09/10/2012

Chômage dans le canton de Vaud supérieur à la moyenne !

Malgré une légère diminution en septembre, le taux de chômage vaudois est supérieur à la moyenne nationale.

Il culmine à 4.5% contre 2,8% pour la moyenne suisse. Certes, nous sommes loin du taux allemand 6,8% ou du taux européen avec ses 11,40%.

Penguins.jpgMais nous devons quand-même nous poser la question. Comment se fait-il qu’un canton qui a usé et même abusé du régime spécial des exonérations fiscales en se « couchant » plus qu’à son tour devant les multinationales tous azimuts ait un tel taux de chômage comparé à ses pairs ? 

Alors que le plus difficile reste à venir. Des vagues de licenciements sont en préparation au sein de la place financière genevoise. Elles vont également affecter l’autre côté de la Versoix.

Notons que le gouvernement vaudois est - au même titre que Bâle, Jura et Genève - mis à l’index par le Bureau fédéral du contrôle des finances.

La question demeure ouverte…

 

27/08/2012

Protection contre le tabagisme passif : OUI !

La Ligue pulmonaire demande, par le biais de l’initiative « Protection contre le tabagisme passif », une uniformisation sur le plan national de la protection du tabagisme passif.*

Il est regrettable que les opposants à l’initiative – presque tous les partis politiques du pays, hormis le Parti socialiste (PS) – détournent le débat en se réfugiant derrière notre sacro saint fédéralisme. Ils arguent également que nous nous trouvons face à la menace d’une interdiction totale de fumer. Ce qui est naturellement faux !

tabagisme_passif.jpgPremièrement, il n’est que question de veiller à l’application de normes de protection minimum sur tout le territoire national selon le principe élémentaire de la priorité à l’innocent. Ensuite, prétendre qu’il faille laisser cette responsabilité du ressort des cantons c’est négliger le fait que nous avons à faire à un problème de santé publique majeure. Pour ne pas dire une épidémie de cancers des poumons et du larynx. A ce titre, tous les cantons ne sont pas égaux devant la diligence requise. Pour protéger les non fumeurs. Il est temps d’uniformiser. Au même titre que l’est la circulation routière régie par la Loi fédérale sur la circulation routière (LCR). Ou encore l’usage des stupéfiants par la Loi fédérale sur les stupéfiants (LStup).

Pour finir, en matière de connaissance sur les périls du tabac, il serait étonnant que des Politiques et des lobbies en sachent plus que la somme d’expertises accumulée par la corporation médicale !

François Meylan qui votera OUI le 23 septembre 2012

*Ces propos n’engagent que leur auteur.

26/07/2012

La famille, dernier rempart face à la crise

Souvenirs d'Espagne...

De retour de la péninsule ibérique – parcourue du nord au sud, je suis interpellé par le fait que les foyers dans lesquels vivent trois générations sont nombreux. Non pas pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études mais trivialement pour les maintenir économiquement. Cette solidarité familiale est la bienvenue dans un pays où un jeune sur deux est au chômage.

Quand l’Etat failli et que l’économie privée est gangrenée par le violent retour de flamme d’une décennie de flambée immobilière et de manipulations bancaires, la famille est le dernier rempart. C’est sur elle que repose la survie économique d’une quantité d’individus pourtant dans la force de l’âge.

flag_espagne.gifParadoxalement, les rentiers répondent aux besoins de leurs enfants voire des petits enfants. Heureusement que les aînés sont présents.

Si cette solidarité semble fonctionner dans les pays du sud de l’Europe en proie à de graves difficultés, quant est-il chez nous ?

Il faudra attendre la survenance d’une crise majeure sous nos latitudes également pour le découvrir.

Toutefois, le chemin que nous empruntons parsemé de revendications telles que « plus de crèches » ou encore « plus de places en EMS » me laisse songeur.

Si ces thèmes sont porteurs électoralement on peut se poser la question sur le modèle de société que nous souhaitons pour demain.

Demander à la collectivité plus de crèches c’est vouloir répondre légitimement à un besoin lancinant certes. C’est aussi appuyer sur la tendance « produire plus et payer encore plus d’impôts.» Cette fuite en avant qui transforme les deux parents en « moyens de production » victimes et complices à la fois d’une Economie principalement axée sur la société de consommation et non sur le bien être. Elle fait reposer sur l’Etat la garde des enfants.

Mais jusqu’où ? Que se passera-t-il le jour où, comme en Espagne, les deux acteurs majeurs que sont l’Etat et l’Economie failliront ?

Nous devrions plutôt repenser nos schémas de fonctionnement familiaux.