20/01/2017

Il n'est jamais trop tard pour revisiter ses dogmes.

thLKGS76JV.jpgPour des questions politiques, culturelles, éducatives voire économiques, beaucoup ont porté le philosophe suisse Jean-Jacques Rousseau sur un podium. Celles et ceux qui alimentent la pensée unique continuent à le faire, encore aujourd'hui.
Pourtant, ce père médiocre qui abandonna ses cinq enfants, qui prônait que l'individu n'était pas responsable mais que c'était toujours la faute de son environnement, écrivit des choses... lourdes de conséquences pour le destin de l'humanité. Et aucun libéral humaniste conséquent ne peut accepter les thèses de Rousseau. Celui qui écrivit aussi : "Je fais l'hypothèse de l'homme à l'état de nature"... Et à la page suivante, son hypothèse devient vérité et encore à la suivante il sacralise son hypothèse initiale au rang de certitude universelle.
À la lecture de ses textes, on rejoint aisément le philosophe Michel Onfray qui ne se gêne aucunement d'affirmer : "Jean-Jacques Rousseau dit n'importe quoi." À commencer quand le Suisse écrit : "Commençons par écarter les faits."
Cette malheureuse phrase a permis la justification du régime de la terreur avec Robespierre, la légitimité historique des Jacobins, l'émergence de la période la plus noire de la Révolution française et les Marxistes et les Bolcheviques, entre autres, s'en sont gargarisés pour minimiser et nier l'existence du goulag. Le concept "Il faut réaliser un homme nouveau" de Rousseau a "autorisé" quantité de fascismes de tolérer voire d'encourager les assassinats de masse. En argumentant qu'il n'était question que d'épisodes nécessaires dans la dialectique de la révolution pour arriver à la réalisation de l'homme nouveau. Les Nazis, entre autres, s'en sont inspirés. Et suivant les préceptes de Rousseau qui écrivait - rappelons-le encore tellement c'est d'une stupidité crasse - "Commençons par écarter les faits", toutes les exactions étaient systématiquement niées. Les intellectuels et philosophes qui écartent les faits deviennent des génocidaires en puissance. Ils finissent par nous vendre des fictions. Le mythe de Che Guevara en est une. Un récent exemple est celui du décès du tyran Fidel Castro, à Cuba. Des intellectuels et non des moindres ont réussi publiquement à nous dresser un portrait plus que flatteur du dictateur sanguinaire. Il est évident qu'en écartant les faits, on peut dire, croire, faire croire et vendre n'importe quoi, avec le plus grand mépris pour l'intégrité et pour la dignité humaines.

07/11/2016

Voyage pour la mémoire…

IMG_0526.JPG*C’est sous une pluie battante que je me suis rendu à Cracovie, en Pologne. Ce qui devait être une visite culturelle se transforma, non sans douleur, en un voyage pour la mémoire. Avec plus de 750'000 habitants, cette ville de lumières - Krakov en polonais - a pourtant de quoi enchanter tout visiteur. Sur le fleuve Vistule, son centre-ville d’exception Podgorze, plus grande zone piétonne d’Europe, est inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO. Cracovie c’est également la cité du défunt pape Jean-Paul II. De son nom de baptême Karol Józef Wojtyła, né à proximité de Cracovie, il en fut l’archevêque. Avant de devenir le pape que l’on sait, lors du conclave d’octobre 1978. Sur place, on comprend mieux d’où vient sa célèbre adjonction « N’ayez pas peur ! » La population polonaise a payé un lourd tribut non seulement à la seconde guerre mondiale mais aussi au communisme. Dans un premier temps, partagée entre Hitler et Staline, les Polonais ont eu à subir les pires exactions. Les trop nombreux drames qui ont alors frappé la région Voïvodie de Petite-Polgne ne se confinèrent malheureusement pas au tristement célèbre ghetto juif de Cracovie., Magistralement revisité par le réalisateur Steven Spielberg dans son film « La liste de Schindler ».

