07/06/2012

De vraies questions pour Morges...

Il n'y a pas que la piscine couverte, avec son parking, et la bretelle de contournement qui se font attendre. Il faut mettre sur pied une véritable stratégie du logement. Le constat est le suivant : Morges vit la plus forte augmentation de sa population, en seconde position dans le canton, après la commune d'Aigle.

Aga.jpgCette tendance ne va pas s'inverser. Les exonérations fiscales systématiques des multinationales n'aident pas à contenir la hausse des loyers ni à résoudre la pénurie de logements.

De son côté, l'initiative soumise au vote sur l'épargne logement consiste à injecter davantage de fonds défiscalisés dans un marché immobilier qui pratique des prix exorbitants. Autant dire, que seule une faible frange de la population en bénéficiera et sur le dos de la collectivité.

Ces éléments n'aident pas à solutionner durablement le besoin de logements dans la Coquette. Il est temps d'appréhender la problématique dans sa globalité avec une vision. Dans un spectre large, toutes les pistes doivent être explorées. Non avec l'optique de la maximisation du profit mais dans le sens du bien public. Par exemple, le transfert de nos aînés - seulement ceux qui le souhaitent - d'un appartement devenu trop grand à un logement plus adapté, à des conditions avantageuses.

François Meylan, candidat à la Municipalité de Morges.

http://josemartinho.blog.24heures.ch/archive/2012/05/22/e... 

01/06/2012

Circulation à Morges

On utilise, beaucoup, le terme « mobilité douce.» C’est tendance. Les idées fleurissent. On parle de mettre la rue Louis de Savoie en zone piétonne. Au risque d’une levée de boucliers chez les commerçants du centre-ville, à juste titre. Ou encore de réserver les quais aux seuls cyclistes et accessoirement aux piétons. On évoque aussi le rétablissement des deux sens de circulation aux Charpentiers. Toujours à la Louis de 322-Morges-ville-Suisse.jpgSavoie, on ambitionne d’y faire deux voies bus. Quant au parking sous les quais – avec les difficultés techniques et archéologiques qui sont à appréhender – sa finalité serait de remplacer les places de parc supprimées, le cas échéant. Mais où est le bon sens ?
Les réalités morgiennes nous rappellent à l’ordre. Sur une largeur ne dépassant pas 300 mètres, la ville doit gérer le bord du lac, la rue Louis de Savoie, la Grand-Rue, les Fossés, les voies CFF et l’autoroute Lausanne – Genève.
Priorisons le désengorgement de la Coquette sur ses hauteurs. Il ne sera pas satisfaisant ni durable de s’agiter autour de la mobilité douce dans un mouchoir de poche tant que cette étape élémentaire n’aura pas été réglée.
Mettons en chantier le contournement tant attendu. Il a été décrété priorité nationale par l’Office fédéral des routes. Voir le paquet de mesures pour désengorger le trafic en Suisse. Présenté, en janvier dernier, par la conseillère fédéral Doris Leuthard. Ensuite, on aura le loisir de déclasser l’actuelle bretelle en route cantonale. On pourra envisager un avenir plus doux pour Morges.