16/09/2013

Votons NON à l’initiative du GSsA !

topelement.jpgC’est la dernière qui sonne pour refuser l’initiative du Groupe pour une imagesCAJ5YFQ6.jpgSuisse sans Armée (GSsA) – votations fédérales du 22 septembre - qui vise à supprimer toute obligation de servir en Suisse. Soit nous rendre encore d’avantage sur le mode « avoir » - on attend tout de la collectivité et des autres – au lieu de nous encourager à fonctionner sur le mode « être ». On est responsable de ce que l’on vit et on prend notre destinée comme notre défense en mains.

 

home_parsys_71819_Image.gifBeaucoup rêvent d’un monde idéal. Pourtant, les intempéries, les flux migratoires, les incendies deimagesCALGS6IH.jpg forêts, la police du ciel, la tenue de congrès internationaux, l’organisation de manifestations sportives de grande ampleur, le soutien subsidiaire à nos corps de police, les secours en haute montagne, la participation à des opérations de maintien de la paix, la garde pontificale etc et etc c’est encore pour demain ! Notre armée de milice constitue la seule réserve stratégique de nos Autorités.

 

imagesCA3AGXUT.jpgCertes, nous n’avons pas, aujourd’hui, d’ennemis. Nous sommes seulement entourés de convoitises. Nous évoluons dans un monde à l’insécurité certaine. C’est déjà beaucoup ! Dans cette constellation, il n’est pas bon de se retrouver dans la position du « maillon faible. » Il n’y aura pas à attendre longtemps avant que l’on vienne tester notre capacité de résistance.

 

 

imagesCA3WMET8.jpgRappelons que la milice, en tant que forme de service militaire, permet au pays de maintenir lesmilitaire_swiss___zoom945.jpg coûts courants à un niveau bas pour la disponibilité de base. Notre système permet toutefois une réaction rapide et graduée face à des menaces spécifiques. Dans beaucoup de pays, une partie des coûts inhérents à une telle flexibilité dans la montée en puissance – possibilité de mobiliser des effectifs en conséquence et des cas de crises ou de sinistres majeurs bien au-delà de ce que permet une armée de professionnels – est externalisée.

 

Major François Meylan, officier Forces aériennes

 

 

13/09/2013

Refusons la modification de la loi sur le travail !

 

psantschi-petit.jpgDans le cadre des votations du 22 septembre 2013, nous avons à nous prononcer sur la modification de la Loi fédérale sur le travail dans l’industrie, l’artisanat et le commerce (Loi sur le travail, LTr). C’est l’article 27, al. 1quater qui sera, cas échéant, modifié comme suit : « Les magasins des stations-service qui sont situés sur les aires des autoroutes ou le long d’axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs et dont les marchandises et les prestations répondent principalement aux besoins des voyageurs peuvent occuper des travailleurs le dimanche et la nuit ».


 

Pierre Santschi, Ing.-physicien EPFL, SIA, ancien député au Grand Conseil vaudois

&

François Meylan, Conseiller financier

Que l’on ne s’y trompe pas. Plusieurs motions parlementaires, concernant d'autres libéralisations,1070097_10151717727958276_712367506_n.jpg sont actuellement pendantes. Leur sort sera fixé en fonction du résultat de cette votation. C’est principalement pour cela que les opposants à la modification ont opté pour un non de conviction et de précaution.

 

 

Mais cette votation pose un problème philosophique plus important. Souhaite-t-onenfants_tv.jpg continuer à transformer l'humain en un simple moyen de production ? Ou, de surcroît, en un pur consommateur avec les résultats que l'on connaît sur la santé mentale et affective de la population ? Force est de constater que le l'incitation à consommer  nous  entraîne dans une traversée en eau trouble dont nous ne voyons ni le fond ni les rivages. Le 22 septembre, nous aurons le choix entre dire non à une minorité de consommateurs « égoïstes » qui sont prêts à acheter ce que nous avons pour habitude de faire en journée à trois ou quatre « plombes du mat ».  Nous pouvons aussi considérer  l’individu – notre prochain – au cœur du système au lieu du dieu Fric et opter pour le bon sens, la modération et la sérénité pour toutes et pour tous.

Les partisans du oui argumentent la plus part du temps sur la base des principes d’une économie  dite libérale, voire plutôt néolibéraux.

Dans cette constellation, rappelons-nous les bases de la conception libérale réelle. Celle-ci est si souvent dévoyée dans notre pays. Exemple : on protège – la Confédération et nos parlementaires ont validé avec la loi too big to fail - l’UBS et le CS Group de la faillite et de toute concurrence sérieuse et dans le même temps on envoie nos concitoyennes et concitoyens à bas revenus ou se trouvant dans des conditions précaires travailler la nuit et le dimanche. Que d’hypocrisie, que d’arrogance et de mépris pour son prochain sous prétexte de libéralisme.  

