19/02/2019

Manipulation des masses : la TV3 catalane en ligne de mire !

tv3 nicolas klein,tv3 françois meylan,tv3 manipulation,tv3 mensonges,tv3 endoctrinementFM : Nicolas Klein, dans le cadre de la fracture sociale sans précédent depuis la Guerre civile qui frappe l’autonomie catalane, on parle beaucoup de la TV3. Quelles sont vos informations sur le sujet ?

Nicolas Klein : La chaîne TV3 fait en effet beaucoup parler d’elle depuis plusieurs années. Il s’agit en effet du principal canal catalan public, géré par la CCMA (Corporation catalane des Médias audiovisuels), qui comprend notamment sept chaînes de télévision, cinq fréquences de radio, une agence de presse et une entreprise de publications écrites qu’elle gère avec le quotidien régional La Vanguardia.

Créée en 1983 par le président de la Généralité de Catalogne de l’époque, Jordi Pujol, la CCMA est un maillon essentiel de la stratégie indépendantiste dans la communauté autonome puisque ses chaînes de télévision et ses fréquences de radio relaient en permanence les messages de l’univers séparatiste. Elles contribuent de même à constituer le récit indépendantiste et à manipuler l’information en présentant les événements des dernières années comme la guerre du Bien (le sécessionnisme) contre le Mal (l’Espagne et son gouvernement).

A2C3DD05-E692-4292-9D32-C9BD573977CC.jpegFM : Entre information et manipulation des masses, avez-vous un exemple de mensonge de la TV3 ?

Nicolas Klein : Les exemples de manipulation ne manquent pas concernant TV3 ! La chaîne de télévision a par exemple tourné à plein régime au moment du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017, donnant la parole à de nombreuses personnes prétendument agressées par les forces de l’ordre, avant de reconnaître quelques mois plus tard qu’elle en avait artificiellement gonflé le chiffre.

Les syndicats de journalistes de Catalogne se sont plaints à intervalle régulier des pressions qui étaient exercées à leur encontre par la CCMA ou d’autres entreprises médiatiques régionales (souvent sur demande de la Généralité elle-même).

EF30DFD4-6FCC-4D0A-A3F3-430B98857F13.jpegFM : En Suisse, nous avons l’Autorité indépendante d’Examen des Plaintes en matière de radio-télévision (AIEP), qui est chargée des plaintes relatives au programme déposées contre des émissions rédactionnelles ayant été diffusées. Elle les examine à la lumière des exigences minimales imposées au contenu des programmes (par exemple la dignité humaine ou l’objectivité) et de la protection des mineurs (articles 4 et 5 LRTV). Existe-t-il la même chose en Espagne ?

Nicolas Klein : Il existait en Espagne ce que l’on appelle le Conseil d’État des Médias audiovisuels (Consejo Estatal de Medios Audiovisuales, CEMA), créé à la suite de la Loi généraleaudiovisuelle de 2010, qui jouait un rôle relativement comparable à celui de l’AIEP suisse ou du CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel) français. En 2012, le gouvernement conservateur a décidé d’en transférer les responsabilités à la Commission nationale des Marchés et de la Concurrence (Comisión Nacional de los Mercados y la Competencia, CNMC), qui se fonde à titre indicatif sur les classements des contenus effectués par l’Institut de la Cinématographie et des Arts audiovisuels (Instituto de la Cinematografía y de las Artes Audiovisuales, ICAA).

La fonction assurée par l’AIEP ou le CSA est donc dévolue outre-Pyrénées à un organisme dont ce n’est pas le rôle premier et qui n’est pas réellement comparable à ce qui existe dans les autres pays européens. C’est une grave carence soulignée par bon nombre d’acteurs de l’audiovisuel espagnol, parfois suppléée par des organismes régionaux (comme le Conseil audiovisuel andalou), mais dont l’existence se fait cruellement ressentir face à TV3, par exemple.

AEE771E8-76BB-4EEF-9D1F-089DD1AFCF1B.jpegFM : Quand on parle de la TV3 comme organe de propagande, on évoque toujours son budget faramineux. De combien est-il et comment est-il possible?

En 2017, le budget total de la CCMA représentait la somme faramineuse de 307 millions d’euros, soit 31 % de l’ensemble des corporations audiovisuelles régionales en Espagne, très nettement devant la deuxième (la Radiotélévision d’Andalousie, qui disposait à la même époque de 164 millions d’euros pour une communauté autonome bien plus vaste et plus peuplée que la Catalogne).

De telles dépenses sont cruciales pour la Généralité de Catalogne, qui se sert de la CCMA, comme je le disais plus haut, comme d’une courroie de transmission de sa vision du monde bien peu objective et équilibrée. Certaines personnalités-phare de TV3, comme Pilar Rahola, touchent des salaires mirobolants pour jouer le rôle de caisse de résonance des autorités politiques catalanes.

