02/09/2015

Le courage en politique !

Winston_Churchill_cph_3a49758.jpgQui était Winston Churchill ?

Cet ami de la Suisse, l’indomptable Britannique – comme l’appelait récemment « Le Point », aurait-il sa place aujourd’hui ? Certainement que oui et plus que jamais à une époque où le peuple est en manque de leader.

Alors pour résumer la bête politique qui pour beaucoup restera l’homme politique du siècle dernier, donnons seulement quelques anecdotes.

« Certains changent de principes pour l’amour de leur parti. Moi, je change de parti pour l’amour de mes principes. » Parce que le Premier ministre en a effectué des changements de parti, au minimum quatre. Il a quitté une position confortable pour s’installer dans l’opposition. Confortable, finalement pas tant que cela… un confort apparent mais qui le mettait à mal avec son courage et ses principes. À un moment donné, il a même créé son propre parti.

Il cumula les postes de sous-secrétaire d’Etat aux Colonies à Premier ministre (plusieurs fois), en passant par lord de l’Amirauté (aussi plusieurs fois) à chancelier de l’Echiquier. Comme tout leader et bâtisseur, il avait une composante artistique marquée. Entre autres, il obtint en 1953 le prix Nobel de littérature et s’adonna à la peinture, jusqu’au crépuscule de sa vie. Ce qui ne l’empêcha pas de faire une dépression et de se retourner à la case départ de ses ambitions politiques, lors du passage de la quarantaine.

On doit également à Winston Churchill : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

Franc-maçon, Churchill a connu les joies et les déconvenues les plus diverses. Il n’a été épargné ni par les élections, les honneurs ni par le fait d’avoir été non réélu ou même congédié.

Officier militaire, il s’est révélé être, plus d’une fois, un vrai fauve de guerre. Mais il est toujours resté Winston Churchill fidèle à ses valeurs et à ses principes.

En véritable dynamo, le Premier ministre s’exclamait : « J’aime qu’il se passe quelque chose, et s’il ne se passe rien, je fais en sorte qu’il se passe quelque chose. »

Mais quels étaient ses moteurs ? Comme pour beaucoup, on soulignera un sentiment d’injustice très fort. Une fracture irréparable subie par la non reconnaissance de son père… Certains parleront même de non amour. Mais cela ne suffit pas à expliquer ni à comprendre sa bravoure. Une composante extrêmement puissante n’est autre que sa foi inébranlable en lui. Le tout couplé d’un libre arbitre entre le bien et le mal demeuré conquérant. Ce malgré toutes les tentations et les perversions auxquelles on est confrontés ici-bas. Comme d’autres, il a aussi été heurté par la politique politicienne et les calculs électoralistes d’un vrai monde de putes... qu'est celui de la politique.

La guerre ou plutôt les guerres qu’il a conduites et traversées l’ont probablement aidé à se maintenir au-dessus de la mêlée. À rester digne et à se concentrer sur des combats nobles.

Pendant cinq années, dix-huit heures par jour, 365 jours par an, ce chef de guerre va mener sa nation à travers les tourments et les horreurs d’une guerre sur trois continents.

Il aura aussi à lutter contre les indolences, les procrastinations du temps de paix, les intrigues, les menaces et même les trahisons… mais Winston Churchill est toujours resté Winston Churchill.

05/01/2015

L'intelligence du coeur

photo (20).JPGQui est intelligent et qui l’est moins ou plus a toujours été un débat sans fin. Surtout, quels sont les critères à retenir pour évaluer le niveau d’intelligence.

Dans notre société consumériste et en mal d’amour, plus que jamais, on a besoin de se rassurer en hiérarchisant, en plus de la pseudo réussite sociale, de la prédominance de tel ou tel diplôme sur un autre. Ou encore du pouvoir d’achat, l’intelligence ou plutôt du niveau d’intelligence d’un tel ou d’un tel. Les études sont nombreuses sur le quotient intellectuel QI tout comme – plus récemment – le quotient émotionnel QE. Pour ce dernier, il est intéressant de préciser que contrairement à ce que son nom indique, l’intelligence émotionnelle n’est pas forcément liée aux émotions. D’un autre côté, on peut aussi être « très » intelligent mais pourtant inutile aux autres et à la société.

