20/02/2018

La crise catalane présente une grande fragilité pour les marchés financiers.

64D02DA4-760F-49AD-A1AF-EBEB815213AD.jpeg*Évoquée comme surréaliste, par une banque zurichoise, encore ce début d’année, la crise catalane semble avoir atteint un point de non retour. C’est du moins l’avis de l’eurodéputé luxembourgeois Frank Engel que je viens de rencontrer, avec quelques-uns de ses collègues, à Bruxelles, au sein du Parlement européen. Pour lui, le premier ministre espagnol Mariano Rajoy a singulièrement manqué de créativité.

POSITIONS CRISPÉES
Les positions sont crispées. Il y a, aujourd’hui, dans cette autonomie – l’Espagne en compte dix-sept – deux camps: Le premier est celui de l’indépendance. Le second est unioniste. Toutefois, Frank Angel, pour qui l’État nation n’est pas fait pour l’éternité, estime que les séparatistes devraient aussi mettre de l’eau dans leur vin. Leur catalanité est pesante. Elle devient un problème objectif. Elle est synonyme d’isolement et de fermeture. Alors que cinquante-cinq pour cent de la population catalane a l’espagnol comme langue maternelle, les séparatistes exercent toutes sortes de pressions pour empêcher l’enseignement de l’espagnol dans région. Ils réécrivent l’histoire. Ils se plaignent d’oppressions. Ils cultivent le sentiment de victimisation. Ils font miroiter le rêve de plus de prospérité en cas d’indépendance. Ils scandent, comme à l’époque, Mme Tatcher: «L’argent que nous produisons ici il est pour nous!»

DC3A7242-C9BB-4371-9B32-5E98780258D4.jpegDÉLOCALISATION
Pourtant, les grandes entreprises catalanes délocalisent leur siège, les unes après les autres. L’instabilité juridique n’est pas propice aux affaires. L’autonomie s’appauvrit. À cela s’ajoutent les combines. Une quantité importante des deniers publics ont été détournés. Notamment, pour financer la TV3, principale chaîne de télévision de l’autonomie. Aussi, pour produire des spots vidéo de propagande. Sentiment partagé par l’eurodéputé belge Gérard Deprez qui déplore: «On bâtit l’Europe pour dépasser les nationalismes et vous les réalimentez à la racine.» Son collègue français Thierry Cornillet, est catégorique: «Ni la France ni l’Union européenne ne sauraient engager une quelconque discussion avec le gouvernement régional de Catalogne. Nous resterons au niveau de l’État nation. Nous assistons à une crise intestine à l’Espagne qui ne doit être réglée que par cette dernière.» Si il y a bien un domaine dans lequel l’Union européenne n’entend pas même mettre un petit doigt c’est celui des affaires politiques internes de ses membres. Pour sa part, Enrique Calvet Chambon, eurodéputé espagnol et catalan, la situation ne peut se normaliser qu’une fois l’État de droit rétabli. La justice doit passer par là. Le cadre légal doit être restauré et respecté.

4FB0726E-0591-48C3-BF7C-AF709F8693FD.jpegRISQUE DE CONTAGION
Rappelons que nous avons eu affaire à une tentative de sédition. Le risque de contagion angoisse. «L’UE c’est déjà petit en rapport avec ce qui se prépare dans le monde. On ne va pas encore se diviser.» Renchérit Gérard Deprez. Pire encore, des échos de part et d’autres avancent qu’après le Brexit du 23 juin 2016 qui marqua le début de la procédure de divorce entre la Grande- Bretagne et UE, c’est la construction européenne qui serait à nouveau testée. Autant dire qu’un enlisement au milieu de l’Europe aurait un impact autrement plus prolongé pour les marchés financiers que ne l’a eu le Brexit. Il ne serait pas seulement question de la sortie d’un membre faisant passer le nombre de partenaires de 28 à 27 mais d’une profonde déstabilisation au sein même de l’institution. L’élu européen Jean-Marie Cavada est lui aussi inquiet: «Il semble que des indépendantistes n’aient pas refusé l’aide de puissances étrangères, sous des formes diverses (…), certains avancent même un coup de main financier reçu de pays qui n’ont pas intérêt à l’homogénéité de l’UE: tout cela reste maintenant à prouver et si c’était le cas, il faudrait porter ces informations sur la place publique.»

