18/05/2018

Visite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre.

BF69AA56-22D7-4B14-BE21-48BD89D0A476.jpegVisite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre, à son siège national, Disputació 276, 08009 Barcelona...

Deux guetteurs au bas de l’immeuble, la femme avec l’oreillette fait le tri et prévient un « gorille » à l’entrée de leurs bureaux, au premier étage. Pour ma part, j’ai du me faire passer pour un journaliste pour accéder à la réception. Photos interdites, une queue de petites gens... certains pour demander des nouvelles de ce qu’ils appellent les prisonniers politiques - pour moi et pour une bonne majorité ce sont des brigands - d’autres pour demander un coup de pouce financier ou pour trouver plus facilement un logement. Le puissant lobby Òmnium Cultural vend aussi toutes sortes d’articles et gadgets pour participer aux prochaines manifestations ou encore pour suspendre à son balcon. C’est également une affaire financière. 6C476BBC-EDEE-4944-9C07-0F3481262494.jpegPar le biais de ses socios, des cotisations mais aussi grâce aux généreuses subventions reçues de la part de la Generalitat - les impôts de toutes et de tous. Comme me l’a dit un passant révolté : « Ici en Catalogne, les non séparatistes et on est beaucoup, on se fait traiter publiquement de cons tant par la TV3 que par Òmnium Cultural avec l’argent de nos impôts. C’est un comble ! »


C’est que Òmnium Cultural est aussi connu pour diffuser mondialement et depuis des B0944B74-8A5B-400C-978D-B92E1F313041.jpegannées des vidéos de propagande comparant la situation en Catalogne à l’Ukraine en guerre ou encore aux conflits des Balkans. Cette véritable machine de propagande au service d’une projet de discrimination raciale recrute massivement dans les quartiers les plus populaires et les moins aisés.
Quant à moi, l’entretien que je sollicitais avec un responsable de cette organisation de l’ombre et sombre je ne l’ai jamais obtenu. Démasqué que j’ai été. Ces gens qui propagent mensonges et qui travestissent la réalité ne supportent pas la contrariété.

 

François Meylan, 3 mai 2018, Barcelona

16/05/2018

Catalogne : visite chez les « indépendantistes ! »

6EFAA837-B109-4DC8-BBC8-48D615427F0E.jpegBarcelone, le 2 mai 2018, visite au stand indépendantiste de la Plaça de Catalunya. C’est cette superbe place en amont de La Rambla. Quand j’y suis allé, quatre quidams tiennent ce qui ressemble à un point d’information. 

Mon attention est, en premier lieu, attirée par la présence du drapeau suisse et je m’adresse aussitôt au personnel du stand :
- Bonjour, pourquoi le drapeau suisse ? Je suis moi-même suisse.
Mes interlocuteurs sont très vite embarrassés. Finalement, le plus loquace se lance et me dit que c’est parce la Suisse protège Anna Gabriel et Marta Rovira (indépendantistes anarchistes et anti-système). Il ajoute que c’est aussi parce que notre pays reconnaît le référendum.
- Et vous voulez être indépendants. Mais pourquoi faire ?
C’est toujours le même qui enchaîne : « On veut une république. »
- Vos flyers m’ont l’air intéressants. Mais pourquoi je peine à trouver une traduction allemande ni même anglaise alors que vous mettez en évidence celui traduit en russe ?
... silence ... personne ne semble pouvoir me répondre.
- Et vous avez sur votre stand aussi les tracts des Comités de Défense de la République (CDR). Ce ne sont pas ces gens vêtus en foncé et cagoulés qui en plus de casser des vitrines et de tagger les édifices publics, passent aussi à baston ceux qui ne pensent pas comme eux ?
... silence très mais très embarrassé pour finalement me répondre qu’ils ne savent pas d’où viennent ces flyers.
Je les remercie alors pour le temps consenti à répondre au touriste suisse que je suis. Cela se voit que ce ne sont pas les « lumières » qui sont de faction sur ce stand et on imagine aisément que les « architectes » agissent dans les coulisses des médias, des institutions, des lobbys et à l’étranger. Les personnes rencontrées qui ont compris que je comprenais à la fois l’espagnol et le catalan sont tout-de-même bien naïves d’arborer le drapeau à l’étoile qui n’est pas celui de la Catalogne historique mais celui de la révolution. De surcroît, d’imaginer que dans une dictature on les laisserait exposer ainsi sur la voie publique.

François Meylan, Barcelone

19/03/2018

Manifestation du 18 mars 2018 à Barcelone contre les indépendantistes !

2D45AE50-70E4-4455-8082-3A058C79D9DE.jpegCette manifestation a eu lieu aujourd’hui dimanche 18 mars 2018. Comme pour celle du 4 mars dernier, nos médias n’en parleront pas ! Pourquoi ?

1) Il est question de la majorité catalane qui n’est pas indépendantiste et qui pèse selon les derniers sondages (février 2018) 60 % du corp électoral contre 52 % lors des législatives du 21 décembre 2017;

2) Cela se passe à Barcelone. Mince alors, nos médias occultent volontairement ou par inculture que comme sa voisine Tarragone la capitale catalane ne vote pas Indépendantiste. Pourtant, on s’applique à nous décrire un « match » Barcelone - Madrid;

3) L’autre ennui pour nos médias et leur culture binaire et réductrice voulant toujours opposer un camp clairement défini (celui prétendument du bien) contre l’autre (celui prétendument du mal). Et ils ont récemment consacré de pleines pages aux leaders de l’un des camps, au détriment de l’autre. En pensant, à tort, que le camp élu était représentatif de la majorité et du BIEN. Par ailleurs, deux des individus protagonistes se trouvent aujourd’hui invités à Genève;

4) L’autre biais constaté est celui d’un double fantasme. Comme si, sclérosés dans nos soucis de gosses de riches, nous devions attiser de nouveaux conflits pour gagner de nouvelles sources d’excitations. Le premier fantasme est que Carl Puigdemont et Anna Gabriel sont des révolutionnaires des temps modernes luttant contre un méchant oppresseur monarchiste et fasciste. Cependant, il est sain d’en douter. C’est bien la population catalane que leurs formations politiques respectives ont réussi à diviser ces trente dernières années, par le biais de la victimisation et de la stigmatisation. C’est un problème Catalans vs Catalans. Madrid n’étant que le siège d’un parlement réunissant et représentant les dix-sept autonomies espagnoles. La Catalogne en étant une et indivisible. Le second fantasme est d’alimenter la thèse partagée par le financier et spéculateur George Soros que l’Europe des régions dites républicaines est la solution contre l’oppresseur technocrate centralisateur que serait Bruxelles. Là, une fois encore, dans les faits, il n’en est rien.

50AB16CC-623C-4FF7-9454-387D72488BF7.jpegFinalement, que vont faire nos médias ? Rééquilibrer leur traitement de l’actualité ? Revenir dans l’esprit de la charte de Munich - pierre angulaire du journalisme - encourageant la recherche de la vérité ? Ou poursuivre dans le déni des faits comme c’est encore le cas avec l’élection de Donald Trump en novembre 2016. À force de constructions mentales, trouver mille et une circonstances pour éviter de reconnaître qu’on s’est trompé. Il est notoire, la capacité de remise en question est une force. L’auront-ils ?
Fantasme, quand tu nous tiens...