Pourtant le libéralisme ce n’est pas ça. Pour ses concepteurs Adam Smith (la main invisible) et le français Montesquieu, la pensée libérale n'encourage pas la satisfaction de tous les "caprices" d'une poignée de consommateurs ni du marché qui sans encadrement devient sauvage. Sinon on trouverait des consommateurs qui seraient prêts à payer pour assister à des mises à mort. Le libéralisme - liberté d'entreprendre et liberté de contracter avec une pleine acceptation des risques - est encadré par la responsabilité sociale, le bien commun, le bon sens et la priorité à l'innocent. C'est pourquoi Messieurs Smith et Montesquieu accordent dans la promotion de l'esprit libéral une place importante à l'Etat comme arbitre et gardien du temple.

Cette modification de loi ouvre une brèche camouflée qui part des shops des stations-sevice et qui atteindra rapidement, par voie d’ordonnances, l’ensemble du commerce de détail.

Votons non le 22 septembre. Interrogeons-nous sur le modèle de société que nous souhaitons pour demain et pour nos enfants. A ce titre, il est surprenant de constater que les partis politiques qui brandissent la thématique de la famille dans leurs campagnes électorales ne semblent avoir que faire des effets néfastes du travail de nuit pour la famille et la santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/07/2013

Dans l’industrie financière, les salaires doivent baisser !

Article publié dans l'agefi, vendredi 26 juillet 2013.

François Meylan, Conseiller financier

Céline Bernath, Consultante politique

Céline.jpgRécemment, l'avocat Carlo Lombardini, docteur et référence en droit bancaire, expliquait dans le quotidien régional « La Côte » qu’il était urgent que les salaires de l'industrie financière baissent de manièrephoto.JPG significative en Suisse. Comment ne pas lui donner raison ? On parle d’une industrie qui a effectivement très bien gagné sa vie ces quinze dernières années, mais dont la réelle création de valeur n’a pas toujours été au rendez-vous. Et Carlo Lombardini de déplorer que les négociations entreprises dans le cadre de l’échange d’informations se soient faites de manière unilatérales et sans contrepartie. Son idée est alors de corriger le tir en exportant nos services financiers vers ces mêmes pays qui pressent notre secret bancaire. Pour ce faire, le coût de nos prestations doit baisser sensiblement afin de s’adapter au niveau de ces dits pays. Déjà, en terme de responsabilité effective, il est évident que cette industrie a distribué des rémunérations bien supérieures à la pratique, en comparaison à des professions à hautes responsabilités telles que pilote d’avion de ligne ou chirurgien, par exemple. Cela explique d’ailleurs pourquoi, cette dernière décennie, quantité d’universitaires et d’ingénieurs se sont rués vers les métiers de la finance, les jobs proposés étant immédiatement très rémunérateurs. Nous devons, toutefois, nuancer. Tous les employés de notre place financière n’ont pas des salaires de ministre… ou plutôt de « banquiers ». Le but n’est donc pas de fustiger l’ensemble des personnes travaillant dans le monde de la finance, mais de relever ses dérives. Je rejoins alors Maître Lombardini sur la nécessaire baisse des salaires de ce secteur, mais en ajoutant que l’exemple doit d’abord venir du haut. Prenons l’exemple de nos deux grandes banques et de deux compagnies d’assurance du pays. Selon la Finanz und Wirtschaft – source renommée, l’UBS a distribué pour l’exercice 2011 quelques septante-neuf millions de francs de rémunérations à son conseil d’administration et à sa direction. Soit un total de vingt-trois cadres et une moyenne de 3,4 millions de francs chacun. Au Crédit Suisse Group, c’est plus de huitante-trois millions qui ont été répartis entre vingt-sept cadres. Soit un montant de trois millions et nonante milles francs chacun. Dans le cas de Swiss Re, on arrive à une rétribution moyenne de 2,21 millions et c’est quasiment la même chose pour la Zurich Insurance Group.

 

Loin de vouloir verser dans le populisme, il est utile de rappeler que la rémunération des « top managers » en Suisse est de trente pour cent supérieure à ce qui se pratique en Europe. A n’en pas douter, c’est par ce bout que l’on serait bien avisé de baisser les salaires. Rendre notre industrie financière plus avantageuse et plus « exportatrice» commencerait par là.

 

Nous ne manquerons pas d’ajouter que vingt ménages disposant d’un revenu de cent-cinquante mille francs stimulent d’avantage la croissance et le produit intérieur brut (PIB) qu’un seul ménage bénéficiant d’un revenu de trois millions comme c’est le cas au sein des deux grandes banques. La raison étant simple. Chacun des ménages étant consommateur d’un à deux véhicules, d’une quantité de biens de première nécessité, de prestations et d’objets de fonctionnement. Il s’agit d’une consommation avec laquelle un revenu de trois millions ne pourrait pas rivaliser… En effet, une partie importante de son argent retourne au capital, dans la spéculation et les marchés financiers et non dans l’économie réelle. A méditer !