Cela ne manque pas de renvoyer à la lecture de «Global trends: Paradox of Progress». Le rapport du Conseil national du renseignement américain remis à Donald Trump, lors de son entrée en fonctions. Ce document prospectif décline trois scénarios possibles, pour les vingt prochaines années:

Un monde en proie au protectionnisme et à l’isolationnisme;
Un monde dominé par quelques grandes sphères d’influence et blocs régionaux;
Un monde dans lequel les États nations auront moins de pouvoir contrairement aux multinationales, à la société civile, aux dogmes religieux, etc.
A ce titre, Bruxelles vient de voter les budgets, certes modestes, pour contrer les tentatives de déstabilisation. Qu’elles viennent de l’Est comme de partout ailleurs.

*Publié dans le média en ligne allnews, le 20 février 2018

08/01/2018

Mes réponses sur la crise catalane...

1A9369D0-7CC3-4772-BD5D-970770478097.jpegCette nouvelle année sera géopolitique ou elle ne sera pas. 2018 vient de débuter, que des questions cruciales en lien avec l’Iran, la Corée du Nord, Israël ou encore la Catalogne sont déjà au centre de l’actualité. C’est sur cette perle culturelle et géographique qu’est l’autonomie catalane qu’il me tient à cœur de revenir et d’apporter quelques vérités. Ce sont mes vérités et chacun on fera ce qu’il voudra. Premièrement, il est faux et archi faux de réduire la situation à un face à face « Barcelone - Madrid. » Cela se passe certes avec le foot mais très rarement en politique espagnole. Il n’y a que dans nos pénates confortables et bien chauffées que l’on peut s’adonner à pareil fantasme. Les suffrages exprimés à Barcelone le 21 décembre dernier l’ont confirmé, une fois de plus. La cité de Gaudi n’est pas indépendantiste. Tout comme la seconde ville de la région qui est Tarragone. Et Madrid représente les intérêts des 17 communautés autonomes espagnoles - y compris ceux de la Catalogne - et non pas seulement ceux de Madrid. À la question que fait l’Union européenne face à cette grave crise, je réponds, sans hésiter, elle fait juste. C’est un problème « Catalans vs Catalans » et elle soutient, à l’unanimité, l’Espagne qui doit le résoudre non au détriment de la Catalogne et encore moins de Barcelone mais contre des séparatistes qui ont violé allègrement leur Constitution en organisant unilatéralement et illégalement un référendum d’autodétermination. En proclamant avec les mêmes méthodes l’indépendance de la communauté autonome de Catalogne. Précisons, qu’aucun des 28 membres de l’Union européenne ne prévoit ni ne tolèrerait que les dirigeants de l’une de ses régions se comportent ainsi. C’est de la déloyauté et c’est faire acte de sédition. Sans compter le détournement des fonds publics à mauvais dessein. Revenons au « théâtre de rue » du 1er octobre 2017 qu’on a voulu nous vendre pour un référendum. On y a vu des urnes apportées sur site déjà remplies et des journalistes s’y sont filmés à pouvoir voter plusieurs fois. Qu’en est-il de la stratégie séparatiste ? C’est clairement, depuis plus de trente ans, de réveiller les blessures du passé et de se jouer à outrance de la victimisation. Pour reprendre les propos du philosophe français Alain Finkielkraut : « Chacun est responsable du devoir de mémoire mais nul ne peut se victimiser ni s’identifier à des souffrances qu’il n’a lui-même pas endurées. » Quel est le programme politique des séparatistes ? Le bas blesse. Personne n’arrive à nous l’expliquer. Le camps séparatiste ou indépendantiste - il est délicat de parler de revendication d’indépendance pour une région qui a autant de prérogatives qu’un canton suisse - comprend principalement trois partis politiques allant de la bourgeoisie pro européenne, soucieuse de conserver ses privilèges autant que de soutenir le clientélisme - typiquement le cas de Puigdemont - à la gauche de la gauche anti-système qui entend rejeter, par le truchement de 259BA111-EC19-4D11-A2B3-B1B664362BFA.jpegl’indépendance, le capitalisme, la mondialisation comme toutes les institutions supranationales. Quel avenir offrirait une telle alliance contre nature entre l’eau et