06/06/2018

Liberté de la presse, elle ne permet pas de faire tout et n’importe quoi !

3B1F4EBC-B10E-48B4-A40F-3B0D64637334.jpegOn ne le répétera jamais assez, la mission première du journaliste (voir la Charte de déontologie du journaliste de Münich, 1970) c’est la recherche de la vérité. Le moindre que l’on puisse dire est que quelques journalistes romands ont couvert la crise catalane de manière très lacunaire et surtout partisane. Sans objectivité, confondant leur vue de l’esprit avec la réalité. Nouvellement constitué, le Comité Catalunya peuple d’Espagne (CCPE) a débuté ses travaux d’investigation sur la restitution par les professionnels de l’information des événements catalans. Le but étant la recherche de la vérité et la production d’une information objective destinée à un large public. L’intention n’étant pas d’attiser encore plus l’antagonisme mais d’encourager le dialogue. Cela ne peut être possible que sur des faits avérés et non avec du fantasme. Le premier axe de travail pour le CCPE est de déterminer les liens, si existant, entre quelques journalistes et politiques suisses avec l’Assemblée nationale catalane (ANC). C’est ce puissant lobby qui est installé dans le canton de Zurich avec des antennes, entre autres, à Bâle, à Lausanne et à Genève. Que cette organisation distille des informations erronées et maîtrise l’art de la victimisation c’est une chose. C’est son job de cultiver la propagande. Mais que nos médias et quelques élus s’en fassent les relais ce n’est pas acceptable. Concernant les journalistes - faiseurs d’opinion, par excellence - ils ont une grande responsabilité. En premier lieu, ils ne sont pas élus. En quelque sorte on nous les impose. D’où leurs Òmnium, Òmniumcultural, ANC, Liberté, Catalogne, séparatisme, CDR,violences, propagande catalaniste, propagande grandes responsabilités vis-à-vis de nous les lecteurs et notre droit à l’information. Déontologiquement, ils sont invités à nous rapporter des faits tels qu’ils sont, sans chercher à nous influencer et encore moins nous dire ce que nous devons penser. À ce titre, la Charte de Münich est un texte d’une grande pertinence. Elle est à la fois complète et précise sur les droits et sur les devoirs du journaliste. Vous n’allez pas me croire, mais il y a encore des journalistes, sous nos latitudes, qui ne l’ont jamais lue et qui ignorent même son existence. J’en ai fait l’expérience courant printemps 2017, lors d’une campagne électorale locale. Pour en revenir au travaux du Comité Catalunya peuple d’Espagne (CCPE) - catalunyapeupledespagne@gmail.com - nous avons commencé à contacter directement les faiseurs d’opinions qui ont affiché des postures clairement pro séparatisme sans vraisemblablement connaître la situation. C’est grave. La question posée est : quels sont vos liens avec l’Assemblée nationale catalane (ANC) ? Vous n’êtes bien entendu pas obligé de répondre. Si tel est le cas, nous rapporterons seulement que vous n’avez pas souhaité répondre. Dans le cas contraire, votre réponse sera fidèlement retranscrite. B7DE6252-1526-4A92-BA11-1323936B743D.pngPour l’heure, un journaliste du Temps nous a répondu de manière circonstanciée et transparente. Nous l’en remercions. Nous étudions les éléments étayés dans son courriel. Nous attendons la réponse, pour autant qu’elle vienne, de son collègue du même quotidien qui a également plus d’une fois adopté une posture « pro séparatiste. » Nous avons également récolté les propos de l’avocat Stéphane Riand qui est aussi le rédacteur du magazine valaisan « L’1Dex ». Monsieur Riand vomit régulièrement sur l’Espagne comme c’est difficilement imaginable. Il se vante d’avoir invité dîner chez lui, avec son épouse, le déchu et délinquant Carl Puigdemont lors de son passage très médiatisé à Genève, en mars dernier. Il nous répond en substance : « Ami de la démocratie et de la liberté d’expression, je crois donc être aussi ami de l’ANC, d’Omnium Cultural et de tous ceux qui croient en la légitimité du président Carles Puigdemont. Sur le plan personnel, j’ai salué à une occasion Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, tous deux prisonniers politiques de l’Espagne franquiste. Avec tous les démocrates de Catalogne et de l’Europe, je réclame la libération immédiate des deux Jordis ». On lui laissera la paternité de cette conception très discutable de la démocratie. Pour nous la démocratie ce n’est par forcer l’organisation d’un simulacre de référendum où même les mineurs ont pu voter et nombre de citoyens ont voté plusieurs fois. Pour nous la démocratie, ce n’est pas la propagation d’images et d’informations fallacieuses sur les réseaux sociaux comme le fait Òmnium Cultural, autre lobby qu’on appelle aussi à Barcelone le gouvernement de l’ombre. Force est de reconnaître que Monsieur Riand a son franc parlé et au moins le courage d’assumer son point de vue. À présent, nous savons que quand son magazine (j’y suis abonné et ai contribué avec un article) évoque l’antagonisme catalan il le fait sans objectivité, de manière partisane et avec très peu de valeur informative. À la question de l’échange de « contre prestations » avec l’ANC ou avec Òmnium Cultural, il est catégorique c’est non. Nous ferons, pour l’instant, l’effort de le croire. S’il n’est pas encore propagandiste puisque qu’il ne semble pas percevoir d’avantage ni pécuniaire ni en nature, il est devenu néanmoins le porte parole de la machine bien huilée de propagande qu’est l’ANC + Òmnium Cultural. Nous allons poursuivre nos investigations au sujet d’autres acteurs des médias et du monde politique. Nous apprécierons alors dans quelle mesure il y a lieu de porter plainte auprès du Conseil suisse de la presse.