L’argent dépensé dans la CCMA, qui provient des impôts payés par l’ensemble des Espagnols, n’est pas utilisé à d’autres fins, notamment l’instruction publique, les infrastructures gérées par la Généralité, l’aide aux personnes âgées ou handicapées, etc. C’est la réalité de la fameuse « politique sociale » régionale tant vantée par les séparatistes !

09/02/2019

Marta Rovira empêchée par la police à Genève !

D5546E22-8A24-438D-A1BE-8916B6D33E4B.jpegVendredi 8 février 2019, Marta Rovira, ex sécrétaire de *l’ERC - la gauche républicaine catalane - a une nouvelle fois cette année fait venir toute la direction de sa formation politique depuis Barcelone pour marquer un coup médiatique et symbolique fort sur la place des Nations, à Genève. Précisions que le président de cette formation est en prison préventive pour sa participation à la tentative de coup d’état dans l’autonomie catalane les 6 et 7 septembre 2017. À cette époque une courte majorité d’élus indépendantistes avaient violé la constitution espagnole, le statut de l’autonomie - le même qui leur avait pourtant permis d’être élus - et la majorité qualifiée des deux tiers requise en Catalogne.

Pour ainsi se délester de l’opposition et passer en force une nouvelle loi de déconnexion d’avec l’Espagne, Ceci dans le déni le plus total de la majorité de la population catalane qui ne partage pas les vues séditionistes. Le rapport est d’environ de 2 millions en faveur de l’indépendance contre 5,4 millions qui se sentent à la fois espagnol que catalan et ainsi sont atachés à la double culture. Ce vendredi, la manœuvre de Marta Rovira consistait à tenir une conférence de presse sur l’emblématique place des Nations, à la hauteur de la célèbre chaise manifeste contre l’emploi des mines anti personnelles. Entourée de sa coupole, une trentaine de personnes ayant volé avec EasyJet le matin même, et avec comme seul média la TV3, organe de propagande séparatiste financé avec les impôts de tous les Catalans.

L’illusion donnée par l’imposante allée des drapeaux, devant le siège onusien, est toujours bonne pour un plan marketing. Pire, pour une action de manipulation des masses dont l’appateil séparatiste catalan, d’origine criminelle, a le secret. Le lieu offre une ambiance solanelle et laisse croire à une visite protocolaire qui en réalité n’a pas lieu. Comme a tenté de nous faire croire, jadis, le journaliste du quotidien "Le Temps", Adrià Budry Carbo, avec son article sur l'élu et séparatiste catalan, également membre de l'ERC, Roger Torent : "A Genève, la Catalogne pousse son plan D." On notera, au passage, le titre trompeur du papier de Budry Carbo ! La Catalogne ne saurait être évoquée quand on sait que les "indépendantistes" ne représentent pas la moitié de la population catalane qui est de 7,5 millions d'habitants.

Sauf que voilà... l’utilisation de cette place est soumise à autorisation. La demande est à formuler au service gérant les espaces publics de la Ville de Genève. 

329F6AD1-9A3D-4BD4-8581-C2054A086390.jpegUn appel téléphonique au service mentionné permettait alors d’apprendre qu’aucun événement de cette empleur n’était annoncé dans la Cité de Calvin. Et une fois toute la coupole installée pour son action de propagande, la police fut appelée pour appliquer loi et règlement. N’en déplaise à Madame Rovira qui a fuit la justice espagnole à l’hiver 2018 pour trouver refuge dans la charmante cité sarde de Carouge (GE). Tout en revendiquant haut et fort son intention de poursuivre ses activités de déstabilisation à l'encontre de la démocratie espagnole, depuis la Suisse. 

On peut remercier l’employé du service de la ville et les policiers genevois d’être intervenus à bon escient, malgré un climat politique genevois et journalistique "naïf" et romantique qui donne la priorité au bourreau.

On est ainsi heureux d’avoir la confirmation que la loi est la même pour tous. 

8390D53D-ED8B-466D-BC5C-CFE8AD04CEAE.jpegToutefois, on est en droit de se demander encore combien de temps Genève va-t-elle se montrer si complésente avec un appareil séparatiste qui pratique à l’encontre de la population catalane le nationalisme, le suprémacisme, la discrimination linguistique et de rue, la police politique et la manipulation des masses. Faut-il rappeler les récents appels du président non élu de la Généralitat **Quim Torra à emprunter la voie slovène en Catalogne ? C’est-à-dire la guerre !

2FCFCF19-BA35-4879-8278-9E2A323E6F36.jpegIl est également peu courant de voir une direction de parti politique tenir ses réunions à l’étranger. Entre le principe élémentaire de la liberté d’expression et la proportionnalité, nos autorités semblent avoir manqué un chapitre. 

Intervention : François Meylan et Catalunya peuple d’Espagne (CPDE), Lausanne. 

Photos : François Meylan 

*Pour comprendre ce qu'est l'ERC... cliquer sur ce lien !

**Pour comprendre qui est Quim Torra... cliquer sur ce lien !

 

24/12/2018

Catalogne, des liens entre l’appareil séparatiste et le terrorisme islamiste !