le feu ? C’est à craindre. Quant est-il des élections légales du 21 décembre 2017 ? Les partis séparatistes ont obtenus, avec un système électoral régional favorisant l’arrière pays, une faible majorité en terme de sièges avec 47,53 % des suffrages exprimés alors que 52,47 % des électrices et électeurs ont plébiscité des partis politiques opposés à l’indépendance. À relever que c’est le jeune parti Ciudadanos, crée en 2006, que l’on retrouve aussi ailleurs en Espagne qui est sorti en tête. Il est clairement anti-indépendantiste. Quant-est-il de l’oppression en Catalogne ? Il faut être sacrément allumé pour évoquer une quelconque oppression aujourd’hui dans l’un des pays les plus libertaires de l’Union européenne. Plus grave, cela en devient odieux pour la mémoire de celles et de ceux qui ont vraiment vécu les geôles, la torture et les autres exactions du régime de la dictature franquiste. C’est révoltant et c’est piétiner les véritables souffrances passées que des individus aux soucis de gosses de riches osent parler d’oppression aujourd’hui en Catalogne. Qu’en-est-il du bilan des anciens leaders indépendantistes ? Ils ont fait fuir les principales grandes entreprises de la région. Ils ont fragilisé le tourisme. Ils ont attisé la haine. Ils ont encouragé le racisme et la stigmatisation à l’encontre de tous ceux qui ne pensent pas comme eux
: « Si tu n’es pas indépendantiste, tu es fasciste ! » Ils ont eu pour seule politique l’antagonisme avec le reste de l’Espagne : « L’Espagne nous vole ! » Ils ont, entre autres agissements, fait démissionner, en juillet 2017, Albert Batlle, chef de la police de Catalogne - Mossos d’Esquadra, parce qu’il désapprouvait leurs violations répétées de l’ordre institutionnel. Au point que les principaux syndicats de police catalans ont exprimé leurs inquiétudes et ont rappelé que la police devait être la police de tous les Catalans et non seulement des séparatistes. Bref, on pourrait en écrire encore des pages et des pages à charge de quelques leaders séparatistes / indépendantistes - à ce stade, c’est du pareil au même. Toutefois, ce qui a de quoi inquiéter c’est quand sous nos propres latitudes certains se mettent à rêver d’une Catalogne indépendante comme par caprice ou par ennui. On est trop confortable. Il faut croire qu’il ne se passe pas suffisamment d’agitations et de troubles en Europe. Et pour d’autres encore, de citer Denis de Rougemont ou encore de comparer avec la création du Canton du Jura. Alors devrions-nous nous rappeler qu’en Catalogne il y a aujourd’hui une population qui devient viscéralement divisée. Plus de sept millions de gens qui se livreront peut-être demain une guerre civile avec toutes ses horreurs. Et qu’à aucun moment le philosophe, professeur et grand penseur du fédéralisme européen Denis de Rougemont n’a encouragé l’antagonisme violent. Le citer sur la crise catalane actuelle c’est dévoyer son héritage. Quand le premier coup de feu aura été tiré entre deux membres d’une même famille, il sera trop tard. Les théories sur l’homme nouveau de Jean-Jacques Rousseau ont été ainsi utilisées à mauvais escient lors du régime de la terreur de Robespierre ou encore sous le joug nazi. Bon dieu, cela fait quarante ans que la dictature est morte en Espagne. Il faut redescendre sur terre. Pour ce qui est de la comparaison avec la création du Canton du Jura, il est utile de rappeler que les frontières de la Suisse n’étaient pas remises en cause. C’est donc incomparable. Ensuite, que la population du Canton de Berne a été appelée aux urnes avant que l’autodétermination jurassienne ne soit rendue possible. Eh oui des règles censées assurer la cohésion et le bien commun existent et tout le monde est gagnant à ce qu’elles soient respectées. Que cela plaise ou non à quelques apprentis sorciers, la patrie de Joan Miró n’est pas indépendantiste et elle demeure aujourd’hui encore attachée à la richesse de la double culture. Elle aspire à demeurer en paix. Elle partage nos mêmes préoccupations : avoir un job et vivre ! En aucun cas, elle ne souhaite devenir un laboratoire de la division !