Pour rappel : aucune constitution d’un membre de l’Union européenne (UE) ne permet que l’une de ses parties fasse sécession. Et encore moins la Suisse ne tolérerait qu’un canton décide unilatéralement de quitter la Confédération. Quant à l’autonomie 08256A5E-2C09-48DF-8F21-E5435CC5DAE9.jpegcatalane elle est peuplée de plus de sept millions et demi d’âmes. Les Catalans qui sont opposés à la sédition sont aussi nombreux voir plus encore que les autres. Ces gens comptent aussi. Il est temps que nos médias leurs donnent la parole. Leur quiétude nous paraît plus importante que les intérêts particuliers des fauteurs de troubles. Je me suis rendu la dernière fois à Barcelone le 3 mai. La situation était plus que tendue. Des voisins qui ne se parlent plus. Des membres d’une même famille qui sont prêts à en venir aux mains.

Le séparatisme catalan n’a rien de pacifique. Son projet est raciste. Aussi, nous appelons de nos vœux pour un travail journalistique romand DEA0DFB0-62EC-4F6A-B879-DF26108060AF.jpegplus sérieux que ce que nous avons vu depuis octobre dernier. Il est question de la destinée d’une population. Il y a réellement eu une tentative de coup d’Etat avec tout ce que cela peut impliquer. Prenez le temps de vous rendre à Barcelone - qui, par ailleurs, n’a jamais voté indépendantiste - aux adresses où il faut être pour voir et pour comprendre. Vous verrez comment s’organisent et se déploient les fameux Comités de défense de la République (CDR). Ces individus cagoulés qui taguent, vandalisent, détruisent et bastonnent les citoyens qui ne pensent pas comme eux. En plus des détournements de fonds publics, c’est aussi cela la vraie nature du séparatisme catalan que d’aucuns qualifient de démocratiques et de non violents.

Nous tiendrons notre prochain comité le 20 juin 2018, à Lausanne. Nous rendrons compte de la suite de nos travaux.

