13/12/2015

Valais : l'UDC traque la franc-maçonnerie !

IMG_9985.JPGL'UDC valaisan s'évertue à légiférer pour imposer aux magistrats du canton qui sont membres de la franc-maçonnerie de l'annoncer publiquement.
Cette posture nous rappelle celle de l'Église catholique, celle du dictateur Franco ou encore celle d'Hitler.
De tout temps, les régimes totalitaires ont fait la chasse aux Francs-maçons en raison de leurs refus de se soumettre à un dogme ou à une pensée quelqu'elle soit. À vrai dire, il n'y a pas de secret en franc-maçonnerie... mais seulement une volonté de discrétion pour ne pas devenir à nouveau la cible de persécutions comme si souvent dans le passé. L'UDC valaisan s'inscrit alors dans les rangs des nombreux totalitaires qui ont, dans le passé, cherché à museler celles et ceux qui ne pensaient pas comme eux. Celles et ceux, qui par leur foi en l'humain et dans les forces naturelles de l'Univers, menaçaient leur soif de pouvoir. Celles et ceux qui sont ouverts, spirituels et dans la remise en question permanente et courageuse dans la seule fin de l'élévation de l'individu et de l'humanité. De Mozart à Churchill, la franc-maçonnerie a encouragé et favorisé nombre de grande évolution de notre monde des femmes et des hommes. Par exemple, on se souvient encore de son intervention décisive à l'Assemble nationale en faveur de la mixité filles-garçons à l'école publique.
Chacun garde sa religion et ses convictions dans la loge maçonnique mais chacun y est tenu de s'ouvrir aux autres et d'œuvrer en faveur de l'ouverture et de l'humanité.
Contrairement aux sectes et pour ne pas la nommer à l'UDC, il n'est pas aisé ni donner à tout le monde d'entrer en franc-maçonnerie. Il faut compter un délai d'environ 18 mois avec une quantité d'entretiens et une somme de réflexions considérables avant l'initiation.
Par contre, on en sort sans délai, sans problème et sans souillure. C'est l'un des aspects qui différencie ces humanistes à tant de paroisses, de cliques et autres cantines politiques ou confessionnelles.

07/12/2015

L'exploitation actuelle d'UBER relève de la concurrence déloyale.

imagesXUK2FJDI.jpgEn marge de la manifestation de ce mercredi 9 décembre 2015, à la place de la Riponne, des chauffeurs de taxis lausannois, renforcés par leurs collègues genevois, il est utile de rappeler certains principes du libéralisme.
Le système "UBER" qui nourrit ses actionnaires outre atlantique en précarisant notre main-d'oeuvre locale est une expression de plus d'un capitalisme sauvage "ni foi, ni loi."

Il agit comme un parasite. En exploitant ce qui est à son profit exclusif. Ce n'est pas du libéralisme. Ce dernier postule pour l'élévation de l'individu, dans le goût de l'effort, de la remise en question et de la création de valeur.

Tout en restituant à son environnement une part substantielle du fruit de son travail. Parce qu'il n'y a pas de réussite durable en tout seul. On participe toutes et tous à un ensemble. Tout est question d'équilibre.

La stabilité et le niveau qualitatif de l'environnement - régulation gérée par un État fort et ultime garant du bien commun- sont indispensables à la fructueuse expression du libéralisme.

Pour en revenir à "UBER", l'organisation évolue, à armes inégales, sur le marché des taxis. Elle ne paie pas les charges sociales ni les impôts perçus auprès des compagnies de taxis traditionnelles.

Elle n'est pas soumise aux mêmes contraintes réglementaires - obtention du permis taxi, contrôle des heures de repos, collaboration prudentielle avec la police etc et etc.

Elle ne doit pas non plus se procurer une flotte de véhicules puisqu'elle emprunte une infrastructure déjà existence. La traçabilité, le professionnalisme et le collaboratif de ses chauffeurs avec l'autorité ne sont plus au rendez-vous et encore moins mesurables. 

Aussi, l'exploitation en sa forme actuelle d'UBER relève plus de la concurrence déloyale et de la cannibalisation du marché du travail sur l'autel de la maximisation des profits que d'une évolution économique durable.