29/10/2017

Pourquoi George Soros finance-t-il les séparatistes catalans ?

IMG_5231.JPGIl n'y a pas une vérité mais des vérités. À l'heure de rétablir les faits, toutes les pistes méritent d'être explorées. En premier lieu et on ne le répétera jamais assez : ce n'est pas l'Espagne qui est divisée mais bien l'Autonomie catalane qui est déchirée. Parce que la Catalogne ne saurait déclarer unilatéralement l'indépendance sans aucune base légale lui permettant de le faire. Encore moins avec une population qui pour sa majorité est prise en otage. Elle n'a aucune intention de se séparer des autres autonomies espagnoles. Pourquoi je parle des autres autonomies ? Parce que l'Espagne ce n'est pas Madrid, ni un pouvoir centralisé mais un tout. Une fois de plus, nous constatons polarisation médiatique qui est tronquée sur un pseudo conflit entre Catalogne et Madrid. C'est un regrettable raccourci. Dans les faits, nous avons affaire à une minorité d'individus qui aboient particulièrement fort. Tantôt, ils sont manipulateurs tantôt ils sont manipulés. Corrompus comme corrupteurs, ils ont fait le choix de se placer dans l'illégalité. Forcer la main à tous les peuples d'Espagne. Surtout à la majorité catalane qui n'a comme préoccupation première d'avoir un travail, une existence sociale, dans la paix et à l'abri de toute manipulation politique. Avec pour socle cette précieuse richesse qu'est la double culture espagnole et catalane. Aux questions pourquoi les non séparatistes n'ont pas participé au référendum illégal et pourquoi les élus ont quitté l'hémicycle pour ne pas voter sur l'indépendance vendredi 27 octobre ? La réponse est évidente. Pour ne pas légitimer toute cette mascarade ces simulacres de démocratie destinés principalement aux médias étrangers. Ceux qui soutiennent les séparatistes affirment que la riche Catalogne est opprimée par l’Espagne. Depuis quand les riches sont-ils opprimés par les pauvres ? Ce préambule pour mettre en lumière deux dimensions à approfondir. La première est quels sont les liens entre les attentats terroristes du jeudi 17 août dernier à Barcelone et à Cambrils - attribués à l'État islamique (EI) - et le chaos actuel ? Il appert les points suivants : il est aujourd'hui difficilement compréhensible que la police catalane n'ait pas pu empêcher la tragédie tant les bévues et le niveau d'amateurisme des malfaiteurs apparaissent aujourd'hui flagrants, dixit le criminologue de renom Xavier Rauffer. J'y reviendrai dans un article ultérieur. Sur le plan de la communication des séparatistes, les retombées de ces attentats "islamistes" sont fructueux : "Nous Catalans victimes collatérales de la politique étrangère désastreuse de Madrid, l'oppresseur de toujours, nous nous sommes débrouillés seuls face à l'adversité." D'autres extrapoleront même que les islamistes, favorisés par les indépendantistes catalans, voient dans la décomposition de l'Espagne le fantasme du rétablissement de Al-Andalus. Les islamistes existent bel et bien. Ils colportent le wahhabisme. Ils en vivent pécuniairement très bien. Ce qui permet de faire le lien avec la seconde dimension. C'est celle révélée en août 2016 par le réputé et internationalement connu quotidien catalan "La Vanguardia" : le spéculateur et milliardaire George Soros a financé des manifestations anti-eurosceptiques et anti-xénophobie à Barcelone, depuis 2014. Plus intrigant, il est finance également des mouvements indépendantistes de Catalogne. Cela en devient ironique d'entendre les "independentistas" anti-racistes catalans alors qu'ils le sont jusqu'à l'os justifier leur séparation d'avec l'Espagne avec l'argument qu'ils constituent une "ethnie" distincte au regard du soutien de leur mécène pour l'immigration massive et le multiculturalisme. C'est avec sa fondation "Open Society" que George Soros a soutenu la dernière vague migratoire en direction de l'Europe, notamment vers l'Allemagne. Selon des documents internes au "La Vanguardia", il a par le biais de ses ONG versé :