29/05/2018

Communiqué de presse : Comité Catalunya peuple d’Espagne

BE677432-7A21-4D88-B388-BFE5868E4153.jpegLe Comité « Catalunya peuple d’Espagne », nouvellement constitué, se réunira à Lausanne, en Suisse, mercredi 20 juin 2018. Apolitique et sans aucune affiliation idéologique ni financière, nous comptons relayer en Suisse Romande des informations au sujet des faits survenus en Catalogne. En faisant entendre les voix de la majorité des Catalans (52,5% lors des législatives du 21 décembre dernier) qui sont opposés à la sédition de la région. Voix qui ont été passées sous silence dans la plupart des médias Romands. Pour rappel, la Catalogne est l’une des 17 autonomies qui composent l’Espagne une et indivisible. Aucun membre de l’Union européenne (UE) ne prévoit dans sa constitution qu’une région puisse déclarer unilatéralement son indépendance. La Constitution est valable pour toutes et pour tous. La démocratie moderne espagnole est non seulement un pays ami de la Suisse mais est aussi un partenaire politique et commercial. Nous sommes préoccupés pour la population catalane qui est otage d’un antagonisme qui contrairement à ce que l’on veut nous faire croire n’oppose pas Barcelone à Madrid mais Catalans contre d’autres Catalans. Nous voyons dans les derniers événements qui secouent la région non seulement une tentative de déstabilisation de l’autonomie catalane mais aussi de l’Espagne et par son truchement de l’Europe. On veut nous faire croire que le mouvement séparatiste est pacifique et démocratique. Pourtant, ce n’est pas le cas. Il s’appuie, entre autres, sur une idéologie raciste. Nous ne pouvons tolérer que des actions de subversion, de propagande et des fake News soient déployées sur et depuis notre territoire helvétique à l’encontre de l’Espagne et de la population catalane en particulier. Nous sommes interloqués par le parti pris de quelques rédactions et journalistes romands sur la question. À croire qu’ils sont devenus les porte-paroles de quelques meneurs indépendantistes. Depuis l’automne dernier, on nous sert une presse exaltée et polémiste. Au lieu d’une recherche de la vérité comme le demande pourtant la Charte de déontologie de Münich à tout journaliste. Forts de nombreux contacts tant à Barcelone qu’à Bruxelles et d’une riche documentation, nous entendons produire régulièrement des renseignements étayés et de sources vérifiables à l’intention d’un large public. Nous signalerons aussi les informations fallacieuses véhiculées par des lobbys très actifs au Suisse tels que l’Assemblée nationale catalane (ANC) à Zürich et à Lausanne, Òmnium Cultural - avec ses vidéos de propagandes - et les fameux Comité de défense de la République (CDR) qui se déploient sournoisement sous forme de milices en marge de l’État de droit. Nous comptons intervenir également auprès des autorités et des politiques suisses. Notre priorité étant d’encourager un débat sein et un dialogue constructif résolument orienté sur des solutions pacifiques et fédératrices. L’histoire a démontré, plus d’une fois, que le délai d’anticipation de l’échelon politique était inadapté avec la rapidité de l’escalade vers la violence, lors d’une situation de crise. Nous appelons toute personne préoccupée par la situation en Catalogne à nous rejoindre.

Plus d’informations :

catalunyapeupledespagne@gmail.com

François Meylan +41 77 446 05 90

Rosá Garcia

Emmanuelle Garcia

Lucas Barroso

Francisco Garrido

Lausanne, le 28 mai 2018

18/05/2018

Visite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre.

BF69AA56-22D7-4B14-BE21-48BD89D0A476.jpegVisite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre, à son siège national, Disputació 276, 08009 Barcelona...

Deux guetteurs au bas de l’immeuble, la femme avec l’oreillette fait le tri et prévient un « gorille » à l’entrée de leurs bureaux, au premier étage. Pour ma part, j’ai du me faire passer pour un journaliste pour accéder à la réception. Photos interdites, une queue de petites gens... certains pour demander des nouvelles de ce qu’ils appellent les prisonniers politiques - pour moi et pour une bonne majorité ce sont des brigands - d’autres pour demander un coup de pouce financier ou pour trouver plus facilement un logement. Le puissant lobby Òmnium Cultural vend aussi toutes sortes d’articles et gadgets pour participer aux prochaines manifestations ou encore pour suspendre à son balcon. C’est également une affaire financière. 6C476BBC-EDEE-4944-9C07-0F3481262494.jpegPar le biais de ses socios, des cotisations mais aussi grâce aux généreuses subventions reçues de la part de la Generalitat - les impôts de toutes et de tous. Comme me l’a dit un passant révolté : « Ici en Catalogne, les non séparatistes et on est beaucoup, on se fait traiter publiquement de cons tant par la TV3 que par Òmnium Cultural avec l’argent de nos impôts. C’est un comble ! »


C’est que Òmnium Cultural est aussi connu pour diffuser mondialement et depuis des B0944B74-8A5B-400C-978D-B92E1F313041.jpegannées des vidéos de propagande comparant la situation en Catalogne à l’Ukraine en guerre ou encore aux conflits des Balkans. Cette véritable machine de propagande au service d’une projet de discrimination raciale recrute massivement dans les quartiers les plus populaires et les moins aisés.
Quant à moi, l’entretien que je sollicitais avec un responsable de cette organisation de l’ombre et sombre je ne l’ai jamais obtenu. Démasqué que j’ai été. Ces gens qui propagent mensonges et qui travestissent la réalité ne supportent pas la contrariété.

 

François Meylan, 3 mai 2018, Barcelona