C’est le cas quand l’intelligence est dépourvue d’amour. On appelle cela l’intelligence sans amour ou en d’autres termes… Le MAL.

Revenons à l’intelligence de manière plus basique. Il y en a une qui est aisément mesurable et palpable. Elle ne dépend ni du statut social, ni des grandes études. Il est question de l’intelligence du cœur. Elle est réellement utile aux autres comme à soi-même. Elle favorise l’harmonie, la fluidité de l’énergie positive et la dignité humaine. Elle est bienveillante. Elle considère tout être avec respect et intérêt. Elle bannit l’appréciation et le jugement au travers du dangereux prisme qu’est l’égo. Elle évite le dualisme et le ressentiment. Elle s’applique à ne pas mépriser l’autre ni à le blesser, tant intentionnellement que par inattention. Quand malheureusement elle le fait, elle le reconnaît et elle répare. L’intelligence du cœur est intelligente puisqu’humaniste. Elle fait preuve d’empathie et de bon sens. Elle est tout sauf hautaine, égocentrique voire méchante. Elle est constructive et apprenante. Elle est humble et se remet en question régulièrement parce qu’elle est réellement intelligente. Force est de constater qu’on peut la trouver autant… voire même plus chez un ouvrier d’usine ou chez une caissière à la Migros que chez le PDG d’une multinationale. Au lieu de juger, dans ma petitesse, dans ma médiocrité et dans mon insatisfaisant manque de confiance et d’estime en moi, le niveau d’intelligence des autres, je vais m’investir à cultiver l’intelligence du cœur. On peut la développer à profusion. Et finalement c’est la seule de toutes les intelligences qui compte ici comme dans l’au-delà.

 

30/12/2014

VIVRE A UN PRIX !

photo (19).JPGDans notre pays, champion du savoir-faire patrimonial, nous administrons notre existence de la naissance à la mort. Déjà enfant, nous sommes assurés, par nos parents ou par la collectivité pour quasiment tout.

Au point qu'on nous prévoit très précocement des frais dentaires importants. A peine entré dans la vie active, on nous parle déjà de planification de la retraite et d'épargne prévoyance. Nous sommes parés à tout. Le placement en EMS et même la préparation des funérailles sont rapidement servies au menu financier comme second plat. Notre peur première est chaque année la même... Celle de perdre son emploi. Pourtant, le baromètre du Crédit Suisse l'a encore récemment démontré le chômage n'a pas dépassé, en moyenne nationale, la barre des 3% depuis seize ans ! Nous prévoyons tout et nous n'oublions rien.

Sauf peut-être une chose... Celle de VIVRE. Et vivre cela a un prix. Comme pour le nourrisson qui arrive au monde dans la douleur - cris et larmes, être vivant c'est se faire un peu violence. C'est se remuer. Oser l'inconnu et prendre le risque de perdre. Ce n'est en tout cas pas l'inactivité. C'est avoir des rêves. C'est aussi s'exposer à récolter déceptions et frustrations. C'est accepter que nous ne sommes pas parfaits et que les autres ne peuvent pas l'être non plus. C'est entreprendre chaque jour comme si c'était le dernier... Parce que c'est peut-être le dernier. C'est ne pas accepter les situations qui ne sont pas satisfaisantes. Ne pas oublier que le temps est l'élément dont nous disposons le moins. Vivre c'est aussi accepter qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Vivre c'est aussi faire le mieux possible avec ses moyens et son cœur. C'est accepter l'imprévu et même accueillir le changement. Vivre c'est aussi savoir pardonner nos offenses... Reconnaître que rarement le mal est fait intentionnellement. Vivre c'est ne pas hésiter à reconnaître nos erreurs et à ne pas nier ni à minimiser le mal qu'on a pu faire à l'autre. Ainsi, tout le monde en sortira grandi. Vivre ce n'est pas facile. Il faut oser. Le courage c'est comme la liberté ça coûte... Mais le sentiment d'exister et d'être vivant est à ce prix. Alors avant de planifier la suite, osons VIVRE cette année 2015.