- 27 049 dollars au Consell de Diplomàcia Pública de Catalunya (Conseil de diplomatie publique de Catalogne) ; organisme créé par la Généralité de Catalogne avec divers partenaires privés ;
- 24 973 dollars au Centre d’Informació i Documentació Internacionals a Barcelona (CIDOB — Centre d’information et de documentation internationale de Barcelone), un think tank indépendantiste. Le CIDOB joue le rôle de pré-ministère des Affaires étrangères pour la Généralité de Catalogne. Ces montants demeurent modestes pour Soros et sa force de frappe de 25 milliards de dollars. On est libre de penser qu'il y a d'autres versements non documentés par le quotidien catalan. Ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Le financier âgé de 87 ans qui aime se présenter comme un chef d'État sans État, habitué du WEF de Davos, voit dans une Catalogne en proie au chaos mais indépendante l'opportunité d'y établir enfin son ministère. Il n'en est pas à son premier coup. On retrouve l'ombre du spéculateur en Serbie (2000) avec Groupe Résistance (OTPOR) et la chute de Slobodan Milosevic; en Géorgie (2003) et la Révolution des roses dirigée par le groupe Kmara (Assez !) ; en Ukraine (2004) et la Révolution orange avec l’intervention de « L’International Renaissance Fondation » (IRF); au Kirghizistan (2005) avec l’ombre de la « Coalition pour la démocratie et la société civile » (CDCS); la crise migratoire vers l’Europe, les émeutes fomentées par sa filiale « MoveOn » contre l’investiture de Donald Trump.
Avec la Catalogne, il nourrit aussi d'autres aspirations. À savoir la fragilisation de l'Union européenne (UE) - zone potentielle de marchés nouveaux et spéculations à condition qu'il y ait le moins d'État possible - par le biais de la déstabilisation de l'Espagne. Le déclenchement d'un krach boursier qu'il attend depuis l'investiture de Trump pour laquelle il a perdu un milliard de dollars à spéculer contre. Soros fait principalement ses fortunes sur les débâcles financières. C'est un vautour. Quand celles-ci se font attendre il aide à les provoquer. Il ne s'en cache pas. Il ne s’embarrasse pas de considérations morales non plus. Faire de l’argent en spéculant – pour lui, on spécule toujours contre quelqu’un – est un jeu. La vie est un jeu. Pour jouer, il exploite les failles du système. Si ce n’est pas lui qui le fait, un autre le fera. Barcelone et Madrid ont creusé une brèche béante, les années durant. Il est temps de l'exploiter. À présent que les marchés boursiers sont au plus haut faisons-les s'écrouler et empochons nos paris à la baisse. Voilà comment lui est ses acolytes raisonnent. Tête de réseau, il prend plaisir dans les coulisses du pouvoir mondialiste et néolibéral en déployant sa capacité de nuisance. Par ailleurs, il poursuit son "œuvre" inspirée par son Maître à penser le philosophe autrichien Karl Raimund Popper : "Comme il est impossible de prédire le cours de l'histoire, il faut progresser petit à petit par essai voire par erreur, d'où une conception fragmentaire des sciences sociales dans laquelle rien n'est joué d'avance. Au lieu de prévoir un plan d'ensemble pour réorganiser la société, il s'agit, au contraire, de procéder par petites touches, afin de pouvoir comprendre l'effet de telle ou telle mesure, et d'en corriger les inévitables conséquences inattendues."
Pour résumer, comment - en se prenant pour Dieu - bafouer allègrement sur l'autel d'un néolibéralisme sauvage, prédateur sans foi et ni loi le concept de l'État-nation et se jouer des peuples. Il n'est pas seul dans ce cas. La crise catalane n'est qu'une étape et une expérience de plus pour lui et ses comparses. Nous voilà prévenus !