" de notre pays qui réfléchit plus dans le dogme et le spectre de l'inculture ne cessent de taper sur l'Etat. Il est grand temps de revisiter la pensée libérale. Non pas qu'elle ait besoin d'être critiquée voire vilipendée mais au contraire d'être remise au goût du jour. Notre système libéral est le moins mauvais que l'humanité ait connu. Justement tant qu'il demeure humaniste. Pourtant, le ver est dans le fruit. Ce n'est pas même la "gauche toute" voire "la gauche caviar" ou plus communément la "gauche bobo" qui mettent à mal notre système. Celui-ci tombe bien malade sous les actions de sape de la doctrine néo libérale. Néo comme nouveau en grec certes mais avec plus grand chose de libéral.
Simplement et en quelques mots, rappelons ce qu'est le libéralisme. Il y a plusieurs courants de pensée. Les adeptes britanniques de la pensée libérale classique sont pour le moins possible d'interventions de l'État dans l'économie. On y trouve le très célèbre économiste et philosophe écossais Adam Smith dont les néo libéraux ne retiennent - par paresse ou pire par mauvaise foi - que le concept de la fameuse main invisible.
Ensuite, l'école autrichienne postule pour un subtile équilibre entre la marché et l'État. Ils en arrivent même être en désaccord avec les adeptes de l'enseignement britannique et ne voient pas pourquoi l'État devrait se garder d'intervenir à chaque fois qu'il s'agit du bien commun. Comme l'évoque si bien l'énarque Jacques Attali, un gouvernement libéral et responsable a le courage de prendre des décisions qui seront bonnes pour les générations suivantes. A contrario, les néo libéraux sont dénués de notions morales quand ils abordent le marché. Plus préoccupant, ils ne sont pas seulement utilitaristes mais sont aussi schizophrènes par rapport à l'État. Il est à déplorer, entre autres, la crise de la dette et les problèmes environnementaux. Leur vue est à court terme. Leur vision est égoïste. De leur logique de prédation est absente toute considération sociale.

Pourtant, étudier les phénomènes économiques n'implique pas que les autres phénomènes n'existent pas. Pas plus que choisir d'étudier les insectes n'implique que l'on nie l'existence des autres espèces. Là aussi, les libéraux de l'école autrichienne soutiennent eux également qu'il est impossible de distinguer une sphère "économique" d'une sphère "sociale".

Rappelons deux principes fondamentaux :

Il n'y a pas d'économie durable sans un régulateur... l'Etat.

Quand la démocratie ne répond plus aux besoins du plus grand nombre, la dictature revient.