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Entretien exclusif avec Nicolas Klein...

FM : Nicolas Klein, les menaces d’attentats terroristes répétées de ces derniers jours sur Barcelone et en Europe en général semblent coïncider avec l’épuisement des forces de l’ordre, non ?

Nicolas Klein : En effet, même si la situation semble moins extrême en Espagne qu’en France pour lesdites forces de l’ordre. Ces dernières ont néanmoins été hautement sollicitées ces derniers temps, entre l’arrestation de plusieurs djihadistes présumés en plusieurs points du territoire espagnol (dont la Catalogne), leurs missions habituelles et la gestion de la crise catalane. On l’a encore vu ce vendredi 21 décembre, avec le Conseil des ministres que le gouvernement national de Pedro Sánchez avait décidé d’organiser à la Bourse de la Mer de Barcelone, afin de « recoller les morceaux » (vœu pieux) avec les autorités de la Généralité.
Tout le monde craignait en effet un déferlement de violence de la part de manifestants chauffés à blanc par les dirigeants séparatistes de la Catalogne et les organisations qui leurs sont proches, d’où un dispositif policier impressionnant dans la capitale régionale. Violences il y a eu, certes, mais les protestations ont été moins importantes que prévu et la situation a été globalement maintenue sous contrôle.

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Il y a certes la symbolique religieuse, comme pour le marché de Noël à Berlin en 2016 et celui de Strasbourg il y a quelques jours, mais l’épuisement provoqué à la fois par les Gilets Jaunes et par les CDR de chaque côté des Pyrénées pourrait-il faire le jeu des individus qui nous menacent d’attentats ?

Nicolas Klein : C’est possible, même si je pense qu’il faut différencier le mouvement des Gilets Jaunes et les organisations liées à l’indépendantisme catalan. Les premiers sont globalement pacifiques, notamment en province, et si certains ont pu se radicaliser dans quelques villes (notamment à Paris, Toulouse ou Bordeaux), les casseurs que l’on a pu observer à l’œuvre sont globalement des fauteurs de troubles professionnels qui ont profité des événements pour s’adonner à leur passe-temps favori.
Les Comités de Défense de la République (CDR), de leur côté, sont par essence bien plus remuants, pour ne pas dire violents – et ils cherchent toujours à organiser des actions coup de poing.

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Il est aujourd’hui notoire que l’appareil séparatiste catalan a favorisé les réseaux djihadistes en Catalogne. Comment ?

Nicolas Klein : Les autorités sécessionnistes catalanes se sont rapprochées il y a déjà plusieurs années de personnalités qui ont fait ou font partie de réseaux djihadistes en Catalogne en particulier et en Espagne en général pour des raisons assez claires, comme je l’ai montré dans un article publié à la rentrée 2017 : elles voulaient et veulent toujours se servir des associations musulmanes et des prêches dans les mosquées pour influencer l’opinion et le vote des immigrés de confession musulmane en faveur de l’indépendance.
Dans ce cadre, des personnalités troubles ont été contactées et même récompensées pour leurs bons et loyaux services par la Généralité, tandis que des associations ont été créées ad hoc, comme Nous Catalans (« Nouveaux Catalans »).
Cette politique communautaire était déjà contestable en soi mais le rapprochement avec des hommes au passé et/ou aux intentions criminels a achevé de la discréditer à mes yeux – et aux yeux de bien des Espagnols, notamment dans la région. Pour plus de précisions, je vous renvoie à mon article à ce sujet intitulé « Les liaisons dangereuses : séparatisme, Islam radical et attentats en Catalogne ». (Lien en annexe)

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Comment ont été récupérés les attentats du 17 août 2017 par ce même appareil séparatiste dans le cadre de la guerre de la communication qu’il conduit contre l’Espagne ?

Nicolas Klein : Dès l’annonce des attentats d’août 2017, la Généralité de Catalogne a voulu marginaliser l’État espagnol dans la communication autour des événements et de l’enquête, ce qui a été favorisé par les réactions tardives de l’exécutif de Mariano Rajoy. Par ailleurs, les forces de l’ordre nationales n’ont pas reçu de la part de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra) des informations essentielles dans le cadre de la compréhension et de la résolution de l’enquête criminelle, comme on l’a appris plus tard.
À plusieurs reprises, les autorités de la Généralité ont par ailleurs eu des déclarations malheureuses, distinguant ainsi les victimes « catalanes » des victimes « espagnoles » dans le décompte macabre des terroristes.
Notons enfin que les indépendantistes de tout poil accusent depuis lors le gouvernement espagnol d’avoir dissimulé les menaces terroristes sur Barcelone, voire d’avoir favorisé ou organisé les attentats (le tout sans le moindre début de preuve) dans le but d’affaiblir le mouvement indépendantiste…

http://cerclearistote.com/les-liaisons-dangereuses-separatisme-islam-radical-et-attentats-en-catalogne-par-nicolas-klein/