26/09/2015

L'Islam n'a pas la paternité de la terreur ni du crime organisé

terrorisme-strategie-internationale-l-economiste-maghrebin-680x340.png*Les leaders auto-proclamés de ce que les médias appellent pompeusement l’Etat islamique – Deach, en arabe – ont pour point commun certain un passage derrière les barreaux. Eh oui, ce sont des repris de justice. En aucun cas, nous avons à faire à une guerre de religion et encore moins à un «djihad». Rappelons que pour l’Islam, le grand djihad est le chemin que l’on entreprend dans l’introspection vers l’acceptation et l’amour. Il est particulièrement recommandé. Alors que le petit djihad est belliqueux. Ce dernier appelle à prendre les armes contre les envahisseurs sur les terres de l’Islam. Dans le cas du groupe «l’Etat islamique» on en est loin. Ce sont des criminels de droit commun et des jeunes provenant d’Occident en mal de vivre qui séquestrent, violent, extorquent, pillent et assassinent des populations civiles en grande partie musulmanes. On peut même dire que c’est l’absence de religion et de foi qui conduit aux mises en scène d’assassinats les plus abjectes.

Une fois de plus, le banditisme s’est emparé d’une zone de non droit – les Zones grises – en l’occurrence à cheval sur la Syrie et l’Irak. Des régions dans lesquelles le crime organisé conduit ses activités illicites quasi librement. D’autres régions du globe souffrent scénario similaire ou l’ont vécu. On pense notamment à l’Albanie, à la Somalie, à quelques îles indonésiennes, à la corne de l’Afrique ou encore à la Tchétchénie. Dans les cas qui nous occupent, ces zones grises se sont créées suite à des guerres civiles ou à de malheureuses interventions occidentales pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons. C’est le cas pour la Syrie et l’Irak. Comme pour le groupe séparatiste basque ETA – voir «Guerre totale en Espagne» reportage pour la Revue militaire suisse (RMS) de votre serviteur, en 2001 – ou pour une multitude d’autres mouvances de la terreur, entretenir un climat infra-guerrier permet l’extorsion de fonds, l’attaque de banques, les vols en tout genre et la perception de «l’impôt révolutionnaire». De cette manne d’argent, de gros bonnets vivent grassement en stationnant leurs 4×4 derrière leurs très confortables propriétés foncières. Il n’est pas difficile d’imaginer que ces bandits – il n’y a pas d’autre terme – n’ont aucune intention à se réorienter et vont jusqu’à leur éradication perpétrer leurs crimes si rentables.

Pour autant, les analystes qui pointent les financements externes et les intérêts criminels avec des Etats souverains ont raison. On pense, en particulier, au Qatar, à l’Arabie Saoudite ou encore à l’ISI – Services secrets pakistanais. Souvent, des intérêts stratégiques – voire particuliers – ont été portés avec le concours du crime organisé.

On se rappelle du couple «militaro-industriel américain – mafia», du débarquement allié en Sicile qui bénéficia de l’appui de Cosa Nostra, de la connivence entre l’armée colombienne avec les barons de la cocaïne dans sa lutte contre le mouvement révolutionnaire des FARC ou encore de l’implication de la CIA et de l’ISI dans la culture du pavot en Afghanistan pour financer la débâcle de l’Armée rouge.

Revenons sous nos latitudes. La lutte contre cette odieuse criminalité est aussi et surtout une guerre de la communication. Et il est incroyable que les médias utilisent des qualificatifs bien trop flatteurs tels que «djihadiste» pour des bandits. Il serait utile, également, de ne plus utiliser les termes se rapportant à l’Islam. Si des zones de non droit surgissaient en Occident, «protestants», «catholiques» ou «évangélistes» avec moins d’historique et de culture démocratiques ne se comporteraient pas mieux. Une fois de plus nous sommes confrontés à des agissements criminels. Ce n’est ni une guerre ni une lutte de libération. Et on citera Hafid Ouardiri, ancien porte-parole de la mosquée de Genève, il y a dix ans: «Il ne faut plus permettre à ces criminels de prétendre agir au nom de l’islam. Nous sommes pris en otage par des gens de l’ombre. Car, malheureusement, certains médias font presque systématiquement l’amalgame. Cela porte préjudice à toute la communauté musulmane qui n’aspire qu’à vivre en paix.»

*Article publié le 5 février 2015 sur www.politeia.ch

L'auteur, officier de renseignements au sein des Forces aériennes, a écrit "USS Quincy", 2004 et "Londres, le 7 juillet...", en 2005