IMG_0527.JPGLe comble de l’horreur se trouve à une heure et demie de bus de là. Ou à deux heures de train, c’estIMG_0528.JPG selon. Les camps de la mort Auschwitz I et deux kilomètres plus loin Auschwitz Birkenau, appelé également Auschwitz II nous attendent pour une communion avec le diable. Une véritable remise en question de la nature humaine. Comme si l’humanité s’était arrêtée là. Pourtant rien ne prédestinait la petite ville d’Oświęcim** à devenir le plus grand cimetière de l'humanité, avec plus d'un million et demie d'âmes sans même la moindre sépulture. Leurs assassins les nazis – il n’y a pas d’autre terme – allait remployer une caserne désaffectée de l’armée polonaise pour y faire les pires expérimentations morbides sur le genre humain. Ils y ont commencé par gazer mortellement des centaines de prisonniers de guerres polonais et soviétiques à l’aide des gaz d’échappement d’un char d’assaut. Avant de trouver une utilité toute industrielle au pesticide Zyklon B. Enrichissant macabrement le consortium allemand « IG Farben », composé des sociétés chimiques - toujours cotées en bourse aujourd’hui - BASF, Bayer et Agfa.

La majorité des historiens s'accordent sur des chiffres effroyables. Entre 1940 et 1945, les nazis ont déporté à Auschwitz plus de 1100 000 Juifs, 150 000 Polonais, 23000 Tziganes, 15000 prisonniers de guerre russes et 25000 ressortissants d'autres nations, pour un total de 28 nationalités différentes.

Tout le site, musée nationale polonais depuis 1947, est inscrit par l’UNESCO au patrimoine universel.

IMG_0530.JPGAssurément, la génération de nos grands-parents qui a vécu ce cataclysme d’inhumanité nous a transmisIMG_0529.JPG l’émotion et la douleur. Nous trainons un lourd héritage dans nos gênes. Ce que l’on fait de nos actes tout comme ce qu’on laisse faire résonnent pour l’éternité. Aussi il est utile de visiter ce lieu de l’Holocauste. Non seulement pour y rendre hommage à toutes ces victimes – des gens comme vous et moi – qui ont été martyrisées sur l’autel d’une bestiale criminalité- et parce que la vie est une loterie.

 

 

* Texte publié initialement dans Orbis Terrae, www.orbisterrae.ch

**Auschwitz est le nom que les populations allemandes, présentes dans la région depuis 1000 ans, ont donné à l'agglomération (comme: Berne/Bern, Genève/Genf). La Silésie, province où se situe Oswiecim, est passée de la souveraineté polonaise à celle du roi (de Bohème et de Hongrie), un Habsbourg, suite au partage du royaume de Pologne, à la fin du XVIIIe siècle. Or la langue officielle de l'empire des Habsbourg était l'allemand. 

31/08/2016

Ne pas payer ses impôts n'est pas seulement anti-libéral mais c'est voyou !

FullSizeRender (10).jpgQu'est-ce qu'il est désagréable d'apprendre qu'une commission d'enquête européenne a du épingler, après trois années d'investigations, la firme Apple ainsi que quelques Politiques non regardant. Pour avoir activement organisé une soustraction fiscale de grande ampleur.

Ce n'est pas moins de 13 milliards d'euros que Bruxelles demande au concepteur de l'iPhone.

Il est vrai qu'avec un taux d'imposition ridicule à moins de 1% tant en 2013 qu'en 2014 on pourrait croire à la farce.

Les élus irlandais qui sont mis en cause ont manifestement confondu libéralisme avec néolibéralisme. Ce dernier ne respecte ni le Droit, ni l'État nation, ni le bien commun et...bien entendu ni le Politique qu'il va tenter de soudoyer.

Et de rappeler "Dante" avec l'inscription sur la porte de l'enfer :

"Vous qui entrez ici, perdez tout espoir."

Parce que tant les dirigeants de l'entreprise à la pomme que les "corruptibles" celtiques y sont en enfer, avec si peu de scrupule. Quand on sait la trésorerie d'Apple dont l'unité de comptabilité est la dizaine de milliards de dollars et les marges exorbitantes voire indécentes que l'entreprise dégage sur ses ventes et elle fait tout pour éviter la saine redistribution des profits.

D'autre part, l'argument de la création d'emplois ne tient pas sur la durée, face à la flambée des loyers, à la hausse des charges liées aux infrastructures et aux services générées par l'implémentation de quelques multinationales.
La concurrence fiscale et l'encouragement aux entreprises sont des concepts acceptables mais il y a le peu et le trop peu qui finissent par être préjudiciables pour le bien commun et pour la collectivité.

Sans parler de la paix sociale. A suivre...